Guides solaire - Votre maison est elle éligible à l'energie solaire ?


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 Potentiel théorique
Articles détaillés : constante solaire et bilan radiatif de la Terre.
Carte de la Radiation Solaire en France

Même si la constante solaire est de 1,367 kW/m2n 3, les pertes de lumière lors 
de la traversée de l'atmosphère réduisent l'énergie maximale reçue au sol à 
environ 1 kW/m2 au midi vrai2 : 1 m2 de panneaux exposés en plein soleil 
reçoivent 1 kW (1 000 watts). C'est cette valeur qui est communément retenue 
pour les calculs, et en laboratoire pour déterminer le rendement d'une cellule 
ou d'un panneau solaire, c'est une source lumineuse artificielle de 1 kW/m2 qui 
est utilisée. Finalement, l'énergie qui arrive au sol dépend de la nébulosité, 
de l'inclinaison du soleil (et de l'épaisseur de l'atmosphère à traverser) et 
donc de l'heure de la journée.

Au cours d'une journée, même sans nuage, la production électrique du panneau 
varie en permanence en fonction de la position du soleil et n'est à son maximum 
que pendant un bref instant au plein midi. Le « nombre d'heures d'équivalent 
plein soleil » (valeur qui concerne le producteur d'électricité 
photovoltaïque), est moindre que le nombre d'heures où le soleil a brillé (le 
nombre d'heures d'ensoleillement au sens de la météorologie3) dans la journée. 
La saison joue aussi, dans le même sens. Par exemple, la ville de Rouen est 
située sur la ligne des 1 750 heures d'ensoleillement par an, alors que le 
nombre d'heures d'équivalent plein soleil y est proche de 1 100 heures.

Cette question peut être étudiée plus en détail sur le site de l'Institut de 
l'énergie solaire (INES) ; il faut aussi tenir compte de l'albédo du sol, 
c'est-à-dire de son pouvoir de réflexion de la lumière. Lorsqu'une installation 
est dans un environnement très réfléchissant (un paysage de neige par exemple), 
sa production augmente parce qu'elle récupère une petite partie de la lumière 
réfléchie par la neige alentour. Mais cette variable n'est pas facile à 
quantifier et se trouve, de fait, incluse dans le nombre d'heures d'équivalent 
plein soleil.

Avant de s'équiper en panneaux photovoltaïques, il est conseillé de se 
renseigner sur les conditions locales du lieu géographique concerné. 
L'information se trouve facilement sur internet, par exemple, la Communauté 
Européenne a mis en ligne un nouveau logiciel gratuit Système d'information 
géographique photovoltaïque. Selon cet outil, à Liège on peut obtenir 833 
kWh/kWc/an, à Hambourg 846, à Londres 869, à Colmar 920, à Rouen 931, à Munich 
1000, à Arcachon 1 130, à Chamonix 1 060, à La Rochelle 1 140, à Agen 1 110, à 
Montélimar 1 250, à Perpignan 1 250, à Héraklion 1 330, à Madrid 1 410, à 
Cannes 1 330, à Séville 1 420, à Malte 1 480 et à Faro Portugal 1 490 
kWh/kWc/an, soit un facteur de charge annuel potentiel variant de 9 à 17 % 
selon les pays et régions.
Puissance unitaire des installations photovoltaïques

Les installations photovoltaïques étaient à l'origine de petite taille (un 
panneau solaire pour alimenter une borne de secours sur autoroute, quelques 
panneaux solaires pour alimenter un refuge de haute montagne, etc). C'est 
encore le cas des installations en toiture de maisons individuelles, qui 
dépassent rarement 3 kW (20 m2 de modules).

Mais plus récemment, des installations beaucoup plus importantes sont apparues, 
depuis les centrales sur toiture de bâtiments commerciaux ou administratifs 
jusqu'aux centrales géantes de plusieurs centaines de MWc :

 en France : centrale photovoltaïque de Toul-Rosières (puissance-crête : 115 
MWc) ;
 aux États-Unis : centrale solaire d'Agua Caliente en Arizona (247 MW, 
extension prévue à 397 MW), projet Topaz Solar Farm (550 MW), en construction ;
 en Inde : parc solaire de Charanka en construction au Gujarat (214 MW en 
février 2012, 500 MW prévus fin 2014) ;
 en Chine : parc solaire de Golmud de Huanghe Hydropower (200 MWc) dans la 
province de Golmud, dans la province de Qinghai, commune qui regroupe 570 MWc 
de parcs solaires.

Une dépêche de l'AFP du 12/01/2014 largement reprise par la presse étudie ce 
phénomène de gigantisme : « Jusque là dominée par une myriade de petits 
projets, l'énergie solaire voit naître des centrales géantes --des centaines de 
mégawatts, bientôt au-delà du gigawatt-- grâce à la baisse des prix et à la 
confiance croissante des investisseurs. Parmi les 20 plus grandes centrales 
photovoltaïques en fonctionnement dans le monde, pas moins de 18 ont été 
inaugurées en 2013, pour l'essentiel en Chine et aux Etats-Unis. » En Chine, 12 
projets de plus de 100 mégawatts ont été inaugurés en 2013, selon BNEF. Et le 
fabricant Trina Solar, le numéro deux mondial, vient d'annoncer un projet de 1 
gigawatt dans la région peu peuplée du Xinjiang. Le solaire a gagné la 
confiance des investisseurs, comme le plus célèbre d'entre eux, le milliardaire 
Warren Buffett, qui vient d'injecter des milliards de dollars dans plusieurs 
grands projets américains. À raison d'un terrain de 2,2 hectares par mégawatt à
  l'heure actuelle, un projet d'un 1 gigawatt suffirait à couvrir la surface 
d'un cinquième de Paris intramuros. Le plus grand projet en chantier 
actuellement se trouve aussi aux États-Unis, l'Empire Valley Project qui doit 
en principe atteindre 890 mégawatts ; les travaux ont commencé en 2012 et 
devraient se terminer fin 2014. Cependant, les projets géants de plus de 100 
mégawatts ne devraient représenter qu'environ 15% des quelque 40 gigawatts de 
panneaux solaires prévus pour 2014, selon IHS4.
Article détaillé : Centrale solaire photovoltaïque.

Ces centrales approchent les niveaux de puissance des grandes centrales 
thermiques, fossiles ou nucléaires, ces dernières dépassant les 1000 MW ; 
cependant, le facteur de charge des centrales photovoltaïques étant largement 
inférieur, leur production reste encore modeste : 1 096 GWh/an prévus pour la 
centrale de 550 MW Topaz Solar Farm, soit 23 % de facteur de charge dans une 
des zones les plus favorables de la planète, contre environ 80 % pour le 
nucléaire.
Facteur de charge
Article détaillé : Facteur de charge (électricité).

La puissance installée en MWc est représentative de la production maximale 
réalisable lorsque l'ensoleillement atteint son apogée, mais l'énergie produite 
dépend de nombreux autres paramètres comme la météo ou les opérations de 
maintenance nécessaires. Le facteur de charge, rapport entre la production 
effective et la production maximale théorique, est utilisé comme un indicateur 
majeur des performances d'une installation électrique.

Le facteur de charge moyen des installations photovoltaïques varie de 10 % à 20 
% selon la localisation, les valeurs les plus élevées étant atteintes dans des 
régions très ensoleillées à des latitudes basses ; par exemple : 19 % en 
Arizona5.

Plus précisément, le facteur de charge moyen des installations photovoltaïques 
a été de :

 13,3 % en moyenne en 2012 en France6 ;
 11 % en moyenne en 2012 en Allemagnen 4 ;
 21 % en moyenne en 2012 en Espagnen 5,7 ;
 24,6 % en moyenne en 2012 aux États-Unisn 6.

Modulabilité de la production

La production des installations photovoltaïques ne peut pas être modulée à 
volonté pour l'adapter aux besoins des consommateurs (dans le jargon technique 
: elle n'est pas dispatchable) ; elle partage cette caractéristique avec les 
autres énergies produites directement par des sources d'énergie naturelles 
fluctuantes : éolien, hydraulique au fil de l'eau (c'est-à-dire sans réservoir) 
; d'autres sources telles que les centrales nucléaires et les centrales au 
charbon peuvent être rangées dans une catégorie intermédiaire, car leurs 
capacités de modulation sont peu utilisées pour des raisons économiques, sauf 
dans les pays où elles sont appelées à fonctionner en suivi de charge en heures 
creuses. Il est nécessaire de disposer en complément de ces centrales d'autres 
moyens de production, beaucoup plus modulables, pour assurer l'ajustement 
offre-demande d'électricité.



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