Bernard Siaud wrote: > Pour information > > -------- Message original -------- > Sujet: [Membres] [Annonce] DADVSI : et maintenant ? - soirée > projection-débat le 22 juin à l'ENS Ulm > Date: Mon, 05 Jun 2006 17:01:05 +0200 > De: Bastien Guerry <> > Organisation: Personnel > Pour: Membres AFUL <[EMAIL PROTECTED]> > > > > [================================] > « DADVSI : ET MAINTENANT ? » > JEUDI 22 JUIN 2006 > ENS - ULM > [================================] > > Projection-débat avec Pollens > 20h00 - ENS Ulm > 45, rue d'Ulm > Salle Dussane
intéressant, mais dans quelle ville se situe le 45 rue d'ulm ? > > ENTRÉE LIBRE > > :: Programme :: > > « DADVSI la culture m'était comptée... » > Un documentaire de *Jean-Luc Forêt* > > « DADVSI et l'informatique » > *David Monniaux* > > « DADVSI et la loi » > *Jean-Baptiste Soufron* > > « Télécharger, c'est illégal ! » > Un générique musical de *SAM* > > -=-=-= > > LE PROJET DE LOI sur le Droit d'Auteur et les Droits Voisins dans la > Société de l'Information (DADVSI) adapte le droit d'auteur français > à l'univers du numérique. > > LES ENJEUX sont très nombreux : légalité des échanges "peer-to-peer", > rémunération des auteurs, mise en cause du droit à la copie privée, > protection juridique des mesures de protection technique (MTP ou > DRM), intéropérabilité, etc. > Pour info, voici un mail que j'ai posté sur la liste Avis de Citoyens. Pour moi, les enjeux liés à DaDVSI sont tres bien expliqués dans cette article (plus d'infos sur Avis de Citoyens) : ********* *BEGIN ENCRYPTED or SIGNED PART* ********* Un passage particulierement intéressant : "Le très complet article du Wikipedia anglophone sur ce sujet fournit de nombreuses informations utiles, mais à mon sens n'éclaire pas vraiment les questions stratégiques soulevées par les DRM. L'article du Wikipedia francophone est moins complet bien qu'il contienne un pointeur utile sur lequel je reviendrai. Donc je m'y recolle. Un système de DRM est un ensemble de logiciels et matériels (certains sur votre machine personnelle et d'autres sur des serveurs) qui font tout ce qui est possible pour contrôler dans le détail souhaité par les ayants-droits (et les constructeurs du système) ce que vous pouvez faire avec un fichier numérique représentant un contenu soumis aux droits d'auteur et droits voisins. Une des grands difficultés pour cette discussion est qu'il n'existe aucun système actuel qui mette en oeuvre le modèle achevé, en partie parce les promoteurs attendent d'avoir obtenu tous les verrous juridiques pour déployer des systèmes plus complets, en partie à cause de stratégies d'appâtage (installer l'usage de services en les associant avec des DRM faibles aisément contournables, avant de durcir ceux-ci) et en partie à cause de l'absurdité technique des DRM dont le modèle achevé ne peut fonctionner que dans un univers totalitaire. Quel est donc ce modèle achevé ? Il repose avant tout sur le contrôle de tout logiciel qui peut être exécuté sur la machine de l'usager et interagir avec l'utilisation d'un fichier ou d'un service Web. Cela signifie en premier lieu les composants de base du système d'exploitation. L'un des scénarios pour un tel contrôle (en cours de déploiement) repose sur l'utilisation dans les ordinateurs personnels de puces TCPA (pour Trusted Computing Platform Alliance) permettant d'utiliser des techniques cryptographiques pour vérifier que chaque composant logiciel et en particulier le boot (démarrage) du système d'exploitation est associé à une ou des clés qui les rendent "sûrs" du point de vue du DRM. Voir le FAQ TCPA de Ross Anderson pour plus de précisions. D'autres modèles apparaîtront sans doute (il en existe déjà de basés sur la biométrie), mais ils auront nécessairement la même propriété de transférer totalement le contrôle de ce qui s'exécute sur la machine de l'usager aux commanditaires et intermédiaires des DRM. Un DRM, ce n'est pas un petit dispositif associé à une oeuvre, c'est un système d'exploitation complet qui contrôle l'ensemble des composants logiciels qui peuvent s'exécuter sur une machine. Pourquoi ? Parce que sans cela, le contournement d'un DRM est "aisément" réalisable (voir l'exposé mentionné plus haut de Cory Doctorow). Mais à vrai dire, même avec cela le contournement reste très probable, pour une raison qui échappe - d'une façon très étonnante - à de nombreux commentateurs. Pour qu'un DRM soit contourné massivement pour une oeuvre donnée, il n'y a nul besoin qu'un nombre massif d'usagers se livrent au contournement (qui bien sûr n'est pas forcément à la portée du premier venu). Il suffit à vrai dire qu'une seule personne ou groupe, n'importe où dans le monde soit capable de ce contournement et de mettre en circulation une version déDRMisée du contenu correspondant. Les DRM jouent contre la planète entière un milliard de parties, et il suffit qu'elles perdent l'une de ces parties pour les avoir perdues toutes. Notons que les personnes qui accéderont ensuite au contenu ne se seront pas rendues coupables de contournement, mais simplement de la possession d'une représentation en format ouvert d'une oeuvre soumlise à droit d'auteur. Que ceux qui croient que les techniques de watermaking (estampillage de contenus) peuvent y changer quoi que ce soit consultent l'article suivant : S. Craver, N. Memon, B. L. Yeo, and M. Yeung, "Can Invisible Watermarks resolve Rightful Ownerships?," IBM Research Report RC 2050, republié dans Storage and Retrieval for Image and Video Databases, SPIE, 1997, pp. 310-321. Mais alors, est-ce que cela veut dire que l'auteur de ces lignes est heureux que les DRM (totaux ou partiels) puissent être contournés et se rend ainsi coupable (si le dispositif européen de sanctions criminelles du 12 juillet 2005 est adopté tel qu'il a été proposé) du futur crime d'incitation ou encouragement aux atteintes à la PI ? Cela dépend. Je ne souhaite pas particulièrement que l'on puisse partager à grande échelle une oeuvre dont les créateurs et les producteurs auraient été assez stupides pour essayer de la rendre publique tout en recourant en même temps à des moyens aussi extrêmes pour empêcher qu'elle le soit. Mais par contre, je souhaite bel et bien que toute personne qui pour un usage légal a besoin de contourner un dispositif que le cadre juridique n'a pas prévu de forcer à respecter les usages légaux puisse le faire. La protection juridique des TPM - si elle s'étend aux DRM - aboutit à ce paradoxe d'être inefficace contre ce qu'elle prétend stopper (le "piratage") mais potentiellement efficace contre les usages légaux. Le contournement planétaire fonctionnera bien sûr beaucoup plus rapidement sur les contenus très recherchés que sur les contenus rares, et il sera difficile de l'utiliser "à la demande" par exemple en cas de besoin pour un usage légal. Comme Cory Doctorow l'a signalé, il y aura également diffusion rapide des outils de contournement, mais leurs usagers pourraient alors être poursuivis. Mais cela n'est encore rien. Le prix véritable payé pour la fiction de rendre l'information artificiellement rare est celui de la destruction de la liberté d'action des usagers non spécialistes. Il est bien évident que c'est ce résultat qui est le vrai bénéfice recherché des DRM, au moins pour certains types de promoteurs. On verra en consultant l'article d'Ulhume sur le site des Moutons mécaniques que même les DRM utilisés actuellement (qui ne mettent en oeuvre que partiellement le modèle) présentent déjà ce même danger pour les libertés constitutives de la capacité à être un contributeur à la société de l'information. Un point particulier dont il faudra se souvenir pour la discussion plus bas des liens avec le libre : il est aisé pour les promoteurs des DRM d'affirmer que l'obligation de les diffuser en logiciels libres (proposition de Fritz Hollings) ou la permission d'implémenter en logiciels libres un DRM en disposant pour cela des informations nécessaires à cette implémentation facilite et accélère le travail de contournement planétaire. " la suite ici: http://www.debatpublic.net/Members/paigrain/blogue/DRMS .. plutot long l'article, j'y reviendrai. -- Marc SIRAMY ----------------- Commande permettant de vérifier la signature du message : gpg --keyserver pgp.mit.edu --recv-keys 819412D6 ********** *END ENCRYPTED or SIGNED PART* ********** Liens Yahoo! Groupes <*> Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à : http://fr.groups.yahoo.com/group/Avis_de_citoyens/ <*> Pour vous désincrire de ce groupe, envoyez un mail à : [EMAIL PROTECTED] <*> L'utilisation de Yahoo! 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