Objet : Petites affaires en famille : Guillaume Sarkozy, futur bénéficiaire de 
la réforme des retraites ?
  
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/social/20101014.OBS1278/guillaume-sarkozy-futur-beneficiaire-de-la-reforme-des-retraites.html

  Guillaume Sarkozy, futur bénéficiaire de la réforme des retraites ?

  Selon Médiapart, le frère du président vise le pactole du marché de la 
retraite complémentaire privée. Et prépare pour cela une alliance avec des 
acteurs semi-publics.

  Le site d'information Médiapart affirme jeudi 14 octobre que la réforme des 
retraites pourrait favoriser les intérêts du groupe Malakoff Médéric, dont le 
délégué général n'est autre que Guillaume Sarkozy, le frère du chef de l'Etat.

  Selon Médiapart, la réforme "va conduire à l'asphyxie financière des grands 
régimes par répartition" et sera donc "propice à l'éclosion de ces grands fonds 
de pension qui n'étaient pas encore parvenus à s'acclimater en France, à 
quelques rares exceptions près". Parmi les opérateurs privés d'ores et déjà sur 
les rangs, figure le groupe Malakoff Médéric.  

  Des alliés puissants

  "Il ne s'agit pas que d'une coïncidence. Mais bien plutôt d'une stratégie 
concertée en famille", écrit Médiapart, "l'un assèche les régimes par 
répartition tandis que l'autre pose les fondements du système par 
capitalisation". Le site ajoute : "Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise 
dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite 
complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que 
lui, en l'occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé 
financier de l'Etat, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). 
Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société 
commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile."

  "Cette société n'aurait jamais vu le jour sans l'appui de l'Elysée", écrit 
Médiapart. En effet, la Caisse des dépôts et consignations est une institution 
publique présidée par un parlementaire. Pour sa part, la Caisse nationale de 
prévoyance (CNP) est une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, de 
la Banque postale et du groupe Caisses d'Epargne, lui-même présidé par François 
Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée.

  En outre, la Caisse des dépôts gère le Fonds de réserve des retraites. 
"Pourquoi la CDC se lance-t-elle dans pareille aventure pour faire le jeu du 
système adverse, celui par capitalisation?", demande Médiapart. "Et pourquoi, 
de surcroît, le faire avec une entreprise dont le patron est le frère du chef 
de l'Etat?"

  L'enjeu n'est pas mince. Le marché pourrait représenter "40 à 100 milliards 
d'euros" : en fonction de l'aspect final de la réforme, les Français 
connaîtront une baisse plus ou moins considérable du taux de remplacement, 
c'est-à-dire du montant de la pension rapporté au salaire, et donc se 
précipiteront sur les systèmes de retraite complémentaire. Médiapart publie 
notamment un "business plan" confidentiel, qui fixe pour objectif une part de 
marche de "17%" d'ici dix ans. 

  (Nouvelobs.com)

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