Je voudrais m'excuser du ton de mon dernier mail au sujet des brevets
logiciels. Le sentiment d'impuissance et de r�volte n'y �tait pas
�tranger.

N'oublier pas de visiter le mus�e des horreurs (cliquez sur le lien
dans la rubrique allemande pour le nom du proprio et la date de d�p�t)
http://swpat.ffii.org/vreji/pikta/indexfr.html

Le programme de r�sistance de l'Aful est ci-joint. RmS sera � Munich
mardi pour d�fendre la bonne cause.

Vendredi, une s�ance d'information organis�e par le pendant belge de
L'AFUL s'est tenu dans une des salle du Parlement belge. Deux d�put�s
�taient pr�sents.

Il a beaucoup �t� question d'�conomie mais malheureusement peu du
droit des citoyens et leurs libert�s. N�anmoins, je vous livre un
petit ;) r�sum� car j'ai trouv� cela fort int�ressant.

Il semblerait que la position de la Belgique lors du premier vote
relevait plus de l'ignorance que de la soumission � des int�r�ts de
tiers. Il semblerait que le Minist�re des Affaires Economiques aie �
proprement parler d�couvert suite au lobbying de l'AFUL ce qu'�tait le
Logiciel Libre, le code source ouvert et l'int�r�t de ces derniers pour le
d�veloppement de l'�conomie europ�enne. Et donc a fortiori des dangers
que repr�sente les brevets logiciels pour cette derni�re.

On peut raisonable en d�duire que les autres petits pays ont vot�s de
m�me pour des raisons similaires: l'absence ou le faible d�veloppement
d'un secteur �conomique bas� sur le Logiciel Libre, donc d'un lobby
qui aurait fait valoir ses vues face aux int�r�ts des grandes
compagnies et surtout de l'Office Europ�en des Brevets (EPO - European
Patents Office).

L'EPO s'occupe de la protection des brevets dans les pays
europ�ens. Il tire ses revenus du d�p�t de brevets (dont jusqu'� 75 %
sont couverts par les Etats d�positaires). C'est un organisme
ind�pendant de la CEE, si bien que quand la CEE (le march� int�rieur)
a lanc� il y a un mois une consultation sur les brevets logiciels qui
devait se terminer le 15 d�cembre, l'EPO n'en n'a nullement tenu
compte, si bien que la conf�rence se tiendra � partir de demain sans
attendre les r�sultats de la consultation. Il semble acquis que cette
consultation visait � proposer aux �tats menbres de ne pas accepter le
brevetage logiciel.

L'EPO est un organisme international qui n'a de comptes � rendre �
personne.

L'EPO est un dr�le d'oiseau, alors que le premier vote pour entamer la
r�vision du trait� (sous l'implusion de la CEE) sur les brevets
n'avait demand� que la majorit� simple( + de 50 %, 11 voix contre 10),
elle a d�cid� unilat�ralement que pour que les repr�sentants des Etats
nationaux ne puissent simplement ne pas accepter la convention en
bloc, la majorit� des 3/4 est n�cessaire. Et si cela marche, pour
qu'un article soit r�vis�, la majorit� des 2/3 sera n�cessaire. Il
peut probable que cela arrive, l'ensemble de la convention pr�par�e
par l'EPO contient des am�liorations demand�es par les �tats et
portant sur d'autres domaines (science de vivant).

Les articles litigieux sont ceux concernant les brevets logiciels et
le droit que s'accorde l'EPO dans l'article 33.1 de modifier l'article
55.2 (malgr� le r�sultat du vote, si j'ai bien compris) pour que ce
dernier soit en accord avec les autres trait�s internationaux (de
brevetage logiciel). Voil� qui fait trois barrages bien hauts...  

Bernard Lang explique cela tr�s bien...mais en anglais.
http://pauillac.inria.fr/~lang/patents/diplo.html

On comprend l'EPO puisque celui-ci aurait d�j� enr�gistr� 30.000
brevets dans l'ill�galit� la plus compl�te. Et je suppose, a
certainement d� se faire payer...  Les menbres de le EPO jouissent de
l'immunit� diplomatique, ne payent pas d'imp�ts, etc.
http://www.european-patent-office.org/legal/epc/f/ma5.html

Durant cette journ�e, Roberto Di Cosmo a d�mont� l'argument selon
lequel les brevets logiciels prot�geaient les investissements
consentis en recherche et d�veloppement...La recherche, c'est l'id�e
qui m�rite un brevet, or contrairement aux sciences du vivant ou du
g�nie civil, avoir cette id�e ne demande qu'un bic, du papier et un
peu d'imagination, pas de laboratoire de test, etc. Par contre le
d�veloppement est lourd et co�teux mais celui-ci se satisfait du
copyright. 

Il a aussi expliqu� que si on divise le b�n�fice annuel des soci�t�s
informatiques par leurs nombres d'employ�s, on obtient un
ratio. Celui-ci est de 17 pour IBM et de 40 pour M$. Cela s'explique
non pas par l'excellente productivit� des employ�s de Microsoft mais
par le fait que M$ tire ses b�n�fices de la vente de licences tandis
qu'IBM vit plus du service. Mais on comprend alors que les brevets
all�chent de nombreuses soci�t�s informatiques pour le rendement
facile qu'elles offrent.

Il a aussi expliqu� que les brevets pouvaient porter sur les
protocoles, les formats de fichier et les applications. Samba
utilisant Netbios, les utilitaires convertissant des formats Word
...Microsoft adore les protocoles du web d�velopp�s par d'autres, il
peut ainsi les modifier l�g�rement et d�poser un brevet.

Il a aussi �t� question de ce qui se pratique aux USA o� les brevets
sont l�gion. Voici ce dont je me souviens et ce que j'en d�duis: outre
le fait d'�tre utilis� comme une arme contre une entreprise
concurrente (assez rare), on les retrouve dans le cadre du
cross-licensing...Comme une soci�t� qui a d�velopp� un produit
innovant (souvent les petites entreprises), et lorsqu'elles d�couvrent
qu'un �l�ment de leur produit est sous un autre brevet, elles doivent
signer un contrat avec la grosse soci�t� pour utiliser ce proc�d� dont
cette derni�re poss�de le brevet (sans forc�ment avoir d�velopp� le
code). La plupart des petites soci�t�s n'ont � terme d'autre choix que
d'esp�rer �tre rachet�e par la plus grosse qui d�tient le brevet dont
elles ne peuvent faire l'�conomie. Ceci explique entre autres pourquoi
certaines start-up lors de leur tour de table aupr�s des investisseurs
souhaitent d�tenir des brevets...m�me en Europe. C'est pour appater
les acheteurs dont elles ne peuvent se passer.

Les universit�s am�ricaines commencent � se demander dans quelle
mesures les brevets ralentissent l'innovation. Avec les brevets
europ�ens, la question sera de savoir � qui profitera ce
ralentissement...

Pour Di Cosmo, il semble acquis que les brevets europ�ens d�truiront
l'�conomie naissante du logiciel libre qu'il a compar� � un champs de
fleurs qu'il ne fallait pas d�truire car rien ne permettait d'affirmer
que ces fleurs repousseraient d'ici quelques ann�es, lorsque les
le�ons des erreurs pass�es auraient �t� tir�es...

Bon voil�, sorry pour la tartine, ne me prenez pas au mot et excusez
mes �carts pr�c�dents. J'esp�re vous avoir donn� quelques sujets de
r�flexion au d�but de cette semaine qui semble devoir �tre cruciale
pour le logiciel libre...Sans qu'il soit facile de d�terminer les
cons�quences � court, moyen et long terme des brevets logiciels en
Europe et donc de son extension dans le monde. Si cela passe, on
pourra simplement dire de nos politiciens nationaux qu'ils ont �t�
aveugles ou imcomp�tents, que le syst�me de repr�sentation, un Etat,
une voix est une erreur de plus et que l'EPO les a men�s en
bateau...Mais dans quel int�r�t? Pas celui du citoyen ni de la
Libert�, cela, c'est s�r.

Renaud.
 
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          European Software Patents: "More Trivial than in the US"
                                      
       Programmers publish "European Software Patent Horror Gallery"
                                      
      European patent officials want to activate 30000 mines next week
                                      
   
                           For immediate Release
                                      
   Munich - The European Patent Office (EPO) has in recent years granted
   30000 patents on programming problems, business ideas and
   organisational procedures. If national courts consistently followed
   the will of the EPO, it would no longer be legal to conduct automated
   medical diagnoses in Europe. The same applies to numerous mundane
   activities such as conducting of examinations in schools, bringing
   traders together at the stock exchange, generating purchasing lists
   from cooking recipes, setting prices dynamically, learning languages
   by comparing one's pronounciation with that of a teacher. All these
   activities infringe on European patents, as soon as they are organised
   in an obvious way using computers. Other EPO patents encumber network
   standards such as MIME and CGI and squatter the operating system level
   by occupying thousands of basic methods of memory arithmetics, making
   programming a hazardous endeavour.
   
   The Association for the Promotion of a Free Informational
   Infrastructure (FFII) has published a database of software patents
   granted by the EPO, together with some impressive examples, statistics
   and articles.
   
   The FFII's patent data referent, Arnim Rupp, recommends that anybody
   discussing about software patents should first have a look at that
   database:
   
     By browsing through the EPO's patents you will quickly find out
     that this has nothing to do with protecting software, let alone
     protecting innovative solutions. What this is really about is
     occupying complete problems. Fortunately for us, these hilariously
     trivial and gruesomely broad EPO patent claims are so far not
     necessarily enforcable before European courts. The American mega
     corporations, to whom most of these illegally granted patents
     belong, are still waiting for a change in the European Patent
     Convention. If the Diplomatic Conference sets the wrong signal in
     Munich next week, Germany will hopefully abide by the words of the
     Ministery of Justice and refuse to ratify the new European Patent
     Convention. The situation is serious enough to justify this. The
     European patent system will work one way or another. The issue at
     stake now is how to keep 30000 mines from detonating and how to
     give back basic legal security to European IT enterprises and
     citizens.
     
   For Daniel R�dding, CEO of a software enterprise in Paderborn, the
   situation is very serious:
   
     By browsing the FFII's patent data base you can quickly grasp what
     software patents mean for most European IT companies today. On such
     a minefield small software companies hardly have any chance
     anymore. For my company I have already drawn the consequences:
     Starting from mid of next year we will conduct large parts of our
     software development in a country which does not yet have such a
     highly developped patent law system and in which a change of the
     legal situation cannot be expected for the near future. In certain
     fields the development of software is becoming too dangerous in
     Germany. Given the longterm legal risks, continuing with this
     activity in Germany would be irresponsible from a small
     entrepreneur's point of view.
     
   So far already 200 software companies and 55000 signataries of the
   Eurolinux Petition have expressed themselves in a similar way.
   
   Meanwhile at the "Diplomatic Conference" patent representatives of 20
   European countries will be negotiating about a "Base Proposal for the
   Revision of the European Patent Convention" drafted by EPO president
   Dr. Ingo Kober. Therein the EPO proposes among others to stipulate
   universal patentability (Art 52) and to confer special legislative
   rights on the administrative council of the EPO (Art 33). The rules or
   procedure have been determined by the EPO in such a way that national
   patent delegations can overrule individual items only by a 2/3
   majority. Otherwise the will of the EPO will become legally binding in
   all European countries whose parliaments do not opt out of the
   European Patent Convention (EPC).
   
   The FFII will together with sponsoring software companies and system
   architects like Richard Stallman present its "European Software Patent
   Horror Gallery" on November 21 11-12:30 near the EPO in Forum der
   Technik, Helios conference room, and respond to journalists'
   questions. Richard Stallman has founded GNU project and the League for
   Programming Freedom, which argued the case against software
   patentability in the United States since 1990.
   
References

     * European Software Patents: Database and Examples -
       http://swpat.ffii.org/vreji/pikta/indexen.html
     * Eurolinux Petition for a software patent Free Europe -
       http://petition.eurolinux.org/index.en.html
     * Dr. Swen Kiesewetter-K�binger: �ber die Patentpr�fung von
       Programmen f�r Datenverarbeitungsanlagen -- Probleme und
       Ungereimtheiten der Softwarepatentierung aus der Sicht eines
       Pr�fers am Deutschen Patent- und Markenamt -
       http://swpat.ffii.org/vreji/prina/patpruef.pdf
     * comparative report about the examination practise for software
       patents at the US, European and Japanese patent offices -
       http://www.jpo-miti.go.jp/saikine/repo242.htm
     * German Ministery of Justice demands that the computer program
       exception not be removed at the coming conference and threatens to
       opt out of the EPC otherwise -
       http://www.spiegel.de/druckversion/0,1588,100120,00.html
     * Protecting Informational Innovation against the Abuse of the
       Patent System - http://swpat.ffii.org
     * A simplistic but true introduction to the problem (German only) -
       http://www.save-our-software.de
     * GNU Project - http://www.gnu.org
     * Software Patents - Leage for Programming Freedom -
       http://lpf.ai.mit.edu/Patents/
       
About FFII - www.ffii.org

   FFII is a non-profit association which promotes the development of
   open interfaces, open source software and freely available public
   information. FFII coordinates a workgroup on software patents which is
   sponsored by successful german software publishers. FFII is member of
   the EuroLinux Alliance.
   
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    http://swpat.ffii.org/news/pikta/indexen.html
    2000-11-19 SWPAT-AG des FFII



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http://liberte.aful.org/mailman/listinfo/patents

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