At 21:03 03/02/2011, Patrick Maigron wrote:
Le problème étant qu'un propriétaire de site peut changer d'extension,
d'hébergeur, mais il ne peut pas changer le moteur de recherche
qu'utilisent majoritairement les internautes...

Très bien vu !
Sauf à ne plus avoir besoin du moteur de recherche de la même manière et que donc qu'il s'adapte.

Pour cela il faut travailler ensemble, c'est à dire avec Google, Yahoo! et Bing, c'est à dire Unicode.

1. il faut leur faire comprendre que l'on a un moyen de faire comprendre au gens comment fonctionne vraiement le DNS et que ce qui compte n'est pas l'unicité du root mais la cohérence de la "Top Zone" qui est faite de 65.000 classes de millions possibles de TLD, que cette compréhension est maintenant inéluctable, et que ce qu'il faut donc faire ensemble c'est organiser la transition et la protection de l'unique root vers l'unique cohérence. Et s'il ne le comprennent pas, comme l'ICANN, les mettre sous pression de façon pratique avec des RFC et des implémentations de test de l'IUI (intelligent user interface). L'Internet n'est plus un grand système (principe de changement constant - RFC 1958), il n'est plus un très grand système (principe de simplicité - RFC 3439), il est un système illimité (principe de subsidiarité - IDNA2008). C'est comme cela, même si ce n'est pas encore digéré par beaucoup.

2. On a l'expérience, c'est la saga de la RFC 4647 qui m'a distrait à et de l'IETF :-). Mais pour cela il faut une sacrée carotte et que la transition soit une addition au portefeuille. C'est dans la culture de Google, moins dans celle de Microsoft un peu dans celle d'Oracle si l'on en croit les réactions de leurs participants. Mais celui qui comprend c'est Vint Cerf qui a su se positionner en tant que Chair du WG/IDNABis, VP Internet de Google et Membre du CA du Consortium Unicode. Il a mis deux ans à s'assurer qu'en fait l'on disait la même chose en s'opposant - lui de manière intéressée (business) et nous de manière désintéressée (ce qui est bon pour tous, le sera pour nous aussi). Il n'a pas dit oui, mais n'a pas dit non et a été d'accord pour essayer ce que cela peut donner après s'être bien protégé de loin : avec Jefsey cela passe ou cela se tasse.

Les deux vrais maîtres du DNS c'est Vint avec le Public DNS de Google (8.8.8.8 et 8.8.4.4) http://code.google.com/intl/fr/speed/public-dns/docs/intro.html et chacun d'entre nous sous ML-DNS le jour où il fonctionne. Chacun peut à volonté ajouter/retirer des TLD et des noms de domaine : s'il fonctionnent pour le plus grand nombre, ils deviendront des "bugs" à ne pas fonctionner pour les autres (stratégie possible pour Google), ou ils fonctionneront pour ceux qui voudront les utiliser et dont la promotion sera virale (notre utilisation). A priori les deux ont besoin de l'autre pour atteindre la notoriété suffisante, par la controverse (et donc la recherche/validation commune). Le troisième, empêcheur de tourner en rond est l'ICANN : empêcheur de tourner en rond parce qu'il fait accroire qu'il est important tant qu'il est encore là. L'écologie de l'affaire était donc de l'utiliser comme repoussoir :

- de lancer le ML-DNS de façon à répondre au blocage idiot de l'ICANN vis-à-vis des IDNgTLD lors de l'ouverture des gTLD : une aide financière et test en grandeur réelle pour le ML-DNS, - de montrer de façon pratique en quoi les contrats ICANN ne tiennent pas la route en terme de protection des marques et de couler la crédibilité de l'ICANN (période risquée puisqu'ils ne la prévoient pas et donc se refusent à l'aborder avec prudence) - laisser stabiliser un temps le DNS sur le Public DNS de Google - à eux de jouer leur carte s'ils veulent vraiment assurer un service d'intérêt commun. - de déborder la Gougle par les possibilités du ML-DNS, établissant ainsi un general DNS user agreement d'intérêt commun qui fasse entrer le Public DNS dans le principe ML-DNS - faire le même coup avec l'IUI (Inteface d'Utilisation Intelligent) en jouant les lois européennes pour la Gougle comme casseur des monopoles Apple, Microsoft, etc. (clients propriétaires). En fait un clivage/union au sein d'Unicode. Ou bien on s'unit ou cela casse : n'oublions pas que IDNA2008 a véritablement changé l'architecture de l'internet et donc leur terrain de bataille commercial actuel, sans changer le code. Seul Vint a vu. A lui de jouer à ce niveau. - passer au niveau sémantique où la Gougle ne peut pas suivre sauf à tuer sa poule aux oeufs encore dorés : la pub. Donc la Gougle reste à son niveau, et en devient moins dangereuse.On passe à une économie jamais réellement envisagée ni jouée : celle des réseaux intriqués. Tout le monde gagne un peu d'argent avec tout le monde. Le savoir devient la richesse, quelle est la monnaie ?

Mais, mais, mais ... Suzanne Sene a, semble-t-il, d'autres directives (représentante US au GAC) qui _peuvent_ résulter d'une évaluation correcte de l'impact de cette évolution architecturale sur la pub et les marques. Les USA ne sont plus des industriels d'autre chose que des marques. Il faut protéger les TMs à mort quitte à casser l'internet du "futur". Même en supprimant le projet, absurde, mais oh! combien travaillé, des gTLDs, et en rendant l'ICANN à terme un bureau de l'ISOC (IANA) à l'ONU. Même en sabotant l'innovation fondamentale, c'est-à-dire celle qui tient compte des incrémentaux, ne repousse pas la disruption, mais repart des fondamentaux et peut se reconstruire différemment.

Intéressant. La réponse est celle à la mubarackobamania : une autre façon de gérer la bande passante, l'information, etc. que celle des contraintes du web. Non pas alternative, mais subsidiaritative (un mot que la nouvelle architecture du net devrait peu à peu affiner et affirmer).

jfc








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