Comme suite à l'annonce de la journée d'étude scientifique sur Wikipedia, l'explication de mes attentes.

Vous trouverez sous http://wikifutura.net un début de travail de réflexion sur le "wiki 3.0" qui diluera le phénomène Wikipedia dans une problématique plus large bien amorcée par Wikimédia Allemagne avec wikidata (http://www.wikidata.org/wiki/Wikidata:Accueil_principal), mais que se refuse à considérer l'association Wikimédia France [je force un peu pour les pousser à s'en expliquer s'ils le souhaitent], alors même que par son propre accord avec l'INRIA et le Ministère de la Culture elle y est déjà aussi rentré à reculons.

Pour bien comprendre la logique réseau derrière ces 1.0, 2.0, 3.0 telles que je les utilise, nous sommes ici dans les couches "6 présentation", "8 interopérations", "9 interapplications" d'un modèle OSI étendu (OSEX).

- le réseau internet souffre de l'absence de sa couche 6 présentation que remplace en partie le Web, SSH, etc. Ces patchs fournissent un sentiment d'utilisation "1.0".

- ce "1.0" correspond à une configuration virtuelle du réseau en "maître-esclave". Tout est centré sur le serveur. L'échange d'information de type mail se fait comme ce message.

- le "2.0" correspond à une évolution vers le "client-serveur "et des échanges entre le navigateur et le serveur. C'est dans le cas du patch Web les solutions de type AJAX et RESTfull. L'échange d'information type mail passe au niveau Wiki (assez gros travail de lecture et de présentation sur le client navigateur).

- le "3.0" correspond à une évolution vers le distribué et donc le "pair à pair". Tout devient centré sur le réseau. Dans le cas du patch Web, c'est l'évolution que l'on voit arriver avec les développements de type Apache CouchDB, Wakanda (js.everywhere), etc. C'est l'évolution vers la méthode que j'appelle ASAP c'est-à-dire "Applications and Services As a Protocol" coordonnée peu à peu selon un OS réseau (netix). Dans ce contexte les applications ne sont plus définies comme des Applications locales, mais des Applications globales et des Services étendus qui dialoguent entre eux avant de produire un résultat "virtuel" à partir des données réelles obtenues de différents serveurs. Dans le cas du Wiki 3.0 cela généralise le concept de wikis fédérés exploré par Ward Cunningham le concepteur du wiki. En fait cela dissocie la question de la réponse.

Ainsi dans le cas de Semanticpedia (http://semanticpedia.fr/) la question va vers le serveur sémanticpedia qui en évalue la sémantique et la route vers la source de réponse optimale. Dans la mesure ou sémanticpedia a passé des accords avec différents wikis et où si possible ceux-ci utilisent le même protocole de réponse (ce qui est le cas visé par wikidata. Le serveur n'est plus le centre du processus, mais un sous-traitant d'un concentrateur/gateway.

- on peut alors pinailler sur un "3.5" qui correspondrait à l'inclusion de cette gateway sur la machine client. Ma vision est plus simple : c'est celle de comprendre le réseau comme un agrégat agorique (agora de logiques diverses) d'objets supervisés au nom de chaque utilisateur par son "IUI", interface d'utilisation intelligente. C'est l'idée qu'a repris Vint Cerf avec Google+ qui tire pleinement avantage de l'architecture multiservice de Google pour unifier l'expérience utilisateur. Dans le cas de Google+ ils offrent une unification chez eux, dans mon approche généralisée les IUI sont chez l'utilisateur. C'est ce que j'appelle l'internet+ (le PLUS étant les couches 6,8,9 comme des Plugged Layers on the User Side) (cf. IETF/IUCG - http://iucg.org/wiki)

Il est probable que l'équilibre se fera selon une architecture intégrée ou des services seront de type Google+, d'autres de type Sémanticpedia et d'autres de type Navigateur Intelligent le tout sous le contrôle d'un superviseur personnel à chacun, à interface sémiotique du tout en entrée et sortie (toutes les formes d'intercompréhension possibles). C'est alors le niveau de l'"intersem" (internet sémiotique), où les couches réseau (1-5) seront assurées via de multiples technologies (dont TCP/IP), la couche 7 (ex. DNS étendu) commune ou interactive constituant le "bout en bout", le reste avant la socket étant (selon la définition de la RFC 1958) la frange où se localise l'intelligence.

Si cette intelligence ne gère que des contenus passifs (ce qui est mémorisé) des serveurs, nous sommes dans un internet+ de plus en plus intelligent. Si cette intelligence rejoint les rangs de l'IA et se met à travailler sur des contenus actifs (incluant l'appel à des bots extérieurs, que j'appelle des "slot" (specialized local operating taks) nous sommes rentrés dans le domaine de ce que j'appelle donc l'intersem qui va par exemple, dans le cas du Wiki réagir à une demande de question opérative, c'est à dire du type "si nous dépassons l'altitude du Mont-Blanc, annonce-le nous en chantant "we are the Champions"". Il va:

- comprendre la question
- interroger les différents datawikis et wikis.
- égaliser les réponses en terme de présentation (langues, cultures, unités métriques, etc.) - décider d'une hauteur du Mont-Blanc consensuelle entre les wikis (et donc multiconsensuelle entre les contributeurs)
- entrer les données de l'altimètre.
- connecter la diffusion de l'avion.

- envoyer la réponse l'altitude atteinte en utilisant le fichier de "We are the champions" dans la version préférée de l'équipe sportive transportée en classe affaires, obtenue de la même manière par le recoupement des métadonnées connectées à travers les syllodonnées (liens intelligents entre les métadonnées), sur les passagers. Ceci sera nous sera plus clair lorsque l'on pourra travailler plus sérieusement ensemble sur « ALFA », (Architecture Libre/Free Architecture). En fait je me propose de l'étendre sous le nome « ALOA » (Architectonie Libre/Open Agorics) dans la perspective « objet » de l'approche agorique dont la topologie se précise. J'ai soutenu hier dans une présentation duale, à la suite de la publication du Livre Blanc de la Défense et de la Sécurité qui reconnait au cyberespace la qualité d'environnement, où je présentait le cyberespace comme la surface de la digisphère. Ceci semble ouvrir de grandes simplifications, mais avant de reparler de la métaphore je veux d'abord la valider par le test d'O.Auber, c'est-à-dire l'intégration des perspectives qui doit y être d'évidence.

Je rappelle la définition qu'Olivier en a donnée : "Pour répondre à Jfc sur mon acception de la notion de "perspective" : ce qui m'intéresse pour ma part c'est la rétroaction des modèles sur les phénomènes humains modélisés. Tous les dispositifs techniques que nous créons et utilisons répondent à des modèles de l'humain qui établissent des "perspectives" au sens fort (des "perspectives numériques") dont les points de fuites sont des codes (des codes de fuite) issus de ces modèles. Il est dès lors possible de réfléchir sur les conditions de "légitimité" des perspectives en question (j'ai ma petite idée là-dessus) et d'observer comment les humains (non pas les agents) sculptent ces perspectives, les font évoluer, et parfois les mettent en défaut de manière inattendue. Je crois que les modèles aussi sont en compétition darwinienne et que leur "légitimité" est un avantage évolutionnaire majeur. N'est-ce pas le propre de l'humain que de faire péter les modèles, sortir des gonds, repousser les frontières, bref d'opérer la sélection, éventuellement entre ceux qui voudraient l'encadrer.

Je prends le car de la rétronormalisation que je pense être le nouveau nom de la colonisation version XXIe. La norme décrit la normalité. Le standard dit comment l'utiliser pour parvenir à un artefact compatible avec les besoins d'une utilisation. Par là, l'utilisation des objets standardisés va modifier les usages. Et donc la normalité. Exemple : internet. Le but est de transporter des bits. On est arrivé à un standard il y a trente ans. Depuis le "statUS quo" est la manière de rétronomaliser nos usages de ce transport selon la normalité des parts de marchés de l'industrie américaine et donc dans la perspective de la protection de ses parts de marché.

jfc


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