http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/03/23/01016-20100323ARTFIG00447-les-detecteurs-de-radars-dans-le-viseur-des-gendarmes-.php


Depuis le début du mois, quelque 600 détenteurs de détécteurs illégaux de 
radars routiers ont déjà été identifiés par des cybergendarmes.
Ils encourent 1.500 euros d'amende et un retrait de deux points.
«Ce matin-là, les gendarmes sont venus frapper à ma porte à 7h30. Cueilli au 
saut du lit, ils m'ont demandé de leur remettre le détecteur que j'avais acheté 
sur le web.» Réveil musclé pour Nicolas S., détenteur d'un détecteur de radars 
illégal, qui témoigne dans les colonnes de l'hebdomadaire Auto Plus. Forcé de 
remettre son appareil de détection, il a été entendu par les gendarmes et 
attend désormais «que la sanction tombe» : selon le code de la route, il risque 
1500€ d'amende, un retrait de deux points et une éventuelle suspension de 
permis.

Nicolas S. est l'un des 600 suspects identifiés dans une traque d'envergure 
nationale menée depuis début mars par la gendarmerie nationale et toujours en 
cours actuellement. Au centre de l'opération, le département de 
cybercriminalité de Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, est chargé 
d'identifier les acheteurs de détecteurs. Au cours de leur enquête, les 
«cybergendarmes» se sont concentrés sur le site detecteursradars.com, qui 
propose des appareils pour environ 500€. Ils auraient notamment pu en 
identifier les clients en réquisitionnant les bases de données auprès des 
plates-formes de paiement. Les listes ainsi obtenues sont minutieusement 
étudiées et les informations transmises aux antennes locales des gendarmeries 
qui prennent le relais. L'action est menée en collaboration avec les parquets, 
qui suivent de très près cette opération, précise la direction générale de la 
gendarmerie.

Méthode contestée
«C'est une nouvelle technique d'enquête qui s'adapte aux réalités, 
explique-t-on à la gendarmerie nationale, qui communique très peu sur 
l'opération. Désormais, la vente d'objets illégaux se fait sur Internet et plus 
par porte-à-porte.» Efficace, la méthode n'en est pas moins discutable : si les 
acheteurs identifiés sont souvent en possession d'un détecteur de radars 
illégal, l'absence de flagrant délit ne garantit pas qu'ils en soient des 
utilisateurs réguliers. «Pour qui veut se défendre, il y a matière à 
contester», explique à Auto Plus Me Frank Samson, avocat au barreau de Paris 
spécialisé dans la sécurité routière. «Ça n'est pas parce qu'il y a eu commande 
sur le web qu'il y a eu détention et utilisation».

La croisade menée par les forces de l'ordre contre les détecteurs de radars va 
continuer et risque même de s'amplifier. Actuellement dans le viseur du 
ministère de l'Intérieur, les avertisseurs de radars légaux - comme les 
applications Iphone qui permettent d'échanger des informations en temps réel 
sur les contrôles de vitesse pourraient bientôt être prohibés. En France, plus 
de 500.000 automobilistes utilisent déjà ces systèmes.


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/02/24/01016-20100224ARTFIG00435-l-utilisation-des-systemes-de-detection-de-radars-explose-.php


L'engouement des automobilistes pour ces dispositifs capables de signaler la 
présence de radars inquiète les pouvoirs publics.
 
Ils se prénomment Coyote, Avertinoo, Snooper - et leur succès fulgurant est 
désormais scruté de près par les pouvoirs publics. Pour l'heure, ces 
équipements électroniques capables de détecter des radars fixes aussi bien que 
mobiles sur le bord des routes sont certes parfaitement autorisés en France. 
Depuis peu, cependant, plusieurs associations de lutte contre l'insécurité 
routière en demandent l'interdiction. Policiers et gendarmes spécialisés dans 
la surveillance des routes s'inquiètent de leur multiplication. Signe d'une 
relative effervescence, enfin, le secrétaire d'État aux Transports, Dominique 
Bussereau, a récemment averti, du bout des lèvres, au micro d'Europe 1 : «C'est 
un moyen qui, pour l'instant, est légal. S'il venait à gêner la lutte contre la 
sécurité routière, nous serions amenés, naturellement, à étudier ce cas-là.»

Ces derniers mois, le nombre d'abonnés à la communauté Coyote, qui permet 
d'échanger en temps réel des informations sur l'état du trafic et du réseau, 
ainsi que sur la présence de contrôles de vitesse, a connu une véritable 
explosion. «De 15 000 utilisateurs déclarés début 2008, nous sommes passés à 
350 000 actuellement, affirme le fondateur de la société, Fabien Pierlot, qui 
précise : Nous enregistrons actuellement près de 40 000 nouveaux abonnés par 
mois.» S'inspirant de ce succès, plusieurs offres concurrentes ont récemment vu 
le jour. Commercialisée sur iPhone, l'application Avertinoo aurait par exemple 
déjà été téléchargée par «plus de 140 000 utilisateurs». 

«Tout laisse penser que ces dispositifs, jusqu'à présent cantonnés aux 
personnes qui passent beaucoup de temps sur la route, vont rapidement se 
généraliser, analyse le colonel Guy-Patrick Fontenaille, chef du bureau de la 
sécurité routière de la gendarmerie. Or, il est bien évident que la plupart des 
gens qui investissent dans de tels équipements le font notamment pour mettre en 
échec nos contrôles routiers.» Présidente de la Ligue contre la violence 
routière, Chantal Perrichon demande pour sa part l'interdiction pure et simple 
de ce dispositif, qu'elle a rebaptisé «le Chacal». «Tous les outils permettant 
de déjouer les contrôles de vitesse, appels de phares ­compris, doivent être 
prohibés», soutient-elle. Dans l'entourage de Dominique Bussereau, on se borne 
pour l'heure à relever que «l'impact réel de ces avertisseurs de radar doit 
être étudié avant d'envisager toute mesure concrète». Autorisés dans la plupart 
des pays européens, Coyote et ses concurrents ne sont à ce jour prohibés qu'en 
Suisse, en Autriche et en Allemagne. «Je ne vois d'ailleurs pas bien comment la 
loi française pourrait interdire à des automobilistes de se prévenir 
mutuellement des dangers de la route», plaide par avance Me Éric de Caumont, 
avocat spécialisé dans les traitements des contentieux routiers.

De son côté, Fabien Pierlot soutient que l'utilisation du dispositif qu'il 
­commercialise, loin de mettre en péril la sécurité routière, contribuerait au 
contraire à une amélioration des comportements au volant. «Avec Coyote, on peut 
connaître en permanence les limitations de vitesse imposées sur le tronçon de 
route sur lequel on circule, et même être informé par un signal sonore chaque 
fois que l'on dépasse la vitesse autorisée», explique-t-il. Dans son 
argumentaire commercial, le site Internet de l'entreprise insiste d'ailleurs 
autant sur les «61 497 perturbations routières partagées entre utilisateurs» ou 
sur les «8 000 zones à risque mises à jour» que sur les «481 831 radars mobiles 
signalés» par le système Coyote.

Visiblement désireux de se concilier la bienveillance des pouvoirs publics, les 
responsables de Coyote ont signé en décembre dernier un partenariat avec des 
sociétés d'autoroute afin que les interventions des patrouilleurs sur la 
chaussée soient signalées aux membres de la communauté. «De la sorte, des 
accidents pourront sans doute être évités», se félicite Fabien Pierlot. À 
l'automne, ­celui-ci a par ailleurs été reçu par le cabinet de Dominique 
Bussereau. Lors de cet entretien, il a notamment été prié de veiller à ce que 
les campagnes publicitaires de son entreprise ne soient pas perçues comme 
autant d'encouragements à s'affranchir des limitations de vitesse.

-- 
Vous recevez ce message, car vous êtes abonné au groupe Google Groupes Blagwars.
Pour envoyer un message à ce groupe, adressez un e-mail 
à [email protected].
Pour vous désabonner de ce groupe, envoyez un e-mail à l'adresse 
[email protected].
Pour plus d'options, consultez la page de ce groupe : 
http://groups.google.com/group/blagwars?hl=fr

Répondre à