Oyez bonnes gens !

    Vous vous en souvenez peut-�tre, il y a fort  longtemps, dans une 
lointaine contr�e, un gentil linuxien se morfondait de ne point voir 
arriver ses galettes. Vous avez, qui sait?, m�me gard� en m�moire le 
triste sort qu'il r�serva � sa commande en demandant l'annulation pure et 
simple. Je sais, les temps sont durs et vous n'avez pas le coeur � lire 
d'�mouvantes niouzes. Qu'� cela ne tienne ! En voici en voil� de bonnes 
nouvelles, toutes chaudes sorties du four � galettes.

    D�sormais rendu � son �tat de mendiant de galettes, notre gentil 
linuxien n'attendait qu'un mot, un seul, des �missaires du bon 
MandrakeSoft : oll korrekt (car ils causaient, les �missaires, un anglois 
m�tin� d'amerloque), okay, nous vous rendons vos deniers, nous en restons 
l� et vous cessez d'�tre las. Topons-l� et restons bons compagnons. Voil� 
le peu qu'esp�rait, en sa triste condition, le gentil linuxien. 

    Fort avis� au demeurant, le gentil linuxien tenait en son for tout 
int�rieur un raisonnement qui en aurait �tonn� plus d'un au ch�teau. Belle 
affaire, in-pettait-il, pour peu que l'on invente le bicycle dans les 
semaines qui viennent, je pourrais, gr�ce aux dollars revenus, m'en offrir 
un avec triple d�railleur et selle en peau de bique... Je m'en irais 
faire, ainsi mont�, mille fois le tour de l'enceinte du ch�teau en riant 
fort et haut des airs esbaudis des archers. Ah ! Que la vie peut �tre 
belle, se r�jouissait-il.

    Las ! L'avenir, tapi dans l'ombre des jours qui coulent, en avait 
d�cid� autrement. Un fier lieutenant, tout �tincelant de solide m�tal, le 
sorti de ses r�veries veld'hiviennes en lui annon�ant brutalement que non 
seulement ses deniers lui seraient rendus, mais que, mansu�tude du bon 
MandraSoft, nonobstant, ses galettes lui seraient livr�es. Et sur le champ 
qui plus est. 

     La belle affaire ! se gaussa le gentil linuxien. L'�pouvantable 
Chronopost se m�lera d'embrouiller, une fois de plus, les pistes et je 
pourrai toute entier me consacrer � la noble et roborative activit� de 
p�dalade en cercle. Je n'en veux plus de vos galettes, laissez-moi croire 
que le monde est rond et que les galettes sont plates ; Na ! ajouta-t-il, 
certain de ne jamais plus �tre troubl� par de si vils soucis. Comment donc 
? S'exclama, outr�, le fier lieutenant ! Oncques ne v�mes un tel manque de 
foi en notre bon MandrakeSoft ! Sois assur�, rebelle linuxien, que les 
galettes, de gr� ou de force, te seront livr�es. Na ! rench�rit-il, 
soudainement s�duit par le langage du peuple.

     Cette nuit-l�, le gentil linuxien se retourna mille fois dans sa 
couche, alimentant son insomnie de d�sirs enchev�tr�s. Certes, si mes 
galettes me parvenaient enfin... Mais, et les dollars ? Me reviendront-ils 
vraiment ? Et mon bicycle alors ? Et puis, un g�nie suffisamment g�nial 
pourra-il inventer le v�lo avant l'arriv�e de l'hiver ? La peau de bique 
est-elle un bon choix pour une selle ? Devrais-je �galement commander une 
cassette d'a�robique pour former mes mollets avant que de p�daler en rond 
? Ah ! Que la vie est compliqu�e. 

     Ainsi tourment�, fourbu et peu enclin � envisager le jour fatidique, 
il se contenta, en guise de petid�j, d'une simple galette de froment. Pas 
m�me ointe de saindoux, c'est vous dire. 

     Et il commen�a � attendre. D�cid� � voir ce qu'on allait voir, foi de 
linuxien.

     Il n'attendit pas longtemps. Sa galette encore mang�e par les sucs 
gastriques,  il entendit le lointain mais approchant galop du courrier de 
Chronopost. Clataclop, clataclop, clop, faisait le destrier. Toum-toum, 
toum-toum, toum-toum-toum, r�pondait son coeur (il faisait un peu 
d'arythmie sinuso�dale depuis qu'il avait abus� de la dive bouteille). 
Toc-toc-toc, annon�a sa porte. Parbleu ! C'�tait bien l'envoy� de 
Chronopost, fumant d'avoir tant galop�.

     Les galettes ! Elles �taient l�, pos�es sur sa table. Pour de vrai. 
Le bon MandrakeSoft avait m�me pouss� la courtoisie jusqu'� leur adjoindre 
un mot de repentir, en bon fran�ois r�dig�. Pantois, qu'il �tait notre 
gentil linuxien.

     Il ne lui restait maintenant plus qu'� attendre les dollars. Car, il 
n'en d�mordrait pas, son bicycle, il l'aurait. Quitte � l'inventer.

     Le pauvre ne savait pas encore que ni le bicycle ni l'ordinateur ne 
seraient invent�s avant longtemps. Et ne sachant trop que faire de ses 
trois galettes luisantes, il tenta, mais en vain, de construire une 
maquette de l'engin r�v�. Il parvint seulement � fabriquer un objet sans 
queue ni t�te, une sorte de v�lo, comme il essayait de se l'imaginer, mais 
qui comportait invariablement trois roues. 

      Irr�m�diablement d�cu, le gentil linuxien buvait maintenant ses 
trois mesures de bi�re rance au lever et passait ses journ�es � attendre 
les dollars, qui, ruminait-il, lui permettrait de se payer du bon vin.

      G�rald

P.S. Mdk 8.1. install� sans presque aucun probl�me, tout fonctionne � 
merveille (juste quelques petits soucis de polices de caract�res, qui 
devraient �tre r�solus sous peu). Les montages de p�riph�riques se sont 
fait sans difficult� (choisir l'option � expert � pour l'installation, 
c'est easy-les-doigts-dans-le-nez), ma carte graphique (Matrox G400 32 Mb) 
et mon moniteur (Panasonic SL90) enfin parfaitement reconnus. Ca roule.

       



     

      

    

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