Domnule Claudiu, puteti sa ne ajutai si sa trimiteti scrisoarea gruparilor civice, a Aliantei Civice, a Grupului Civic Bucuresti la "LE MONDE"
se poate sa ne ajutati Dvs, sau altcineva cu traducerea ei in franceza?

Claudiu Dirilie <[EMAIL PROTECTED]> wrote:
Ce ziceti dc trimitem la "LE MONDE" spre publicare planurile sinistre ale lui VideaNU referitoare la MICUL PARIS ???
 

Le vieux Bucarest voudrait se refaire une beauté

LE MONDE | 26.07.06 | 18h08  •  Mis à jour le 26.07.06 | 18h08
BUCAREST CORRESPONDANT

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Le visage de Benoît traduit son étonnement alors qu'il balaie du regard la rue Française du vieux Bucarest. Il s'efforce de découvrir le charme discret de cet îlot qui a échappé par miracle à la folie destructrice de l'ancien dictateur Nicolae Ceausescu. Les Bucarestois l'appellent la "vieille ville" et les touristes s'empressent de s'y rendre. Ils sont vite déçus. "Je ne m'attendais pas à quelque chose de très soigné, mais quand même...", avoue Benoît, venu pour la première fois dans la capitale roumaine rendre visite à son fils qui y travaille pour le compte d'une entreprise française.
La Roumanie devrait intégrer l'Union européenne le 1er janvier 2007. Mais, seize ans après la chute de la dictature communiste, la vieille ville de Bucarest se trouve dans le même état de délabrement qu'en décembre 1989, lorsque les tirs de mitraillette retentissaient aux quatre coins d'une capitale prise dans l'étau d'une révolution confuse.
Paradis des antiquaires, où les amateurs dénichent parfois de belles surprises, des verriers passionnés par le style Gallé, des artistes qui défendent bec et ongles leurs galeries situées dans les petites ruelles, la vieille ville attire autant les touristes étrangers que les Bucarestois à la recherche du parfum discret de leur passé. Pourtant, quelques dizaines d'immeubles de ce pâté de maisons risquent de s'effondrer faute d'investissements.
500 MILLIONS D'EUROS NÉCESSAIRES
Coincé entre la gigantesque Maison du peuple voulue par le Conducator et le centre-ville défiguré par les HLM socialistes, le vieux Bucarest espère renaître de ses cendres. L'enjeu en vaut la peine car peu d'endroits de la capitale roumaine ont un tel potentiel de charme. En attendant que la ville propose une solution, le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) essaie d'en offrir une. "Début août, le PNUD va entamer à Bucarest l'opération "Adopter un bâtiment", explique le coordinateur roumain du programme, Florin Banateanu. Les compagnies privées sont invitées à contribuer au financement des travaux de réhabilitation du vieux centre en échange de réductions de loyer et autres avantages."
En 2001, le PNUD avait réhabilité les façades d'une dizaine de vieux immeubles situés à proximité de Curtea Veche - la vieille cour princière, qui a donné naissance à la capitale roumaine au XVe siècle. Cette fois, le PNUD espère recueillir environ 2 millions d'euros, qui s'ajouteront à un crédit de 25 millions d'euros de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).
On est loin des 500 millions d'euros que les spécialistes estiment nécessaires pour une réhabilitation totale du vieux centre. Mais c'est un début, qui pourrait inciter la mairie de Bucarest à réagir. Accusé par les médias de passer plus de temps à l'étranger ou en vacances que dans la capitale, le maire, Adriean Videanu, a systématiquement tourné le dos au vieux centre, pourtant situé à quelques minutes de marche de son bureau. Si la mairie de Bucarest fait preuve d'autisme en ce qui concerne le vieux quartier, elle s'intéresse depuis deux ans au grand business et aux gratte-ciel qui risquent de défigurer une deuxième fois la capitale roumaine. Malgré le désespoir de plusieurs associations, le maire de Bucarest, dauphin du président Traian Basescu, refuse le dialogue avec les associations et les journalistes.
Que faire ? "Nous avons entrepris un travail de terrain auprès des petits commerçants et proposé plusieurs solutions à la mairie, mais sans susciter la moindre réaction", affirme Alina Buzea, responsable d'AICI, une association de défense du vieux centre. Le mutisme de la mairie a exaspéré l'ambassade des Pays-Bas à Bucarest, qui a offert aux élus bucarestois un crédit de 2,5 millions d'euros pour les travaux de réhabilitation.
Seuls 700 000 euros ont été dépensés, et l'ambassade néerlandaise menace de retirer son crédit puisque la mairie bucarestoise ignore cette source de financement non remboursable. Entre-temps, le vieux centre, fondé au XVe siècle par Vlad l'Empaleur, qui inspira le personnage de Dracula, attend son sauveur. "Mais de quel Dracula parle-t-on ?, s'exclame un antiquaire. Les vrais Dracula se trouvent à la mairie et ils mériteraient d'être empalés !"
Mirel Bran
Article paru dans l'édition du 27.07.06
Carte postale en noir et blanc du vieux
 Bucarest. | D.R.
D.R.
Carte postale en noir et blanc du vieux Bucarest.

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