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Message du 28/04/05 21:30
> De : "christian.drevet2"
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> Objet : [3type] Un "événement"
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Voilà donc le récit d'un "événement".
Voilà de quelle manière je verrai la suite du
travail :
- d'abord savoir ce qui manquerait dans le
récit : en lisant on peut avoir des interrogations. A partir de ces
questions, le récit peut être complété
- ensuite le récit tout seul ne nous dit pas
grand chose sur ce qui a pu se passer au cours de ce processus sur les
apprentissages que les enfants ont pu réaliser, sur l''évolution du groupe
et des individus qui le composent... Il faut donc faire un travail
d'interprétation : ce qui m'a intéressé dans le travail de Nicolas Go
c'est la mise à jour qu'il fait de ce qu'on pourrait appeler les
"enjeux didactiques" à partir de la situation de classe qu'il décrit
(l'entretien du matin). Dans notre vision des choses, c'est peut-être
là que serait la place du "chercheur" (je le mets entre
guillements parce que je ne suis pas sûr que, du point de vue de
l'institution, le mot convienne tout à fait dans ce contexte).
Autre interrogation : dans un tel
récit, la matière est-elle suffisante pour risquer une
interprétation ? Il serait peut-être bien de compléter le récit par un
questionnement auprès des enfants pour avoir leur ressenti sur
le déroulement des opérations : pourqoi ils ont décidé de
participer, ce qui leur a plu, les a intéressé, ce qu'ils pensnt avoir
appris, .... J'essaie d'en interviewer quelques uns après les
vacances..
De manière générale ce type de mise à jour - de
ce qui se joue dans l'activité ou les activités de nos classes me semble
important dans le contexte de la réforme Fillon. Dire "assurer à tous les
compétences de base" peut prêter à confusion : on peut entendre
"ne faire plus que du français et des maths (et dit comme ça, ça
veut dire "ne faire plus que des exercices de français et le math"), en
somme faire une sorte de bachotage... Or, il me semble que ce que nous
pouvons montrer c'est que les "compétences de base" en matière de langages
ne peuvent en aucun cas se développer en dehors de leur contexte
d'utilisation et qu'on est là dans du culturel, qu'on ne peut pas réduire
le langage écrit à un contenu d'enseignement, pas plus que les maths ou
tout autre moyen de communication et d'_expression_. Si les contenus
d'enseignement fournisse une sorte de référentiel qui aide les enfants
et leurs enseignants à "savoir où ils en sont", en aucun cas on ne peut
réduire leur apprentissage à ce référentiel. Je trouve que c'est urgent de
mettre ça à jour avant qu'on soit réduit à des listes d'item à faire
bachoter : du point de vue du développement des langages des enfants
c'est illusoire... mais peut-être que ce n'est pas là le but de la
réforme ( ?)
Christian Drevet
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