oui, mais en m�me temps, �a risque d'�tre difficile et p�nible pour nous si nous prenons un peu trop comme "mod�le" les classes de Bernard et de quelques autres. "Mod�le" dans le sens de truc fig� � imiter, � reproduire plus ou moins � l'identique. Il nous faudra pour �a beaucoup de forces: celles de pousser les murs pour avoir plus de place, celle d'arreter le temps pour en avoir davantage, celle de trouver plein d'argent pour acheter plein de mat�riel, de pouvoir programmer les enfants pour qu'ils puissent s'en servir tout de suite, dans l'�tat de notre "reflexion", etc. Tout �a me semble au dessus de nos forces et de celles des enafnts, non? :))

T'as donc sans doute raison Philippe de te viser toi-m�me. (Je vais d'ailleurs essayer d'en faire autant!) Ca, c'est sans doute dans nos cordes pour commencer. (Comme disais ce bon Janusz Korczak : "Sois toi m�me. Cherche ta propre voie. Apprends � te conna�tre avant te pr�tendre conna�tre tes enfants. Mesure les limites de tes capacit�s avant de fixer celles des droits et des devoirs des enfants. Parmi tous ceux que tu pourrais avoir � comprendre, �lever, instruire, tu viens en premier. C'est par toi qu'il faut commencer." ) Cela dit, je ne doute pas que nous devrions arriver � trouver quelques chemins communs vers la transformation, petit � petit (mises en places d'ateliers, de r�unions...)

Et y'a sans doute que par la pratique quon pourra vraiment se rassurer. Et en admettant que la reconnaissance des enfants, des parents, du personnel de service, des �lus, etc.  est la clef du changement, encore faut il que nous aussi soyons reconnus par ceux l� comme professionnels. Et au d�but (mais tu n'en est plus au tout d�but toi, Philippe ! )peut �tre que �a demande d'y aller en douceur, de conforter UN PEU tout le monde dans leurs attentes, m�me si ce n'est pas trop les n�tres, du moment qu'on peut aussi faire bouger les choses de l'autre cot� de ces attentes l�. L'inutile pourrait tr�s bien d�gager au fur et � mesure ! Je crois que ce qu'il faut � tout prix �viter, c'est de braquer , de se mettre du monde � dos au risque de vraiment perdre du temps l�... Apr�s tant qu'une certaine qualit� de communication est de mise et que cela permet � ceux qui ne comprennent pas trop, qui doutent, qui critiquent, qui ont un peu peur (bref, tous ceux qui ne nous rassurent pas ! ) de le dire, d'�tre �cout� et entendu, d'�tre associ� (...rassur�s !)  y'a pas trop de raison que �a avance pas...  Ca pourrait nous rassurer de sentir que "�a avance". Et dire que tu dis toi m�me que "�a commence � venir" !!!  veinard va...

Mais j'ai l'impression que de permettre �a, �a demande d'�tre pr�t � entendre des choses, � l�cher la ma�trise � tout prix, � accepter de ne pas savoir exactement ce qui va se passer et que se sera peut �tre pas pire, � ne pas trop forcer les choses, � accepter la vie et les personnes comme elles se manifestent, y compris dans les contradictions, et d'apprendre quand m�me � faire confiance petit � petit � tout �a. A �tre disponible, quoi. Ca pourrait aussi �tre rassurant.. Mais "Se prendre la t�te pour se rassurer", �a me semble moins jouable, parce que dans un cas on est plus "branch�" sur les autres et dans l'autre, plus sur nous m�me, en circuit ferm�. Ce qu'il nous a manqu� dans notre formation, c'est sans doute des trucs de yoga, de m�ditation et de machins comme �a...  ;))) 
(je crois que c'est ma partie de badminton de ce soir avec le coll�gue de maternelle qui m'a inspir�,  plus que mes pr�parations pour demain qui n'ont pas encore commenc�es...pas tr�s rassurant tout �a...)




> Message du 20/10/04 21:07
> De : "Philippe Ruelen" <[EMAIL PROTECTED]>
> A : [EMAIL PROTECTED]
> Copie � :
> Objet : Re: [3type] Re: [3type] fatigu� ?
>
Exact. Ce n'est pas la peine de leur dire puisque j'ai d?j? pu constater que j'ai tout int?r?t ? en dire le moins possible.
 
Y a de grandes chances que ce soit effectivement le fait de quitter le bureau qui soit significatif. L'important, c'est qu'ils ne nous voient pas inactif/passif. Quitter le bureau mais aussi allez vers plut?t que attendre qu'ils viennent.
 
T u dis qu'il faut que je me prenne moins la t?te mais pour pouvoir assumer le fonctionnement de la classe quand m?me un peu sp?cial (Annick ne me contredira pas, et pourtant, elle est en plein dans les pratiques innovantes), j'ai besoin de me prendre la t?te. Un seul but : me rassurer !!!
 
Tu as fonctionn? ainsi Bernard pour ?viter du boulot : c'est toi qui le disais et tu t'en amuses bien d'ailleurs ? le dire. Comme t'as vu que ?a fonctionnait malgr? tout, tu t'es interrog?, t'as analys? pour affiner ensuite.
 
Nous, comme on t'a lu et qu'on n'a pas le souci du "trop de boulot", on est tomb? dans ce fonctionnement suite ? la r?flexion et non ? une pratique de longue date. Certes, y a nos quelques ann?es d'exp?riences, nos propres enfants mais bon, notre point de d?part n'est pas le m?me. Ton exp?rience/fonctionnement que t'as montr? nous sert voire m?me il nous guide ? sauter des ?tapes. Du coup, on va plus vite car notre r?flexion est en avance par rapport ? notre pratique. Mais forc?ment, on a besoin de se rassurer car on n'a pas les nombreux exemples qui montrent (parents, coll?gues et ? soi-m?me aussi) que ?a marche (mais ?a commence ? venir).
 
Philippe Ruelen
>
C.R.E.P.S.C. (Centres de Recherches des Petites Structures et de la Communication)

>  
 
 
 

> *********** REPLY SEPARATOR ***********
>
> On 20/10/2004 at 20:44 bernard. collot wrote:
----- Original Message -----
Sent: Wednesday, October 20, 2004 6:23 PM
Subject: Re: [3type] Re: [3type] fatigu? ?

>
T'as sans doute raison Annick, je vais le leur dire demain ? la r?u. "je serai moins ? mon bureau pour pouvoir aider beaucoup plus ceux qui travaillent" (je le note pour pas poublier)
Je ne pense pas que ce soit important de le dire puisqu'ils le vivront, mais ?a peut peut-?tre acc?l?rer la compr?hension et ?a ne pr?sente pas d'inconv?nient me semble-t-il.
Ce n'est pas certain : Tu le dis dans la phrase suivante, c'est toi que tu vises. Alors quelle id?e de les charger d'explications qui ne les concernent pas ?
En fait, c'est surtout mon ?tat psychologique que je vise ici. En m'int?ressant volontairement ? ceux qui sont en activit?, je ne serai pas nocif envers ceux qui n'y sont pas ; j'arr?terai ainsi actions, paroles culpabilisantes, reproches, regards n?gatifs - j'exag?re sans doute mais je ne suis quand m?me pas pr?t encore ? pouvoir accepter de me voir dans la classe -.
Ce qui est s?r, c'est qu'il faudrait que tu te prennes un peu moins la t?te bou diou ! La complexit?, d'accord c'est complexe et m?me tellement complexe que justement on ne peut pas l'appr?hender et c'est pour ?a qu'on l'appelle complexit? (c'est une mesure en physique et/ou math?matique qui tend vers l'infini quand on la transpose dans les sciences de la vie !). Mais ce qui la permet c'est ? l'inverse tout simple (le coup de pioche du jardinier). Bon on sait, apr?s coup si le coup de pioche a ?t? mis au bon endroit... et, peut-?tre, beaucoup plus tard mais pas s?r, pourquoi il fallait bien le mettre l?, le coup de pioche ! Tiens, pendant des dizaines d'ann?es les jardiiers bio savaient qu'il y avait tout int?r?t ? planter une ligne de carottes et une ligne de poireaux, ?a marchait pour les carottes et les poireaux. Et c'est relativement r?cemment que l'on sait pourquoi ils avaient raison ! (la mouche du poireau a horreur des carottes et la mouche de la carotte a horreur des poireaux !!)
Bon, alors si en quittant ton bureau il y a quelque chose qui marche, tu verras bien plus tard pourquoi !! Mais du coup ?a devient int?ressant cette histoire de bureau : toi tu crois que ?a vient de ceux que tu vises en quittant ton bureau... et c'est peut-?tre (PEUT-ETRE !!!) tout simplement parce que tu as quitt? ton bureau !!!! Tu regardes d'un c?t? (et tu te culpabilise bien vite !) mais c'est peut-?tre de l'autre c?t? que ?a se passe ! Et quand je pense que le bureau lui il va pas se culpabiliser !
Annick, tu parles, j'imagine de Adrien qui a d?barqu? en CM1 l'ann?e derni?re ? St Sorlin. On pourrait l'?voquer plus en d?tail, non ? faire le cas de Alien (pour utiliser un pr?nom imag? ;-)
 
 
Philippe Ruelen
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C.R.E.P.S.C. (Centres de Recherches des Petites Structures et de la Communication)

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> On 20/10/2004 at 07:57 Annick wrote:
J'avais remarqu? la m?me chose ! Je ne vais plus que vers ceux qui bossent !
Ph?nom?ne de jalousie ? Osmose ? Envie qu'on s'int?resse ? eux ?
N'emp?che que ?a marche... Mais pour que ?a marche il faut donner du temps et puis l'avoir dit ? un certain moment.
Depuis que je ne m'int?resse plus (mais vraiment plus)? mon "veux pas travailler du tout et de toute fa?on je suis plus dou? que toi sur ce sujet" et que les parents le savent (et lui aussi puisque nous en avons d?battu ensemble) et bien il se met ? travailler pour de vrai  !
 
 ----- Original Message -----
Sent: Tuesday, October 19, 2004 7:12 PM
Subject: [3type] fatigu? ?

>
Bah alors, on cause plus sur la liste ? ;-)
 
Fatigu? ? Les vacances approchent ......
 
En fait, plus les jours passent, mieux ?a va .... du moins en moyenne car aujourd'hui, j'ai piqu? une crise. Merde alors !
 
Apr?s r?flexion (la fameuse petite clope du temps de midi, tr?s propice ? la prise de recul), ,je me suis aper?u d'une erreur que je commettais : une erreur strat?gique.
J'avais tendance ? aller plut?t vers les enfants qui ne bossaient pas plut?t que vers ceux qui bossaient lorsque je quittais mon bureau ; du moins j'allais autant vers eux que vers ceux qui bossaient. C'est pas bon du tout ! J'ai rectifi? cette apr?s-midi et ai pu v?rifier que, lorsque l'on ne se soucie que des enfants qui bossent (en les aidant, en s'int?reessant ? ce qu'ils font), les autres ont tendance ? se mettre eux aussi en activit?.
 
Encore une facheuse habitude/repr?sentation du r?le de l'instit qu'il n'est pas facile d'?vacuer.
 
Philippe Ruelen
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C.R.E.P.S.C. (Centres de Recherches des Petites Structures et de la Communication)

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