Une seule question vous tracasse, et la réponse n'arrive pas. Quelle est-elle?
Tout simplement celle que tout spectateur se pose en voyant l'homme aux bas noirs désigner le point de la sentence suprême : " Y avait-il pénalty? "
Mais avant d'en arriver là, et avant d'atteindre le baisser de
rideau de l'acte III réparateur, il faut que les acteurs de ce mini-drame
en 3 actes aient déjà bien joué leur partition.
Malheureusement, tous les acteurs ne se valent pas. Tout comme dans
un tribunal, où tous les juges sont inégaux devant la loi.
Pourquoi? Tout simplement parce que cette dernière est assez
floue pour donner un large champ aux talents de nos meilleurs artistes.
Certains sont des étoiles filantes qui se font véritablement
arrêter en pleine course. D'autres de simples Polichinelle croyant
se trouver dans un cours de Monsieur Marceau.
Reste à être assez convaincant pour s'attirer les faveurs
des juges. Tout comme pour le patin à glace, la fluidité
et la sobriété sont souvent plus payant que les prises de
risques et les gestes inutiles.
La meilleure des recettes est donc souvent la plus simple :
- au premier acte, s'engouffrer dans un espace en direction du Paradis
terrestre et de Saint-Pierre. Tout bon coéquipier se fera alors
un plaisr de vous mettre sur orbite.
- après le décollage, l'accélération, puis
le moment décisif : le larguage du petit objet qui était
satellisé autour de vos pieds. Qu'importe la direction, pourvu qu'on
évite Saint-Pierre venu les bras tendus à votre rencontre
pour vous accueilir. Il ne vous reste plus qu'à vous jeter avec
allégresse dans les bras de votre bienfaiteur qui ne peut plus alors
que vous cueillir en plein vol. Et Monsieur l'arbitre, au vu de son réglement
et en toute bonne foi, ne peut plus que bénir ces retrouvailles
par un coup de sifflet autoritaire.
- il ne vous reste plus qu'à catapulter le ballon dans les filets
adverses.
Les meilleures écoles : les joutes internationales.
Demandez à Trézéguet comment embrasser Lama, aux
auxerrois comment abuser Monsieur Sars, au jeune et déjà
prometteur Maoulida comment décoller de 20 cm pour le plus bel envol!
Les grands d'Europe l'ont bien compris.
Quant à nous, petits sangliers besogneux, notre générosité
dans l'effort n'a dégal que celle que l'on affiche envers notre
adversaire. Mon cher Pius, si au lieu de faire durer le suspens de manière
interminable, tu pouvais catapulter tes ballons au fond quand le ballon
est sur le point de réparation et poussser ton ballon de côté
puis buter dans un Cassard se précipitant à ta rencontre,
tu nous rendrais un fier service au palpitant.
Tu pourrais alors rentrer dignement dans le cercle fermé des
grands d'Europe, ceux qui ont compris qu'en football, la première
des vertus était de posséder des vices.
Ah cette coupe des vices tant chérie, ne sera telle jamais gagnée que par des tennismen ou des Canaris?
Allez les Sangliers, les Grands d'Europe vous attendent pour vous apprendre encore quelles ficelles du métier.
S.A. alias Sanglier Arden
PS : quant à notre cher ami Pascal G., il siffle toujours aussi bien les poussettes dans le dos, mais oublie toujours dans la foulée un plaquage rugeux du plus bel effet. Pour ne pas donner à penser qu'il arbitre par compensation selon ses propos. Pas de progrès en perspective. A quand un petit tour à Albeau pour le goudron et les plumes, Monsieur Garibian?
