Le lundi 11 juin 2007 à 15:28 +0200, Sylvain Sauvage a écrit : > Oliver Elphick, lundi 11 juin 2007, 08:31:26 CEST > > > > Merci à tous pour votre assistance. > > > > -On Fri, 2007-06-08 at 18:34 +0200, Sylvain Sauvage wrote: > > > > > > > Au clavier azerty il y a le caractère ù ; est-ce qu'on jamais > > > utilise ça > > > > en français ? > > > > > > [petite correction : > > > Sur le clavier azerty, il y a le caractère ù ; est-ce que l’on > > > ne l’utilise jamais en français ? ] > > > > Merci de la correction. > > [Couic !] > > > 3. Est-ce qu'il y a une règle de quand utiliser "on" ou "l'on" ? > > « On » vient de « homme », [l’]on peut donc l’utiliser avec > l’article, sauf lorsque le sujet est inversé. On n’est absolument > pas obligé d’utiliser l’article. Certains en abusent (moi ;o) et > c’est un peu lourd, parfois. Le plus souvent, on ne s’en sert que > pour l’euphonie (pour que ça sonne plus joliment), p.ex. « que > l’on » est plus joli que « qu’on ». > En parlant d’euphonie, c’est la raison pour laquelle j’ai mis > des « -t- » après « utilise » (j’y étais obligé). Ce t n’a aucun > sens, aucune fonction grammaticale.
C'est le Dictionnaire historique de la langue française, non ? Petit nuance : "on" vient du latin "homo", cas sujet (ou nominatif), nom ou substantif (pour parler comme la "vieille" grammaire) signifiant «homme», qui est relevé très tôt (dès le IVe siècle) en latin dans quelques exemples comme sujet indéterminé. Cet emploi a abouti à sa fonction de pronom indéfini. (Trésor de la Langue Française) Om, ome, omne, on... Pronom personnel employé avec l'article : Pur l'amistié del pere deit l'um amer l'enfant (Wace). Le nom "omne, ome, om, om est, en ancien français, l'homme qui appartient à l'espèce humaine, un adulte de sexe masculin, mais aussi un vassal, qui dépend d'un autre, qui appartient à un autre (voir "hommage": engagement solennel à servir un seigneur). L'"homme de corps" est serve de (par sa) personne à la différence des "main-mortables" à héritages qui ne sont serfs qu'à raison des biens immeubles qu'ils possèdent et qui sont des personnes libres (Lexique de l'ancien français de F. Godefroy). "(H)o" est donc originellement un nom (au cas sujet/nominatif), venu de homo dont l'accusatif (fonction "objet") a donné "(h)ome, (h)omme". Il reçoit à ce titre l'article défini : l'on dit que ... Avec ou sans article, il présente un sens général : Hum qui la vait repairier ne s'en puet (Homme qui va là ne peut en revenir). La forme "l'on", forme pronominale avec l'article, est donc une persistance de la forme nominale. Elle est historique. Elle n'est jolie (ou euphonique) que pour celui qui la perçoit comme telle. @+ Christophe > > Une autre question : > > > > Je vois que dans cette liste-ci on tutoie tout le monde. Mais ce n'est > > pas normale partout ? Je pense que je dois toujours vouvoyer les gens > > que je rencontre ailleurs ? ( C'est quelque chose très difficile pour > ^de > (« c’est une chose très difficile » ou « c’est quelque chose de > très difficile ») > > les Anglais, parce que nous avons seulement "you". ) > > Le tutoiement est utilisé sur les forums. C’est plus amical, > plus ouvert. > -- Lisez la FAQ de la liste avant de poser une question : http://wiki.debian.net/?DebianFrench Vous pouvez aussi ajouter le mot ``spam'' dans vos champs "From" et "Reply-To:" To UNSUBSCRIBE, email to [EMAIL PROTECTED] with a subject of "unsubscribe". Trouble? Contact [EMAIL PROTECTED]

