Et non, point question de parler de notre magazine r�gional hebdomadaire
qui nous fait d�couvrir notre belle r�gion. Encore que...
Samedi, elle nous avait convi� � un de ses plus fameux banquets. Un
festin royal comme il ne s'en �atit pas d�roul� depuis 25 ans : Le
Derby contre notre fr�re ennemi Troyen en D1. Toute l'Ardenne �tait
par�e et aborait ses couleurs f�tiches. De l'herbe aux vignes, du sapin
au marronier, des voitures aux habitants, des bottes aux parapluies,
tout transpirait le rouge et le vert.
De transpiration, on n'en vit pas une goutte. Ah, l'Ardenne, toujours
aussi indomptable que la Meuse en crue. Toujours aussi exigente envers
ses habitants.
Loin de rester chez soi enferm�s au chaud � attendre que le match tourne
comme l'ann�e derni�re en jus de boudin, ils �taient l�. M�lange de
curieux, de nostagiques, de passionn�s, serr�s comme des saucisses pour
mieux se rechauffer, debouts pendant 3 heures, avec le sourire et sans
broncher. De vrais supporters...
Comment se rechauffer, nous l'avons vite compris : chanter, gronder,
applaudir. Une ambiance des soirs de gala ... pour un match de gala.
Sur le terrrain, le match d�marra pied au pancher pour les sangliers. 3
corners et puis plus rien ou presque. Nos petits gabarits, embourb�s
dans la pelouse, se faisait administrer une petite le�on de passe � 10
par des grands Troyens pas gauches. On se croyait sur une autre plan�te.
Les maillots venaient d'�tre �chang�s. Nos petits hommes verts s'�taient
envol�s et les extra-treestres �taient en face, emmen� par un Arpinon
des grands soirs.
Et nos joueurs dans tout �a? Ils avaient rev�tus le costume de leur
adversaire, celui qui allait si bien � leurs glorieux a�n�s ouvriers :
le bleu de chauffe. Ils s'appliquaient � tenir la t�te hors de l'eau.
Les vagues adverses d�ferlaient, de plus en plus dangereuses. La c�te
d'alerte �tait pr�s d'�tre atteinte � plusieurs reprises, notamment sur
une t�te en retrait de Mamard prolong�e par un Djukic toujours aussi �
l'aise dans le r�le de poison, un peu moins dans celui de poisson. La
pluie glaciale s'�tait trop rapidement transform�e en sueurs froides.
Et les Sangliers dans tout �a. Serr�s eux aussi. Trop timides et
g�n�reux pour de terls adversaires. Les ballons �taient beaucoup top
vite perdus. Parfois m�me donn�s comme sur une passe directe de notre
Nico national � un Gadzhi dont le lob fut heurteusement trop mou.
Et pas une patate chaude � se mettre dans la gueule. Ou si, un tir de Di
Rocco que le contre d'Heurtebis lui ram�ne. Et un adversaire � quatre
pattes qui joue au sanglier en se relevant alors qu'il l'enjambait et le
fait tomber. Vous connaissez mon avis sur les p�naltys. Et le plublic se
mit � chambrer Mr Veissi�re, assez incoh�rent depuis le d�but de match.
Le slognan, vous vous en douter : "Garibian Ouh...". Il faut dire que ce
dernier est son copain d'entrainement. Pure con�ncidence? certes!
Toujours est-il que Mr Veissi�re est devenu maintenant son copain de
chambr�e...
Puis, bient�t une �claircie. Tr�s timide, mais durable. Le moteur d'en
face, � force de jouer � l'ATAC, commen�ait � se fatiguer. C'sest l� que
le co�quipier d'autrefois, le grand Alex, en profita pour solliciter un
relais avec l'in�puisable Pierrot. Et d�s l'entrer de la surface, son
tir puisssant crois� � raz de terre vint mourir sur l'int�rieur du
poteau et faire trembler les filets.
Joie intense, les Sangliers avaient encore courb� l'�chine et laisser
passer les chevrotines pour mieux charger en contre.
Pas malheureux sur ce coup, mais beaucoup plus 2 minutes plus tard ou
uEddy se jettait pour prolonger une balle en profondeur pour Gadzhi mais
pas suffisamment pour emp�cher l'attaquant de glisser le cuir entre les
jambes de notre grdien sorti � sa rencontre.
Le score �tait plus conforme � la partie et les Troyens enfin
r�compens�s de leur prestation l�ch�e.
La mi-temps �tait proche, mais pas assez pour emp�cher Pierrot de
reprendre une balle mal d�gag�e � l'entr�e de la surface et d'envoyer un
missile qu'Heurtebis enlevait de sa lunette au prix d'une belle envol�e.
A la reprise, les consignes allaient payer rapidement. Apr�s moins de 5
minutes, Piupiu, jusqu'alors tr�s discret, s'�chappait c�t� droit,
lan�ait Pierrot en profondeur dans la surface qui s'emmenait le ballon
jusqu'� la ligne de but etredressait le ballon aux 6 m�tres ou le
revenant Alex �tait le plus prompt pour pousser le ballon au fond.
Les Troyens s'�vertuaient alors � faire circuler le ballon pour
d�s�quilibrer un bloc Sedanais bien en place. Quelques ballons chauds et
quelques tirs trop lointains n'inqui�teraient plus des Sangliers domin�s
mais solidaires.
Emouss�s par beaucoup d'efforts, les Troynes laissaient m�me les
derni�res banderilles � leurs vaillants adverses.
Pour miser sur le bon cheval, il fallait jouer plac� et ce fut ganagnt.
Apr�s les f�licitations d'usage entre supporters et joueurs, le vieil
Emile Albeau chavirait de bonheur � l'annonce du r�sultat de Marseille
qui propulsait Sedan � la premi�re place de la D1 pour une nuit pleine
d'espoirs et de r�ves.
Apr�s l'UEFA, la Champion's League. Que neni! Le plus dur reste � venir
avec la confrontation � 8 des 10 premiers pour arriver � mi-parcours. 37
points � prendre, donc encore 11 lors de ces matchs-l�.
Que la route va sembler longue, mais unse chose est s�re. Le championnat
cette ann�e n'a pas de petite �quipe et les vainqueurs d'un soir peuvent
facilement �tre les punis du suivant. Demandez donc aux canaris qui,
face � Rennes, ont bien ri, et ont explos�s face � Paris.
En tout cas, il est vraiment hors norme, tout autant que notre stade
v�tuste qui profite de son dernier tour d'honneur pour vibrer une
derni�re fois aux choeurs de la D1. Vraiment d�sol� de ne point mieux
vous recevoir chers et talentueux adversaires. L'ann�e prochaine sera un
autre tome de la saga des Sangliers des Ardennes.
En attendant, que celui de la saison continue de se remplir de ses plus
belles pages.
Allez Sedan, allez les Verts et Rouge!
Et comme le dirait mon p�re du stylo, notre cher beuqueux de l'Ardennais
interview� pour Dimanche � Stade 2 (Yanny Hureaux vous l'avez reconnu) :
"c'est si beau l'Ardenne qui gagne, yauque nem ?"
Un spectateur tremp�, sans voix, mais HEUREUX
Sanglier Arden
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En cas de gros probl�mes, mod�rateur : [EMAIL PROTECTED]
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