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Bruno Metsu en visite � Sedan. 
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Toujours le m�me, le s�lectionneur du S�n�gal a revu avec plaisir ses anciens joueurs. 
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En milieu de semaine, Bruno Metsu a pass� quelques jours dans les Ardennes. Entra�neur 
du CSSA de 95 � 98, Bruno le fauve n’a pas chang�. Toujours la m�me crini�re, 
bronz�, rayonnant, les retrouvailles ont �t� �mouvantes avec ses anciens � petits � 
N’Diaye, Sachy... Quelques semaines apr�s la qualification de l’�quipe du 
S�n�gal dont il est le s�lectionneur, Bruno Metsu nous redonne quelques nouvelles de 
lui : 
� �a va, je vais bien, je mange bien... Non, je rigole. Non, l� c’est vrai 
qu’on vient de faire un truc avec le S�n�gal en se qualifiant pour la CAN et la 
coupe du monde. On a v�cu une aventure merveilleuse. Ce que j’ai v�cu avec les 
S�n�galais, c’est un peu ce que j’ai v�cu avec les Sedanais. C’est 
une histoire d’amour, de passion, une histoire d’hommes. Je suis arriv� au 
S�n�gal avec peu de moyens. C’�tait un peu la pagaille, pas de but pour 
s’entra�ner. J’ai red�couvert ce que j’avais v�cu � Sedan. Avec la 
qualification, �a devrait faire bouger les choses. �
Bruno reste un Sedanais de coeur apr�s avoir fait remonter le club en D2 : 
� Je suis toujours fier des Sedanais, toujours � l’�coute de leurs r�sultats 
m�me au  S�n�gal. Je suis partag� entre l’Afrique et la France. Je suis plus 
souvent en Afrique mais avec tous les satellites, on voit tous les matches. On est 
m�me mieux lotis qu’en France parce qu’on voit trois matches de D1 chaque 
week-end. Je reste donc en contact avec ce qui se fait en France et aussi, je suis 
oblig� par rapport � tous les joueurs qui jouent presque tous en France (dont Camara, 
N’Diaye et Diao � Sedan). Quand je viens ici, c’est aussi pour les voir, 
prendre de leurs nouvelles, voir comment �a se passe dans leurs clubs. Et quand �a va 
pas bien chez certains, leur t�l�phoner, leur remonter le moral, pour montrer 
qu’on est l�. C’est important qu’ils sentent qu’ils ont un 
soutien. �
Comment va se d�rouler la pr�paration pour cette coupe du monde ? 
�  On devait jouer dimanche conter l’Inter de Milan mais tous les gar�ons jouent 
le samedi, on a �t� oblig� de refuser l’invitation de Ronaldo. On a un match le 
1er septembre � Rennes pour le centenaire du club. Le 4 octobre, on va jouer contre le 
Japon, sans doute � Lens ; le 27 d�cembre, il y aura un match de gala � Dakar. Apr�s, 
c’est la coupe d’Afrique des nations du 19 janvier au 10 f�vrier au Mali. 
On cherchera ensuite d’autres matches internationaux pour se pr�parer pour la 
coupe du monde. Ceci-dit, mon contrat d’un an se termine au 1er novembre. Il y a 
des choses � voir au niveau de mon staff. Je prends un exemple : un gars comme Jules 
Bocand�, mon adjoint, une star du football, qui est b�n�vole. C’est 
quelqu’un de pr�cieux pour moi. Il est important qu’il soit reconnu et 
pay�, c’est clair. Ce sont des petits d�tails qui me feront rester ou partir. �
Qu’est-ce qui te plait dans le football s�n�galais ? 
�Pas dans le football s�n�galais, dans le football en g�n�ral, ce sont les rapports 
humains. C’est ce qui reste. Partout o� j’ai bien fait mon travail, 
c’est l� o� je me sentais bien. D�s l’instant o� je sens que je suis juste 
un entra�neur, l� pour exercer un m�tier, juste une relation de travail, c’est 
pas mon truc. Je suis un affectif ; mes rapports avec les joueurs marchent comme �a. A 
Sedan, � chaque fois qu’on se revoit, je suis vraiment content. Je vois Pius, on 
peut �tre une ann�e sans se voir et  l�, on �tait contents de se voir. Nicolas 
m’a t�l�phon� quand on s’est qualifi�. Je veux �tre l’ami, le 
copain, et aussi travailler en m�me temps. Tout le monde me conna�t. C’est ce 
qu’on dit au S�n�gal, on dit qu’on forme une famille. C’est notre 
plus grande r�ussite. Il y a l’osmose entre les joueurs, le staff et les 
spectateurs. Il faut savoir qu’on joue en moyenne devant 70000 specta!
teurs que ce soit au Caire, 80000, au Maroc, 65000, les trois matches � Dakar entre 
60, 70000. C’est impressionnant ! Les joueurs, �a leur fait dr�le quand ils 
reviennent dans leurs clubs, jouer devant 15000 personnes. Pour faire des r�sultats, 
on a besoin de monde. A Albeau, il y avait cette pression du public qui fait soulever 
des montagnes. Si t’a pas de pression, pas de ferveur, tu peux pas faire �a. 
D’ailleurs, si tu regardes tous les clubs, souvent en D2, qui ne marchent pas, 
sont souvent les clubs o� il n’y a personne, et c’est souvent les stades 
o� il y a des pistes d’athl�. C’est marrant ! Une fois, je me suis amus� � 
regarder �a. Tous les clubs o� ils en ch..., o� c’est dur, c’est des 
stades o� y’a des pistes en D2, tu vois, c’est... t’as le spectateur 
qu’est loin. Les structures sont importantes pour la performance aussi. A Sedan, 
on a toujours �t� g�t�s parce qu’il y avait cette fer!
veur du public et � Albeau, j’adorais. M�me l’adversaire adorait venir ici 
jouer. M�me en N1. Le terrain �tait bon, c’�tait sympa. C’est un public 
connaisseur et reconnaissant. C’est un public qui peut pardonner une d�faite � 
condition que les mecs aient jou� � 100% de leurs moyens. S’ils ont jou� � 50%, 
il ne leur fait pas de cadeau. Et c’est bien parce que c’est dans les 
valeurs des gens. Parce que chaque r�gion a des... je dirais pas des valeurs 
diff�rentes mais vois diff�remment le football. Sur la c�te, c’est plus 
artistique, plus flambeur. Dans le nord, c’est plus populaire, c’est plus 
dur, ils aiment les gens qui se d�foncent. C’est pour �a, quand tu choisis un 
joueur, il faut penser aux sp�cificit�s de la r�gion. Est-ce qu’� Sedan, il 
pourra faire �a ? Est-ce qu’� Marseille, il pourra... ? Tu joues pas � Marseille 
comme tu joues � Sedan, et tu joues pas � Paris Saint-Germain comme tu jo!
ues � Sedan ou � Lens. C’est totalement diff�rent. A Marseille ou � Paris, ils 
sont oblig�s de prendre un nom et une star. Tu prends un..., les gens n’aiment 
pas �a ; ils ont besoin du para�tre. C’est diff�rent de chez nous. �
Alors, tu viens de d�couvrir ces installations. Qu’est-ce qu’elles 
t’inspirent ? 
� Moi, je peux dire que �a me fait r�ver. Si il y en a eu un qui a eu des conditions 
vraiment difficiles pour s’entra�ner, je peux dire que c’est moi. La salle 
� Charleville, la salle de l’arm�e, il fallait ramasser les bouts de verre, les 
merdes de pigeons. On s’ entra�nait � la prairie (de Torcy) avec les gamins, les 
joueurs. �a, j’ai pas oubli� tout �a. Je suis content qu’il y ait tout �a 
pour les gamins. Il faut pas le perdre de vue. Pour nous aussi, enfin pour nous.... Je 
suis encore Sedanais dans ma t�te... Pour les jeunes joueurs, c’est bien 
qu’ils aient de bonnes structures. Un club comme Sedan va se stabiliser par sa 
formation. C’est n�cessaire. Un attaquant, c’est plus difficile... Mais un 
d�fenseur, dans quatre, cinq ans, si le club se stabilise, une chose � ne jamais 
faire, c’est acheter des d�fenseurs. Parce que des d�fenseurs, c’est plus 
facile � former que des attaquants. Former des d�fenseu!
rs, des milieux r�cup�rateurs, tu peux faire plus facilement que trouver la star... 
Sans arr�t, chercher tous les ans, tous les ans, c’est pas possible... Sans �tre 
s�r du r�sultat. Je crois que les deux ann�es qui arrivent, ce sont les deux ann�es 
les plus importantes du club, pour sa stabilit�. Quand je vois ce qu’il se passe 
ici, c’est fabuleux. M�me au PSG, ils ont pas �a. Tu peux pas imaginer ici. Tu 
peux imaginer des clubs comme Bordeaux, comme Marseille qu’ils aient �a. Mais 
pas � Sedan. Ce qui a �t� r�alis�, c’est un exploit. C’est un exploit 
sportif, et aussi au niveau des structures, c’est fabuleux... �



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