java  

RE: SOAP, oui mais...

sébastien Layer
Fri, 29 Nov 2002 00:58:56 -0800

ton discours me parait cohérent...


-----Message d'origine-----
De : Herve AGNOUX [mailto:[EMAIL PROTECTED]]
Envoyé : mercredi 27 novembre 2002 23:00
À : [EMAIL PROTECTED]
Objet : SOAP, oui mais...


Bonjour,

Comme j'en ai parlé à l'occasion de ma question "Client / Serveur, ou en
sommes nous ? ", je vais essayer de faire une synthèse des réponses, de
façon
à la publier sur http://xmlfr.org, site où je déploie une petite activté de
rédacteur.

Merci de lire ce texte, et de me dire ce que vous en pensez (à commencer par
le titre) ! Dans la version finale je m'astreindrai à mettre des URL et tout
le décorum.

==>

Les abonnés de la liste [EMAIL PROTECTED] ont recemment fait le point sur les
techniques de communication entre applications sur un réseau,
particulièrement dans un cadre client / serveur.

Il est remarquable, dans un milieu globalement acquis au développement Java,
de constater que les solutions uniquement basées sur cette plate-forme
(comme
RMI) ont globalement été rejetées.

Personne ne semble réellement contester la valeur de Corba comme base
technologique pour les applications réparties. Que ce soit au niveau de
l'interopérabilité, de la portabilité, de la fiabilité, de l'ensemble des
services disponibles (tolérance aux pannes, persistance...), Corba semble
être une valeur sûre, et même LA valeur sûre.

Corba est néanmoins contesté pour des raisons externes à une approche
strictement technique. Sa faible implantation aux Etats-Unis, par exemple,
est un problème. Et son abord un peu ardu laisse le champ ouvert à des
technologies plus récentes, à défaut d'être réellement novatrices, comme
SOAP.

SOAP a pour elle un avantage de taille : de nombreux clients la réclame.
Cela
suffit à ce que la communauté des développeurs Java se penche dessus avec
sérieux. Mais les budgets qui la poussent en avant masquent, comme souvent,
une véritable réflexion à son endroit.

D'abord, si l'on compare de façon plus fine les technologies SOAP et Corba,
on
s'aperçoit que ce qui est simple avec SOAP l'est aussi avec Corba, et que ce
qui est compliqué avec SOAP l'est aussi avec Corba : il n'y a aucun miracle,
ni même aucun apport technologique. Et cela est vrai aussi bien au niveau de
l'apprentissage que de la mise en oeuvre de ces technologies.

Ensuite, il apparait que l'interoperabilité affirmée de SOAP est pour
l'instant peu convaincante. Elle est basée sur une formalisation XML de
types
simples, qui revient à les convertir en chaînes de caractères calibrées. Or,
toute application sérieuse manipule des données que l'on pourrait qualifier
de compliquées, pour lesquelles un simple mapping vers des chaînes de
caractères ne suffit pas à garantir le passage fidèle d'un environnement
informatique à un autre.

Heureusement, il arrive sur le marché des outils fiables et puissants pour
soutenir un développement SOAP. Dans le monde Java, le plus abouti semble
être pour l'instant GLUE, évalué aussi performant que les solutions .net.

Avec ces outils, pour des applications client / serveur simple sur le web,
SOAP est une excellente alternative.

Une troisième voie est utilisée avec réussite, basée sur la souplesse propre
au XML. Il existe en effet de nombreuses solutions quant au mapping des
objets logiciels vers leur représentation XML. Et comme les outils de
lecture
/ ecriture des flots XML sont de plus en plus performants, malgré leur coté
verbeux, on gagne en performance ce que l'on peut perdre en
interopérabilité.
De toutes façons, il reste à prouver que SOAP apporte une interopérabilité
supérieure à n'importe quel document XML.

Ainsi, le débat reste très ouvert. Parmi toutes les voies possibles, il est
clair que les budgets ont choisi SOAP. Mais quel sera le verdict de la
réalité ?...


<==

Voilà ! Des commentaires, des précisions, des oublis ?


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