On Thu, Jul 19, 2001 at 11:39:01AM +0200, Georges Mariano wrote:
> [EMAIL PROTECTED] wrote:
> 
> > les brevets �taient pass�s dans les faits et le seraient prochainement dans 
> > la loi. Et que les r�unions
> > tuperware de Bruxelles, les gentilles consultations poudre-aux-yeux auraient
> > autant d'effet qu'un empl�tre sur une jambe de bois.
> 
> Juste une question : 
> Pourquoi les d�clarations des uns seraient des menaces terribles et
> irreversibles alors que celles des autres seraient "empl�tre sur une
> jambe de bois" ??
> 
> Avant de faire des proc�s d'intention (qui ne d�passent pas le niveau du
> poujadisme t�l�visuel habituel) � certaines personnes, faudrait
> peut-�tre argumenter/se documenter  non ??

1) Je n'ai jamais pr�tendu qu'il y avait de mon c�t� des "menaces terribles"
dans le sens d'"un truc qui marche". Il y avait d'un c�t� une analyse qui
m'amenait � conclure que c'�tait d�j� fait, donc qu'il fallait arr�ter
d'�tre jobards.

2) Les accusations de poujadisme ou autre je me les mets o� je pense,
sachant que c'est le genre d'arguments typiquement utilis� quand on dit les
choses telles qu'elles sont, et sachant que c'est le genre d'arguments que
les "propri�taires" de la cause "je lutte contre les brevets logiciels,
d'ailleurs regardez ma photo" m'ont exp�di� il y a de cela 10 mois.
On pourrait peut-�tre m'accuser de proc�s
d'intention _avant_, mais qu'on continue de m'en accuser apr�s cela rel�ve
du jobardisme pur.

3) Dans la cat�gorie je me suis renseign�. Ceux qui pr�tendaient s'occuper
de l'affaire n'avaient, soit pas lu le rapport de la commission europ�enne,
soit pas compris. Quand je l'ai lu, j'ai trouv� les r�f�rences d'une
chercheur fran�ais qui avait particip� � l'�tude, et dont les conclusions,
non reprises, �taient favorables in fine au libre, puisqu'elles s'appuyaient
sur des �tudes anglo-saxonnes disant que les brevets logiciels �taient d'un
int�r�t plus que douteux.
Quand je l'ai contact�e, elle m'a r�pondu imm�diatement. Je lui ai demand�
qui elle avait tent� de joindre dans la joyeuse communaut� du libre pour
permettre aux divas du coin d'exprimer leur point de vue. R�ponse : elle ne
connaissait personne, donc elle avait recherch� sur Internet les noms des
personnes qui s'occupaient de l'affaire. L'une de celles-ci --- un fran�ais,
qu'on a beaucoup "vu" dans les articles --- n'a m�me pas daign� r�pondre.

4) On peut continuer � jouer le jeu (avec des cartes qui sont toutes
fauss�es), ou on peut r�fl�chir.
Lors des RMLL, ce qui a �t� propos� par Gilles Savary, socialiste (donc li�,
qu'il le dise ou pas, au gouvernement en place --- pr�cision : j'en ai
autant au service des autres partis), c'�tait � de s'organiser en ONG �, �
de manifester en Europe �, le but du jeu �tant de nous tenir bien �loign�s
du champ de bataille _efficace_ : en France, pour les fran�ais. On veut nous
faire jouer le r�le de Grouchy � Waterloo, poursuivant Bl�cher/Grossmacher,
et n'�tant pas l� au moment crucial.

Le moment, ce sont les �lections de l'ann�e prochaine. �a c'est un langage
qu'ils peuvent comprendre.

Mais bien s�r, il y aura toujours des gens comme toi pour susurrer que
constater que la l�gislation est modifi�e par corruption et connerie c'est
du poujadisme voire mieux, et j'ai en stock pas mal de point Godwin.

On n'a pratiquement la main sur rien, hormis sur nos bulletins de vote. On
est parti pour voir le pire arriv�, mais si on ne peut pas l'emp�cher, on
peut au moins cesser de l'approuver en cessant d'�tre dupes.


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