At 11:12 03/01/2016, Yvon Rastetter wrote:
Jamais je n'ai tant entendu parler de philosophie, avec un retour sur ce qui fonde nos références culturelles, que dans cette période de transformation numérique. On doit en travailler la reliance ( cf Edgar Morin) avec les autres et tisser des liens entre les savoirs et les expériences. Informaticien, j'ai travaillé pour introduire les sciences humaines dans les processus d'informatisation pour éviter les grands échecs que nous avons tous vécus ; le dernier en date étant Louvois.

Je comprends. Je reconnais que ce ne sont pas mes domaines. Je suis orienté interrelationnels libres (relawares) au service des gens. Je suis bien entendu intéressé par ce qu'ils en font après, mais pour répondre à leurs attentes, éthitechniquement pas pour les influencer dans la manière de les utiliser. Cela rélève de leur décision.

Je constate avec satisfaction que cette démarche se retrouve dans la place donnée aux utilisateurs par les méthodes agiles et incrémentales. J'y participe dans un projet dont j'anime l'agora ; comme j'ai participé à le faire comprendre à la communauté du libre, avec des membres de la génération suivante.

Peut-être que de situer ce projet pourrait aider à mieux raisonner ensemble ?

Dans le cadre des humanités numériques, nous avons besoin des réflexions menées sur l'œuvre de Gilbert Simondon, à l'IRI, mais aussi ailleurs, au CEA et à l'école des Mines.

J'entends ces noms/ces mots. Je tente de les comprendre à travers les analyses de wikipedia (ils me sont trop compliqués dans des textes vastes et nombreux). Aurais-tu ou te serais-tu fait une synthèse qui permettrait de situer ce que cela veut dire ? Je tente de mettre les mots nécessaires à la description de la réalité actuelle dans un vocabulaire en ligne et de me ralier aux mots qui "hordubuzz" qui se stabilisent.

Je n'essaie pas d'inventer des néologismes qui ne sont partagés par personnes,

Je suppose que ceci est une remarque concernant le mot "memlab". Si tu entres http://memlab.org tu te retrouves sur le brainlab de l'université de Boston qui travaille "with healthy young and older adults to examine cognitive and brain changes associated with aging".

mais j'essaie de relier les compétences et les générations. L'anthropologie nous montre qu'une société où les liens intergénérationnels se délitent est en danger.

Je pense que tu vois que nous sommes d'accord. Mais j'ajoute à cette notion d'intergénérationnel celle d'interelattionnels et d'intermémoriels artificiels et ce qui concerne la donnée - plus ma partie. Pour le naturel j'aborde plus par le juridique, et par la possibilité des ondes cérébrales. (nous avons tenté un temps un projet entre membres du comptoir).

Concrètement les fablab sont des lieux ou les seniors peuvent apporter leur expérience sur la gestion de projets, la déterminations d'objectifs qui permettront à de jeunes d'être des acteurs et pas seulement des consommateurs et parfois de construire leur activité professionnelle. Il faut s'inspirer des expériences de terrain, comme celle de Simplon.

Très exactement. Je vois que Lannion innove dans le domaine en ayant un cowork. C'est une tentative sur Montpellier mais qui est difficile à situer. (Nous avons eu un cowork éphémère et tentons d'en faire tourner un hors fablab)

Je n'ai pas besoin de réfléchir à une notion comme 'memlab' .

Cela je le comprends, c'est moi qui soulève ce sujet là.

Si je commence à parler de cela à mes partenaires, je suis sûr qu'ils vont me demander 'kesako' ?

Oui. Comme pour tout nouveau projet dans un fablab. Je tente de compiller des idées, solutions, propositions sur la problématique mémorielle artificielle de 7 à 177 ans (cf. le décatiléthon : http://ca-va.club/index.php/Le_d%C3%A9catilethon Les droits d'auteurs durent 70 ans après le décès; les jeunes ont droit à leur mémoire familiale, etc. l'héritage intellectuel peut -etre plus important que l'héritage materiel ou foncier.

J'essaie d'intégrer dans leur fablab des anciens qui ont le temps et l'expérience pour l'aider à ce développer. Pour cela la tâche principale est de casser les stéréotypes sur l'âgisme, le jeunisme qui minent notre société et empêchent cette coopération naturelle.

Oui. Comme je l'ai souligné, la loi sur l'adaptation de la société au vieillissement (http://ca-va.club/index.php/ADSOVI que je vais chercher à faire commenter au fil du temps) apporte une approche précieuse qui est la continuité de la perte d'autonomie (handicap, accident, maladie, âge) : c'est un problème immédiat pour tous.

Tout mon combat juridique est pour tenter d'obtenir dans les années qui viennent une jurisprudence qui nous concerne pratiquement tous : la protection des personnes agées intellectuellement actives et la transmission de leur entreprise d'artisanat intellectuel. Les apports et les droits de séniors valent bien ceux des majors.

Je suis content d'avoir entendu mardi un trentenaire animateur du fablab dire que c'est scandaleux de considérer que les gens de 50 ans ne valent plus rien.

:-)

On refait le point en fin de mois pour savoir si leur dossier Fablab Solidaires que j'ai contribué à améliorer va être accepté par la Fondation Orange.

Tiens nous au courant !

jfc



Yvon Rastetter
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