En un mois (13/11-13/12) la France a rencontré trois expressions
lourdes de la nécessité "holitique" du monde des réseaux des réseaux.
Attentats, COP21, régionales, la réalité de la localité globale de
notre temps pose la question de la porosité des VGN (virtual glocal
networks/nations).
* Les attentats montrent une porosité dans le sens out->in,
* la COP21 de la porosité générale où nous avons joué in->out
* et les régionales l'impact le in<->in.
* De façon latente nous avons le sujet out<->out de la cybernité de
la guerre globale (tous contre tous) que Dominique évoquait hier et
pour laquelle je plaide pour une doctrine régalienne, civile,
industrielle et mondiale (pour reprendre les quatre pôles/domaines
identifiés par le SMSI) face au changement général de non retour de
la singularité.
Les calforniens tentent de nous embarquer dans le "post-humain" d'une
singularité à venir. Il y a là une erreur de diagnostique. La
singularité est advenue le 21 janvier 1889 lorsqu'a été publiquement
reconnu le diagnostique de Henri Poincaré concernant les "n-corps" :
le monde n'est ni géo ni héliocontrique et Newtonien, il est
cosmologique, relatif et Einsteinien et donc aussi quantique. Louis
Pouzin et Benoît Mandelbrot nous en ont donné la clé qui a manqué à
Aristote : il est (dans les deux sens) le réseau de réseaux de
réseaux de réseaux etc... jusqu'à l'insécable démocritéen. Nous avons
touché l'atome qui sémantiquement est la donnée, dont les particules
ultimes sont le oui/non, le 0/1, le vrai/faux et physiquement le quantum.
Dans notre quotidien ce n'est plus la "polis" (la cité), ses
politiques, ses trois archontes, la prise de décision par le club de
ses élites affublée du titre de démocratie (le multipartieprenance
nord-américaine). C'est le "holo", l'entièreté du tout dans les
réseaux duquel (la complexité = maillage) les structures humaines
(nous voulons une société de l'information "people centered, à
caractère humain, centrada en la persona") doivent s'adapter à la
globalité de la mondialité des échanges et de la multidisciplinarité
gallopante. Nous avons a étendre notre pensée à l'holocratie de
l'omnipartieprenance. Parce que c'est comme cela que marche le
routage d'un réseau dont la prise de décision est l'émergence
pratique : on se concerte pour comprendre et s'intercomprendre, on
décide pour soi, on s'ajuste au mieux, et on codifie la stabilité de
ce qui a émergé sous formes de lois et protocoles ("la constitution
est le code source")
Mais combien de nos politiques sont des holitiques ? (sinon au sens
d'origine anglo-saxon - où se complet tant la digicide académie
française - de "holydays").
Je crois à l'influence des métaphores vécues sur la pensée humaine
(cf. R.B. Fuller : "on ne change pas l'homme, mais son environnement
auquel il s'adapte"). La France et bien des pays ont la doctrine que
la gouvernance de l'internet nous est un banc-test commun
d'expérimentation pour la gouvernance en soi des grands sujets
mondiaux communs. Il est manifeste que le banc-test français général
de ce dernier mois est une base d'études et d'enseignements précieux,
pour autant que l'on puisse faire abstraction des orentations
politiques locales (France) et des épidermies personnelles.
C'est pourquoi je pense que la recherche et le déploiement de
solutions "philotechnosophiques" heureuses dans le domaine du catenet
(la base du réseau, hors influence de la pensée unix et commerciale
américaine, mais tenant compte de ce qu'elle a déployé [IP]) peut
être bougrement utile à tous les "holitiques" sincères. Cette
approche a l'immense avantage que ses différents modèles possibles
puissent être envisagés en commun, simulés, déployés dans une
globalité spécifique, testés, compris (ou non) et corrigés
(intelligement ou à tatons). C'est ce que je suggère avec l'idée de
communauté XLIBRE (http://xlibre.net).
jfc
PS. Je note que j'ai du quitter la coalition IETF qui s'est fait
harakiri en se subordonnant à la communauté globale du dollardieu.
RFC 6852 : "les communautés globales" sont conduites par leur marché.
J'en reste pour moi à la recherche immémoriale des "deux ex machina"
(aujourd'hui réalisés dans les bots, de la cobotique du cyberespace)
pour qu'ils ne soient pas utilisés pour contraindre la liberté de
choix et la liberté de mouvement intellectuel humaine naturelle
(pensée) et artificielle (cobotique). C'est ce que je reprends de
Wiener "l'homme a créé la machine à son image" en ajoutant "et à la
convenance de certains : il nous appartient de la mettre à la
convenance de chacun." Ceci n'a rien de politique et tout de holitique.
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