Merci Laurent. Le texte de Christian (le port) est donc dans la rubrique monographies d'un événement. Rappel : Il y avait deux autres rubriques proches : "Le cas de..." (suivi régulier d'un enfant ) et "chroniques de classe" (notations régulières et impromptues sur ce qui se passe dans une classe). J'avais il me semble déjà souligné que ce que l'on peut vraiment appeler une méthodologie de recherche avec ses techniques s'apparente assez avec celle des anthropologues de l'école dite de Levi-Straus... sauf qu'eux n'en ont pas fait une méthodologie collective. Récemment un ethnologue de Paris VIII Jean-Michel Gérassi (à la retraite maintenant) qui a adapté l'ethnologie au développement durable me disait regretter d'avoir louper le coche du collectif !
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Sent: Thursday, June 02, 2005 2:20 PM
Subject: Tr: [3type] Un "événement"

Je profite d'être au "repos" forcé. Revoili le texte de Christian...




> Message du 28/04/05 21:30
> De : "christian.drevet2" <[EMAIL PROTECTED]>
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> Objet : [3type] Un "événement"
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Voilà donc le récit d'un "événement".
 
Voilà de quelle manière je verrai la suite du travail :
 
- d'abord savoir ce qui manquerait dans le récit : en lisant on peut avoir des interrogations. A partir de ces questions, le récit peut être complété
 
- ensuite le récit tout seul ne nous dit pas grand chose sur ce qui a pu se passer au cours de ce processus sur les apprentissages que les enfants ont pu réaliser, sur l''évolution du groupe et des individus qui le composent... Il faut donc faire un travail d'interprétation : ce qui m'a intéressé dans le travail de Nicolas Go c'est la mise à jour qu'il fait de ce qu'on pourrait appeler les "enjeux didactiques" à partir de la situation de classe qu'il décrit (l'entretien du matin). Dans notre vision des choses, c'est peut-être là que serait la place du "chercheur" (je le mets entre guillements parce que je ne suis pas sûr que, du point de vue de l'institution, le mot convienne tout à fait dans ce contexte).
 
Autre interrogation : dans un tel récit, la matière est-elle suffisante pour risquer une interprétation ? Il serait peut-être bien de compléter le récit par un questionnement auprès des enfants pour avoir leur ressenti sur le déroulement des opérations : pourqoi ils ont décidé de participer, ce qui leur a plu, les a intéressé, ce qu'ils pensnt avoir appris, .... J'essaie d'en interviewer quelques uns après les vacances..
 
 
De manière générale ce type de mise à jour - de ce qui se joue dans l'activité ou les activités de nos classes me semble important dans le contexte de la réforme Fillon. Dire "assurer à tous les compétences de base" peut prêter à confusion : on peut entendre "ne faire plus que du français et des maths (et dit comme ça, ça veut dire "ne faire plus que des exercices de français et le math"), en somme faire une sorte de bachotage... Or, il me semble que ce que nous pouvons montrer c'est que les "compétences de base" en matière de langages ne peuvent en aucun cas se développer en dehors de leur contexte d'utilisation et qu'on est là dans du culturel, qu'on ne peut pas réduire le langage écrit à un contenu d'enseignement, pas plus que les maths ou tout autre moyen de communication et d'_expression_. Si les contenus d'enseignement fournisse une sorte de référentiel qui aide les enfants et leurs enseignants à "savoir où ils en sont", en aucun cas on ne peut réduire leur apprentissage à ce référentiel. Je trouve que c'est urgent de mettre ça à jour avant qu'on soit réduit à des listes d'item à faire bachoter : du point de vue du développement des langages des enfants c'est illusoire... mais peut-être que ce n'est pas là le but de la réforme ( ?)        
 
Christian Drevet
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