Bonjour B�rang�re, bonjour � tous, Eneignant � l'�cole Balard avec des enfants de profil semblable, ce sont des situations que nous rencontrons bien �videmment. Je n'y porte toutefois pas un regard color� de regrets. Il ne me semble pas non plus que tout cela soit a-�ducatif bien que cela revet un caract�re fortement a-didactique (cf un pr�c�dent message). En d'autres termes, avec le 3�me type, on recherche la dissipation comme d�clencheur de constructions de langages constitutifs des apprentissages. Or, par d�finition, la dissipation c'est justement ce qui �chappe � l'enseignant et pas seulement parce qu'il ne peut la contr�ler mais aussi parce qu'avec elle les enfants vont entrer dans des strat�gies de spontan�it� et d'authenticit�, avec tout ce que cela peut avoir d'humain : la force obscure est aussi en nous ! Face � de telles situations d'utilisation abusive des droits que poss�dent des enfants dans le cadre de leurs activit�s scolaires, c'est le rapport � la loi qui est pos�. Or, je ne pense pas que celui-ci gagne � �tre du seul recours de l'enseignant. Certes il a son mot � dire puisque sa responsabilit� peut �tre engag�e en cas de souci mais d'un point de vue �ducatif, c'est au conseil coop�ratif de classe de statuer en renvoyant les acteurs � ce que certains nomment des institutions. Une institution est une organisation symbolique de l'organisation du groupe, qui lui est ontologiquement d�pendante et ne peut �voluer qu'en fonction de l'int�r�t que les agents y porteront. Dans la relation p�dagogique, les institutions sont une �volution dans le sens o� elles cr�ent peu de d�pendance, et donc une moindre inhibition, entre l'enfant (ou le groupe d'enfants) et l'adulte. Cette situation permet donc aux d�sirs d'�tre exprim�s sans que ceux-ci n'aient un impact trop fort sur l'�mancipation des copains et copines. Donc pour r�sumer, je dirais qu'il ne s'agit pas d'entrer dans desproc�dures de non-intervention. Ce que j'envisagerais face � la difficult� que tu nous proposes serait d'en r�f�rer au conseil coop�ratif de classe dans la mesure o� celui-ci est connu pour �tre une institution instituante garante d'un partage �quitaire de la parole et des s�curit�s de chacuns. A lui de cr�er, supprimer ou adapter le cadre des conditions d'exercice de ses libert�s et par l�-m�me d'associer les enfants � un rapport � la loi � la fois utile, contextualis� et sources d'apprentissages.
Coop�rativement Sylvain > Ouaouh.... > Merci pour vos messages; �a me fait un bien fou....:-) > > Ce qu'il faut savoir, c'est que par le pass�, j'ai pu �tre consid�r�e comme > une enseignante un peu trop s�v�re, descendant mon rang avec le doigt sur la > couture du pantalon, ne tol�rant aucune m�che qui d�passe et posant un cadre > tr�s autoritaire...disons paternaliste. > > Depuis que j'ai crois� le mouvement Freinet, je me soigne mais je suis > souvent tiraill�e entre mes anciens d�mons et mon Moi profond. > > Je crois dur comme fer que c'est en faisant qu'on devient ...faiseron....et > que ce genre d'ateliers peut permettre aux enfants de trouver une entr�e dans > les apprentissages autrement que par le fran�ais et les maths. > > Vos arguments sont tous pertinents. > Apr�s, c'est une question de dosage, d'a-propos. > J'ai encore beaucoup � apprendre de ce c�t�-l�, surtout au niveau de la > rigueur. > > Merci pour vos encouragements; �a me touche. > > > Amicalement, > > B�rang�re > Sylvain CONNAC Ecole coop�rative Antoine BALARD 123, rue de Salamanque 34 080 MONTPELLIER sylvain.connac(antispam)laposte.net Acc�dez au courrier �lectronique de La Poste : www.laposte.net ; 3615 LAPOSTENET (0,34�/mn) ; t�l : 08 92 68 13 50 (0,34�/mn) -- ---------------------------------------------------------------- Vous pouvez vous desinscrire a tout moment de cette liste de discussion en postant un message a [EMAIL PROTECTED]
