Bonjour, [email protected] a écrit : > Je connais un jeune qui est passionné par les jeux vidéos et curieux, > il va entrer en classe de 2d. Quelles activités pourraient-ils faire > pendant 3 ans ( 2d/1er/Tle) afin qu'il puisse avoir de bons > pré-recquis pour poursuivre ses études supérieures dans une école > spécialisée.
Opter pour la spécialité Numérique et Sciences Informatiques (NSI) me semble déjà un bon début : https://www.education.gouv.fr/reussir-au-lycee/la-specialite-numerique-et-sciences-informatiques-au-bac-325448 Les mathématiques forment aussi à la logique et c'est une qualité bienvenue dans le développement. Si le langage Python n'est pas sans défauts, il est très accessible et dispose d'une impressionnante collection de modules / bibliothèques / outils pour faire à peu près tout ce que l'on veut. Il constitue donc une bonne entrée en matière. Sauf erreur de ma part, les élèves en lycée ont une initiation basique au langage Python. Beaucoup de professeurs préconisent la calculatrice Numworks, conçue en France et conforme aux attentes de l'Éducation Nationale, parce qu'elle intègre MicroPython (si elle a été la première, il me semble que Casio et TI se sont dépêchés de rattraper leur retard en la matière) : https://www.numworks.com/fr/ C'est déjà un bon début pour apprendre. En Occitanie, la région offre à tous les lycéens un PC portable « Lordi », dans lequel on trouve là aussi un environnement de développement Python. Une fois les bases acquises, lire – beurk ! ;) – des livres ou des tutoriels en ligne permet d'acquérir à la fois une meilleure maitrise du langage et une compréhension plus fine des concepts sous-jacents. On peut ensuite s'entrainer en recherchant des « code katas » (des exercices / défis), qui sont un prétexte à se frotter à des problèmes récurrents en développement et, lorsque les solutions sont fournies (soit parce que les auteurs du site propose une réponse élégante, soit parce que les réponses données par les autres participants sont publiées), permettent de découvrir des solutions non triviales et plus efficaces que celles auxquelles on pense en premier lieu. Voici les deux premiers liens que me donne DuckDuckGo : * https://www.codewars.com/collections/python-beginner-katas-comprehensive * https://www.codewars.com/collections/easy-python-katas Enfin, un peu plus tard, se frotter à Git et aux plateformes de développement collaboratif telles que GitHub, GitLab et Codeberg est très formateur et fera vraiment la différence dans le cadre d'une sélection (parce que la personne montre qu'elle maitrise déjà Git et ses plateformes, et parce que son code est consultable en ligne, ce qui permet de se faire une idée du niveau et montre que la « passion de longue date » annoncée est réelle). Ceci étant, il ne faut pas s'emballer. Beaucoup de jeunes sont persuadés qu'ils vont s'éclater dans l'informatique, et plus particulièrement dans le développement, parce qu'ils ont été nourris aux jeux vidéos depuis leur plus jeune âge et pensent que « c'est cool ! » ou même que c'est un métier dans lequel on s'amuse beaucoup et qui est très accessible. Ils optent donc pour une formation dans ce domaine et lorsqu'ils découvrent ce qu'est réellement le développement – y compris de jeux vidéos – et la masse de travail insipide que représente le moindre jeu auquel ils jouent, ils se détournent de l'informatique et se réorientent vers une formation en psycho. Des professeurs dans l'enseignement supérieur m'ont indiqué qu'ils perdaient beaucoup d'étudiants au cours de la première année. Sébastien -- Sébastien Dinot, [email protected] https://www.palabritudes.net/ Ne goutez pas au logiciel libre, vous ne pourriez plus vous en passer !

