Nouvelles du Cambodge N° 0841
L'Agression Thaie et Les Traditions Militaires du Peuple Cambodgien Khemara Jati Montréal, Québec Le 25 Octobre 2008 Depuis un mois, pour résoudre les conflits entre internes, les Thaïs essaient de chercher à trouver l'unité nationale en créant des sujets de conflits avec le Cambodge. Après de petites escarmouches qui ont fait quelques blessés les jours précédant, le 15 octobre les troupes thaïes ont délibérément, ouvert le feu sur nos troupes. Ce fut une véritable bataille qui a durée une heure. Durant les combats, au moins cinq soldats Thaïs tués, un nombre indéterminé de blessés et 13 soldats et officiers Thaïs encerclés faits prisonniers et désarmés. Nos troupes étaient en train d'encercler un nombre plus important de soldats Thaïs, au moment du cesser le feu. Une vingtaine de soldats Thaïs désertaient. Après ce bref combat, les Thaïs acceptent le retour à la présence de 10 soldats Cambodgiens et de 10 soldats Thaïs sur la zone cambodgienne par la décision de Cours de Justice de La Haye de 1962, mais maintenant contestée par Bangkok. Du côté cambodgien, nous déplorons trois morts, dont deux par balles et un par inhalation des gaz des raquettes B40. De nombreux jeunes et des anciens combattants vainqueurs de la bataille de O Smach demandent à s'engager dans l'armée pour défendre la terre de leurs ancêtres. Le peuple cambodgien a une très longue tradition militaire, léguée par nos ancêtres depuis la nuit des temps, bien avant la période angkorienne. Nous reviendrons sur cette question dans un autre article. François Bizot a une connaissance approfondie de notre peuple. Il parle couramment le cambodgien et lit nos Sastras. Il a épousé une Cambodgienne avant les années 1970, qui lui a donné une fille prénommée Hélène. Dans son livre, « Le Portail », F. Bizot écrivait (page 37) : « Traditionnellement, les Khmers sont des guerriers. Au temps de l'Indochine française, les sections de commandos étaient composées uniquement de ces êtres fidèles, droits, qui ne balancent jamais, qui ne craignent pas de mourir ; avec un sens inné du terrain, du camouflage, de l'embuscade. » D'autre part, les Thaïs étaient témoins directs de la défaite des meilleures unités de choc de l'Armée Populaire du Vietnam (APV), réputée invincible et comme la plus forte armée de notre région. Nous diffusons de nouveau notre article sur cette mémorable bataille d'O Smach. Que pouvons-nous tirer cette première bataille ? D'abord pourquoi Bangkok déclare que Preah Vihear leur appartient, malgré la décision de La Haye de 1962 ? Il est intéressant de remonter au coup d'Etat sanguinaire et sauvage de juillet 1997. Durant ce coup d'Etat, la presque totalité des troupes du Funcinpec a été liquidée, à l'exception pour la garnison de O Smach. Pour Hanoi c'était une question d'une semaine au plus. Se croyant de nouveau maître militairement du Cambodge, le 11 août 1997, Hanoi signe un traité avec Bangkok se partageant plus du tiers de notre plateau continental. Durant les négociations, y a-t-il des clauses territoriales ? Par exemple une reconnaissance au moins verbale de la souveraineté de la Thailande sur Preah Vihear ? Début 2003, Chea Sophara, alors maire de Phnom Penh entreprit de construire une bonne route vers Preah Vihear, pour développer le tourisme du côté cambodgien avec la construction d'un téléphérique pour personnes âgées et touristes. Ce projet a été accueilli avec enthousiasme par les habitants de la région. Mais peu de temps après, sur ordre du Vietnamien Hok Lundy, Chea Sophara a été limogé. Puis des officiers Thaïs étaient venus ordonner au chef de chantier de la construction de la route d'arrêter les travaux. Le chef de chantier leur répond qu'il n'a pas d'ordre à recevoir des militaires étrangers. Ceux-ci lui répondent que l'ordre de Phnom Penh va arriver dans une heure. Cet ordre arrive effectivement une heure après. Ce fait montre-t-il, qu'il y avait connivence entre Hok Lundy et les Thaïs ? Qui est derrière tout cela ? Qui commande à Phnom Penh ? Le traité d'août 1997 entre Hanoi et Bangkok, contient-il des clauses secrètes sur le partage de la partie terrestre de notre pays ? Les Vietnamiens sont libres de faire ce qu'ils veulent à l'Est. Bangkok ne réclame-t-il pas les mêmes libertés sur la partie Ouest de notre pays ? Quelles leçons à tirer de cette bataille ? 1 / Au point de vue militaire, les Cambodgiens n'ont pas peur des batailles rapprochées. Mais les Thaïs ont une supériorité écrasante en nombre et en armement. Avec des armements modernes, il faut des officiers et soldats instruits. Dans l'armée cambodgienne, le commandement ne doit-il pas se faire en langue nationale ? Les officiers formés à l'étranger sont enseignés dans la langue du pays étranger : ceux qui ont fait leurs études en Amérique, en France et en Chine, apprennent respectivement l'anglais, le français et le chinois. Après comment échanger des enseignements s'il n'y a pas une langue commune pour se communiquer et pour communiquer avec d'autres officiers et soldats ? Dans ces conditions comment l'unité de l'armée peut-elle se faire ? Ainsi l'école des officiers ne doit-il pas se faire nécessairement en langue du peuple avec la connaissance d'un ou plusieurs langues étrangères. L'unité de langue entre les intellectuels et le peuple est le premier facteur fondamental pour développer notre unité nationale. 2 / Le problème des bonnes voies des communications terrestres. Nos voisins de l'Est comme de l'Ouest ont de très bonnes routes vers leurs frontières respectives, à la fois pour défendre leurs frontières respectives et aussi pour pouvoir venir piller les richesses de notre pays, produites par notre peuple à nos frontières. Par exemple que cette année notre pays exporte plus d'un million de tonnes de riz, non décortiqués par Saigon, comme riz vietnamien. La moitié par Bangkok comme riz thaï. Notons que le son de riz est une matière première très importante pour extraire de l'huile et le résidu comme nourriture pour porc et aussi transformé en engrais naturel. Ainsi les bonnes routes répondent aux intérêts stratégiques de défense, de nos frontières, de transports économiques et de communications entre les habitants des diverses régions de notre pays. Notons à ce sujet, pourquoi les constructeurs de notre chemin de fer veulent-ils expressément commencer à partir de Poipet ? Pourquoi, ne pas commencer à partir de Phnom Penh aussi bien vers Battambang que vers Sihanoukville ? N'est-il pas plus logique, pour les intérêts du Cambodge ? Pourquoi ne pas construire une véritable autoroute entre Phnom Penh et Sihanoukville ? Pourquoi ne pas créer un chenal pour que des bateaux de forts tonnages puissent venir accoster notre port de Sihanoukville ? Un beau réseau de communications terrestres est le deuxième facteur fondamental pour développer notre unité nationale. 3 / Le problème de notre indépendance énergétique. Actuellement nous importons notre essence de nos voisins. Nous utilisons l'électricité vietnamienne à l'Est, jusqu'à Phnom Penh bientôt et l'électricité thaïe à l'Ouest jusqu'à Siem Reap et bientôt jusqu'à l'Ouest de Phnom Penh ? Rappelons que ce sont la Banque Mondiale et la Banque Asiatique pour le Développement qui financent la construction des lignes électriques à haute tension pour transporter cette électricité de nos voisins. Il est important de souligner que ces lignes sont construites par des entreprises vietnamiennes à l'Est et des entreprises thaïes à l'Ouest. Ces entreprises utilisent à 100 % ingénieurs, ouvriers et matériels vietnamiens à l'Est et thaïs à l'Ouest. Les Cambodgiens ne sont que des spectateurs, mais ils doivent payer l'essence et l'électricité deux à quatre fois plus chères que chez nos voisins. En plus, d'une part, nous sommes à la merci d'une coupure d'électricité décidée par nos voisins ; d'autre part le financement pour la construction de ces lignes à haute tension entrent totalement dans les poches de nos voisins. En plus, avec l'énergie chère, nos produits sont moins compétitifs tout en enrichissant par la même occasion nos voisins. Pourquoi ne pas financer la construction des centrales électriques au Cambodge ? Avant 1970, le Cambodge possédait une raffinerie de pétrole. Pourquoi, jusqu'à présent, n'y a-t-il pas encore un projet pour la construction d'une raffinerie de pétrole sur notre territoire ? L'indépendance énergétique est fondamentale pour défendre indépendance nationale. Elle est donc le troisième facteur fondamental pour développer notre unité nationale. Conclusion L'utilisation de notre langue, comme langue véhicule, dans toutes nos universités et dans nos écoles militaires, la construction de très bonnes routes et chemins de fer partout dans notre pays et travailler pour notre indépendance énergétique sont les trois facteurs essentiels pour renforcer notre unité nationale, pour pouvoir discuter sur pied d'égalité avec nos voisins et aussi pour nous faire respecter par les grandes puissances. Khemara Jati [EMAIL PROTECTED] --~--~---------~--~----~------------~-------~--~----~ The articles and commentaries on this forum reflect only the personal opinion(s) of the poster(s) and not that of any organization or group with which the moderator(s) is (are) affiliated. A forwarded message or event may be posted for informational/educational purposes. Unless specifically stated, no endorsement of the posted opinions/events should be implied. You received this message because you are subscribed to the Google Groups "Angkorian Society" - <http://groups.google.com.au/group/angkoriansociety> -<www.geocities.com/angkorian_society> Keep away from bad deeds, Do good, and Purify the Mind ...This is the teaching of the Buddha..... To post to this group, send email to [email protected] To unsubscribe from this group, send email to [EMAIL PROTECTED] To subscribe from this group, send email to [EMAIL PROTECTED] -~----------~----~----~----~------~----~------~--~---
