Voici un fwd int�ressant, pour avoir une autre vision de ce qui se
passe au-dessus de nos t�tes, article tr�s int�ressant, paru sur la ML
ASBL-Libre:

---------- Forwarded message ----------
Date: Fri, 11 Jun 2004 12:13:01 +0200
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Subject: [FIL-DMZ] [iso-8859-15] Quand un officier sup�rieur de
   l'a[iso-8859-15] rm�e tire � boulets rouges sur la LCEN


http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39156449,00.htm

Quand un officier sup�rieur de l'arm�e tire � boulets rouges sur la LCEN
Par Jean-Marc Manach ZDNet France Jeudi 10 juin 2004

Chef du laboratoire de virologie et de cryptologie de l'�cole militaire des
transmissions, Eric Filiol consid�re que l'article 46 de la loi, relatif
aux outils de s�curit� informatique, repr�sente un �danger pour les
int�r�ts et la souverainet� de l'�tat�.

En marge du Symposium sur la s�curit� informatique (SSTIC), qui s'est tenu
la semaine derni�re, Eric Filiol, officier sup�rieur dans l'arm�e de terre,
s'est exprim�, pour ZDNet, sur les enjeux de l'article 46, de la loi pour
la confiance dans l'�conomie num�rique. Un article cens� lutter contre la
prolif�ration des virus et certains aspects de la cybercriminalit�.

Chef du laboratoire de virologie et de cryptologie � l'�cole sup�rieure et
d'application des transmissions (Esat), il enseigne �galement � la c�l�bre
�cole militaire de Saint-Cyr Co�tquidan. Il est ennfin chercheur associ� �
l'Inria et collaborateur r�gulier � la revue de s�curit� informatique MISC.
C'est d'ailleurs gr�ce � lui que le SSTIC a pu se tenir � l'Esat. On est
donc bien loin de la figure du "pirate informatique" que la LCEN cherche �
combattre.

�C'est une catastrophe...�

Filiol n'y va pas par quatre chemins. L'article 46 de la loi (*), d�j�
montr� du doigt par les professionnels avant son adoption, �est une
catastrophe...�. �Je n'ai jamais vu autant de rejets face � un article de
loi�, dit-il, en le qualifiant sans retenue de �danger pour les int�r�ts et
la souverainet� de l'�tat, qui pourrait donner des armes � nos adversaires
pour qu'ils s'attaquent � notre patrimoine scientifique, industriel et
universitaire�. Et d'illustrer son propos: �Un gros �diteur de logiciels,
disposant d'une batterie d'avocats, pourra porter atteinte � la recherche
fran�aise, � des int�r�ts commerciaux, � une petite soci�t� tr�s pointue
qui le g�nerait...�

En mati�re de publication de failles de s�curit�, Filiol, � l'instar de
nombreux autres professionnels de la s�curit� informatique pr�sents au
SSTIC, ne sait plus quoi penser: �On est dans une situation ubuesque: rien
n'interdit � un individu de d�noncer le fait qu'une voiture soit vendue
sans frein, dans le monde logiciel, l'individu serait condamn�.�

Nombre de chercheurs et universitaires, rencontr�s au SSTIC, mais aussi le
9 juin lors d'une r�union d'un groupe de professionnels (Ossir), se
demandent ainsi s'il ne convient pas de �s'autocensurer�. S'il publient des
failles, ils risquent d'�tre attaqu�s. S'ils n'en publient pas, ce sont les
utilisateurs des produits buggu�s qui en feront les frais. S'ils contactent
l'�diteur du produit vis�, rien ne l'oblige � jouer le jeu; or, la
publication de telles failles est justement le moyen de pression utilis�
pour qu'ils les corrigent.

�Est-ce que [mon] laboratoire de virologie aura le droit de travailler?�

D'un point de vue scientifique, �ric Filiol ne comprend pas pourquoi on
n'interdirait pas d�s lors les cours de chimie, o� il a appris � manier des
explosifs, ou des voitures qui peuvent servir de b�liers. En tant que
professeur de virologie, il est amen� � demander � ses �tudiants de cr�er
des virus, afin de leur faire comprendre comment ils fonctionnent, et donc
d'am�liorer le d�veloppement des antivirus: �Est-ce que le laboratoire de
virologie aura le droit de travailler? Nous formons 3.500 personnes des
quatre arm�es chaque ann�e...�

La notion de �motif l�gitime�, utilis�e dans l'article pour faire la
fronti�re entre une activit� interdite ou autoris�e, laissera les juges
appr�cier du caract�re d�lictueux, ou non, de ce qui jusqu'� pr�sent
n'�tait pas une infraction. Notre chef de bataillon, qui correspond au
grade de commandant, est perplexe: ��a d�bouchera sur des querelles
d'experts qui �puiseront les ressources des petites soci�t�s, et pourra
avoir des effets [n�gatifs] sur l'emploi.�

Rappelons que la LCEN a �t� adopt�e � la mi-mai, et que le recours d�pos�
devant le Conseil consitutionnel (rendu public par le PS fin mai) doit
d�boucher sur une d�cision avant le 18 juin.

(*) L'article 46 de la LCEN punit de trois ans d'emprisonnement et de
45.000 euros d'amende �le fait, sans motif l�gitime, d'importer, de
d�tenir, d'offrir, de c�der ou de mettre � disposition un �quipement, un
instrument, un programme informatique ou toute donn�e con�us ou
sp�cialement adapt�s� pour acc�der ou se maintenir dans un syst�me
d'information, l'entraver ou y introduire, modifier ou supprimer des
donn�es.



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