https://code.etalab.gouv.fr/
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En tant que MontpelNet nous envisageons une plateforme de recherche
civile liée à une boutique des sciences sur 1) ce qui peut être fait
à partir des logiciels libres existants tant pour la recherche, que
l'enseignement et la vie metropolitaine et 2) sur la mise en place
d'un laboratoire de développement de fonctionnels libres si nous
pouvons réunir des développeurs intéressés en un pôle de
compétence/apprenance erlang/elixir - Intéressés me contacter directement. jfc
------ Acteurs publics:
Pour tenter d'accélérer le mouvement d'ouverture des codes
informatiques des logiciels publics et de faire la lumière sur les
efforts déjà consentis, la mission Etalab a lancé un site "porte
d'entrée" sur l'ensemble des codes ouverts par des administrations
publiques. Elle publie également un guide d'accompagnement juridique
pour lever les doutes.
Un site pour les rassembler tous. À l'image de Data.gouv.fr pour les
données publiques, la mission Etalab a lancé, mercredi 9 octobre, un
site pour réunir l'ensemble des codes informatiques des logiciels
développés et ouverts par des administrations publiques. La
publication de ces codes, considérés comme des documents
administratifs, est une obligation fixée par la loi Lemaire de 2016,
qui a consacré l'open data par défaut des données publiques.
En réunissant les codes ouverts par les administrations, Etalab
nourrit plusieurs ambitions. Il s'agit d'abord d'"amener les
administrations à s'emparer de deux problèmes : celui de la
dispersion des endroits où sont publiés les codes sources et celui de
se demander dans quelle démarche s'inscrit leur ouverture". À l'heure
actuelle, les codes informatiques sont en effet dispersés sur une
pluralité de plates-formes, appelées "forges", telles que GitHub,
GitLab ou Framagit. En fonction des administrations, et même des
services au sein d'une même administration, les codes peuvent être
publiés sur différentes plates-formes, privant l'État d'une vision d'ensemble.
Donner de la visibilité
"L'État joue ici son rôle en proposant une information centralisée et
en vérifiant que les comptes d'organisations ou que les groupes
référencés sont bien liés à des organismes publics", explique Bastien
Guerry, le référent "logiciels libres" de la direction
interministérielle du numérique et du système d'information et de
communication de l'État (Dinsic). Une manière, donc, de donner de la
visibilité à ces codes déjà ouverts, aussi bien auprès des agents et
administrations que de la société civile.
C'est d'ailleurs l'un des objectifs poursuivis avec le lancement du
site que de montrer au plus grand nombre, au sein et en dehors de
l'administration, que "l'État ouvre déjà beaucoup de code", selon le
référent de la DSI de l'État. Cela permet en outre aux citoyens qui
le souhaitent de savoir où chercher pour analyser ou réutiliser du
code développé par des administrations publiques, et de savoir à
quelle porte frapper pour éventuellement entrer dans une démarche
plus contributive pour aider à améliorer ces logiciels.
"D'un point de vue politique, il ne faut pas attendre de la
libération des codes sources qu'elle permette à la société civile de
fournir des services spécifiques à la place des pouvoirs publics,
argue de son côté Étienne Gonnu, de l'Association de promotion du
logiciel libre (April). Ouvrir ainsi les sources à des personnes qui
ont des approches, des besoins et des envies diverses, et donc un
imaginaire différent, doit justement permettre des usages inattendus
et innovants."
Enrichissement continu
Le recensement des codes ouverts n'a rien d'automatique. Il a d'abord
fallu à l'équipe d'Etalab aller retrouver dans la jungle des
plates-formes de publication les comptes des administrations, pour
celles qui en ont. Un premier balayage manuel mais indispensable pour
ensuite pouvoir rapatrier automatiquement les codes publiés. Par
conséquent, tous les comptes d'organisations publiques n'ont pas été
identifiés, le recensement n'est donc pas exhaustif.
Pour l'heure, le site est raccordé aux 2 529 dépôts ces espaces
dans lesquels sont publiés les codes sources des 152 organisations
publiques identifiées à la main. En tête de liste, on retrouve
naturellement la mission Etalab et l'incubateur de start-up d'État
Beta.gouv, mais aussi Lutece, un projet porté par la ville de Paris,
ou encore l'Agence nationale de la sécurité des systèmes
d'information (Anssi), très proactive en la matière.
Puisque le site se contente d'aller chercher les codes publiés sur
des plates-formes tierces, ce n'est pas lui qui héberge les codes.
Etalab s'est toutefois associé au projet Software Heritage, initié
par l'Institut national de recherche en informatique et en
automatique (Inria) pour en garantir la pérennité, au-delà de la
fermeture ou du changement de politique de ces forges gérées par des
entreprises privées.
Changement de posture de l'État
Ce site constitue la vitrine officielle d'un travail entamé en
coulisses il y a près d'un an par Etalab. Un travail qui s'inscrit
dans une démarche plus globale d'ouverture remontant au début des
années 2000. En 2012,
<http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2012/09/cir_35837.pdf>la
circulaire Ayrault sur l'usage des logiciels libres exposait les
avantages et inconvénients de ces logiciels et affirmait la position
de l'État en la matière. Par la suite, la publication annuelle du
socle interministériel des logiciels libres a permis de mettre en
lumière les logiciels utilisés et soutenus par des administrations publiques.
Mais pour accélérer le mouvement et légitimer la contribution des
agents aux logiciels libres sur leur temps de travail, la Dinsic a
élaboré et diffusé en 2018 sa
<https://www.acteurspublics.fr/articles/letat-veut-insuffler-aux-agents-publics-la-culture-de-l-open-source>"politique
de contribution aux logiciels libres". Son rôle : décrire les bonnes
pratiques en la matière et surtout encourager les agents à contribuer
à l'amélioration des logiciels libres utilisés par le public et à
être reconnus pour cela. À ce titre, l'April préconise d'aller plus
loin et imagine "un droit de contribution des agents publics à des
projets de logiciel libre, à l'image de la décharge syndicale".
Car, comme l'expliquait Bastien Guerry
<https://www.acteurspublics.fr/articles/bastien-guerry-le-logiciel-libre-a-besoin-dune-vraie-strategie-de-mutualisation-au-sein-de-letat>dans
un entretien à
<https://www.acteurspublics.fr/articles/bastien-guerry-le-logiciel-libre-a-besoin-dune-vraie-strategie-de-mutualisation-au-sein-de-letat>Acteurs
publics, le recours aux logiciels libres présente un certain nombre
d'avantages en matière de maîtrise de sa propre informatique et donc
de souveraineté numérique, d'internalisation des compétences, ou
encore d'économies générées à travers la mutualisation.
Politique de contribution
Cette politique est notamment synonyme d'un changement de
positionnement pour l'État, qui consiste à dire que les
administrations ne doivent pas seulement être consommatrices mais
aussi productrices de logiciels libres. Une communauté de "hackers
d'intérêt général" a ainsi vu le jour, sous la houlette de la Dinsic,
pour réunir les développeurs internes mais aussi externes à l'État,
et elle ne demande qu'à grandir.
Avec le lancement de <https://code.etalab.gouv.fr>ce guichet unique
des codes informatiques de l'État, la Dinsic met le premier coup de
pédale pour concrétiser les ambitions de cette politique de
contribution. Elle s'attend désormais à ce que les administrations
déclinent chacune leur propre politique open source afin de dépasser
la simple publication des codes et de mettre en uvre une véritable stratégie.
Un guide pour lever les doutes
La mission Etalab a profité du lancement de son portail pour publier
<https://guide-juridique-logiciel-libre.etalab.gouv.fr/>un guide
juridique à l'attention des administrations. Il permet, de façon très
pratique et simple, de répondre aux questions "dois-je publier mon
logiciel ?" et "comment dois-je le publier ?" La réponse est formulée
en fonction de la taille de l'administration détentrice du code, de
sa soumission au secret défense ou à des droits de propriété
intellectuelle tiers
Le guide s'adresse moins aux développeurs
eux-mêmes qu'aux agents et aux managers en général, afin de répondre
à leurs interrogations concernant l'opportunité de publier ou non
leurs logiciels.
par Emile Marzolf
11 octobre 2019, 12:33, mis à jour le 11 octobre 2019, 12:37
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