[EMAIL PROTECTED]
Wed, 27 Feb 2008 00:14:52 -0800
Labsence dun changement de cap, le pire est probablement devant nous. Si la volonté de changement maintes fois exprimée par le président de la république est sans nul doute sincère et reflète bien son ambition pour le pays, force est de constater que le rêve, lenthousiasme et lespoir, des mauritaniens aussi bien à lintérieur du pays que de la diaspora à travers le monde, suscités par laprès élection, senvolent, sessoufflent en laissant peu à peu place à lamertume et au découragement. Est-il besoin de rappeler quil est périlleux de faire « du neuf avec du vieux », de sengager pour le changement vers le progrès avec les conservateurs du système, de vouloir sappuyer sur des décennies dexpériences dévastatrices pour mettre débout un pays victime dun délabrement avancé. Il apparaît aussi évident que tant que la direction des affaires du pays restera dominé par ceux qui nont et nauront aucun intérêt au changement, cette volonté demeurera un vain mot et ne pourra jamais sexprimer concrètement sur le terrain. Les engagements pris pendant la campagne électorale en particulier au cours du débat télévisé du deuxième tour de lélection présidentielle, la déclaration dinvestiture du président de la république et sa déclaration sur son intention dassocier tous les acteurs de la vie nationale favorable au changement avaient laissé espérer que plus rien ne sera comme avant et que désormais les mauritaniens pourront aspirer à un avenir meilleur. Cette espérance était dautant plus fondée que le pays faisait face à de multiples difficultés économiques et sociales, son unité nationale fragilisée et le président de la république mesurait bien lampleur des dégâts et les attentes des mauritaniens. Mais depuis, et dans un intervalle de trois à neuf mois, beaucoup de événements dramatiques sont passés par là, entre autres, les graves soulèvements de la population, loffensive des narco trafiquants, les attaques terroristes et le danger potentiel que ces mouvances font peser sur le pays. Dire que le constat est aujourdhui inquiétant est un euphémisme : en dehors des mesures politiques certes importantes sur la criminalisation de lesclave dont les mesures daccompagnement font encore défaut, le retour des déportés et les voeux maintes fois exprimés du chef de lEtat et sa volonté daller de lavant pour la consolidation de lunité nationale et de lutter contre la pauvreté, les mauritaniens ne voient rien venir à lhorizon, pire létat de la situation socio-économique du pays se détériore de façon continue, les conditions de vie de la population se dégradent, linsécurité est devenue le lot quotidien des citoyens, le mécontentement se généralise, linquiétude est grandissante et limage du pays reçoit quasi-régulièrement les coups de plus en plus rudes et pour couronner le tout par un climat politique confus, en un mot un pays déprimé et un peuple qui a faim! Pour éradiquer ce malaise généralisé, ce désarroi national et ce désastre qui hante le pays, le président de la république doit mettre fin à ce surplace qui ne fait que durer, cet enlisement qui prend de lampleur et un pouvoir public qui ne semble pas encore prendre toute la mesure du danger et se mure derrière des explications générales contre productives. Donc une sorte dimpuissance sans issue possible et dincapacité pour faire face aux difficultés quotidiennes des populations de plus en plus désemparées. Et il est illusoire de sattendre à une lueur despoir sans un changement de cap dans une conjoncture internationale qui ne pousse guère à loptimisme et de plus en plus difficile, où même les pays les mieux lotis et bien outillés pour faire face à la détérioration de la situation économique mondiale sont inquiets. En portant Sidi Ould Cheikh Abdallahi au pouvoir, les mauritaniens espéraient quil allait opérer une rupture rapide avec ceux qui ont mis le pays en faillite, ceux qui ont contribué à halluciner et à aveugler le dictateur en le confortant dans ses folles certitudes. Ils sont déjà à uvre dans le nouveau parti, pour sen convaincre, pour ceux qui en doutaient encore, il suffit de voir les tiraillements au sein dans même parti entre groupuscules que rien nuni en dehors du partage du gâteau, et déjà chacun réclame sa part. Ils nont que faire du programme Sidi Ould Cheikh Abdallah, ce qui les intéresse cest la comptabilité des hautes fonctions quils occupent ou quils devraient occuper et quils chercheraient à occuper cest cela le thème de rencontre et les débats tournent autour de cela. Quel dommage pour la Mauritanie ! Le programme de Sidi Ould Cheikh Abdallah ne pourrait pas être appliqué, on sen doute bien, par ceux quil est censé combattre. Le président de la république doit se rendre à lévidence, quil na plus beaucoup de temps ni de choix aujourdhui, car le pays va mal et même très mal et exige de lui un changement de cap, une rupture nette avec la gestion de la continuité dévastatrice. Le pays a besoin dun nouveau départ, dun signal fort, des hommes et des femmes qui permettront de recréer lespoir, avec les compétences requises, qui seront à la hauteur des attentes du pays, qui nauront dautres objectifs que de sortir le pays dans cette situation peu enviable. Maréga Baba/France
---------------------- ALICE C'EST ENCORE MIEUX AVEC LA MUSIQUE ! -------------------- Découvrez vite l'offre exclusive ALICE BOX avec ALICE MUSIC, le téléchargement légal et illimité de plus de 300 000 titres ! En cliquant ici http://alicemusic.aliceadsl.fr Offre soumise à conditions [Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul ont été supprimées]
_______________________________________________ M-net mailing list M-net@mauritanie-net.com http://mauritanie-net.com/mailman/listinfo/m-net_mauritanie-net.com