Subject: AFRIQUE-CONGO : toujours les men�es TERRORISTES
de Washington. Souffrances et d�sespoir : crise humanitaire au Congo...
Date: 4 Dec 2001 08:48:07 -0000
AFRIQUE-CONGO : toujours les men�es TERRORISTES
de Washington. Souffrances et d�sespoir : crise humanitaire
au Congo
----- Original Message -----
From: Pierre BARACYETSE
Extrait des auditions du Congr�s am�ricain
"Souffrances et d�sespoir : crise humanitaire au Congo"
Traduit de l'anglais.
Jeudi 17 mai 2001
CHAMBRE DES REPRESENTANTS
SOUS-COMMISSION POUR LES OPERATIONS
INTERNATIONALES ET LES DROITS DE L'HOMME
COMMISSION DES RELATIONS INTERNATIONALES
Washington DC
Discours de Wayne MADSEN, Journaliste d'investigation
Auteur de "G�nocide et op�rations secr�tes en Afrique 1993-1999";
La Sous-Commission s'est r�unie, conform�ment � l'invitation,
� 10 h 21 a.m dans le local 2172, du Rayburn House Office
Building, sous la pr�sidence de l'Honorable Madame Ileana
ROS-LEHTINEN.
Mr. Madsen : Je vous remercie Madame la Pr�sidente,
J'appr�cie grandement l'int�r�t et le soutien de la
Commission, en particulier l'int�r�t et le soutien de Madame
McKinney, membre du Congr�s, que vous avez manifest� en
organisant la tenue de ces auditions sur la situation en
R�publique D�mocratique du Congo (RDC).
J'aimerais soumettre � votre d�bat la conduite de la politique
am�ricaine en RDC durant la plus grande partie de la derni�re
d�cennie, en particulier celle concernant la r�gion orientale
du Congo. C'est une politique qui s'est appuy�e, selon moi,
sur deux piliers jumeaux : aide militaire et commerce
contestable.
Les programmes d'aide militaire des Etats-Unis, dans leur
grande majorit� planifi�s et g�r�s par le Commandement
d'op�rations sp�cialistes des �tats-Unis et le service de
S�ret� de la D�fense, ont �t� � la fois secrets et non
secrets.
Juste avant la premi�re invasion du Za�re par le Rwanda en
1996, une phalange d'agents de s�ret� am�ricains convergea au
Za�re. Leurs actions laissaient appara�tre un vif int�r�t pour
le dispositif de d�fense de l'Est du Za�re.
Par exemple, le num�ro deux de l'ambassade des Etats-Unis �
Kigali (Rwanda), fit un voyage de Kigali vers l'Est du Za�re
pour d�marrer les contacts secrets avec l'Alliance des Forces
D�mocratiques pour la Lib�ration (AFDL) du Congo-Zaire, le
camp de Kabila.
Au moment o� je vous parle, des informations en provenance de
la R�gion des Grands Lacs continuent de faire �tat d'une base
militaire construite par les Etats-Unis pr�s de Cyangugu, au
Rwanda, pr�s de la fronti�re congolaise.
Cette base, dont on rapporte qu'elle a �t� construite en
partie par la compagnie am�ricaine Brown & Root, une
subdivision de Halliburton, est r�put�e �tre impliqu�e dans
l'entra�nement des forces du FPR et fournir l'aide logistique
� ses troupes en RDC.
D�s d�cembre 1996, les forces arm�es am�ricaines �taient en
op�ration � Bukavu, infiltr�es au sein des foules de r�fugi�s
Hutu et de celles moins nombreuses des Twa, ainsi que des
guerriers Ma�-Ma�, et combattaient aux c�t�s des troupes
Rwandaises qui avan�aient avec les rebelles de l'AFDL au
Congo-Zaire. Un agent secret militaire fran�ais affirme avoir
d�tect� quelque 100 soldats am�ricains dans la zone des
combats de l'Est du Za�re. Et en plus, le service de
renseignement fran�ais DGSE rapporta que les Am�ricains
�taient au courant de l'extermination de r�fugi�s hutu par les
tutsi aussi bien � l'int�rieur du Rwanda que dans l'Est du
Za�re et qu'ils ne faisaient rien pour intervenir. Plus
sinistre encore, il y a des raisons de croire que certains
soldats am�ricains appartenant soit aux forces sp�ciales ou
aux unit�s de mercenaires, auraient effectivement particip� �
l'extermination de certains r�fugi�s hutus.
D'apr�s les informations, les massacres ont eu lieu au bord de
la rivi�re Oso, pr�s de Goma. Les sources de l'Eglise
Catholique affirment que parmi les gens ex�cut�s se trouvaient
des pr�tres catholiques hutu. Pour ceux qui �taient ex�cut�s,
en tout cas, la mort fut de loin plus rapide que pour ceux qui
�chapp�rent vers la jungle profonde. L�, nombreux d'entre eux
moururent de maladies tropicales ou furent attaqu�s et d�vor�s
par les animaux sauvages.
On sait en outre que les avions que l'arm�e am�ricaine
d�ployait � l'Est du Za�re incluaient des h�licopt�res de
combat lourdement arm�s et blind�s, utilis�s typiquement par
les Forces sp�ciales am�ricaines.
Ces h�licopt�res �taient �quip�s de canon de 105 mm, de
roquettes, de mitrailleuses, de largueurs de mines
anti-personnels et, plus important, de d�tecteurs �
infra-rouge utilis�s pendant les op�rations de nuit.
Les responsables militaires am�ricains ont pouss� le sadisme
jusqu'� affirmer que l'objectif de ces h�licopt�res �tait de
localiser les r�fugi�s afin de d�terminer le meilleur moyen de
leur apporter de l'assistance humanitaire.
Vers la fin de l'ann�e 1996, les satellites espions am�ricains
tentaient de d�terminer le nombre de r�fugi�s �parpill�s dans
la jungle, en localisant les feux la nuit, et le jour, les
b�ches en plastique recouvrant leurs abris de fortune.
Curieusement, chaque fois qu'un campement �tait localis� par
images satellites, les forces arm�es rwandaises(APR) et celles
des rebelles za�rois attaquaient ces sites.
Ce fut le cas vers la fin de f�vrier 1997, lorsque 160.000
r�fugi�s principalement hutu furent localis�s et ensuite
attaqu�s dans la r�gion mar�cageuse connue de Tingi-Tingi.
Aucune �valuation chiffr�e ad�quate n'a �t� effectu�e par le
Pentagone et les services de renseignement am�ricains
concernant la l'�tendue des informations secr�tes fournies au
FPR et � l'AFDL.
La d�pendance de plus en plus accrue du D�partement de la
D�fense des soi-disant sous-traitants militaires priv�s,
constitue aussi un probl�me sp�cial (d'un autre ordre, nouveau
et s�rieux). La plupart de ces CMP (Compagnies Militaires
Priv�es) ant�c�demment appel�es mercenaires par les
administrations pr�c�dentes, lorsqu'elles �taient utilis�es
comme instruments de la politique �trang�re par des puissances
coloniales telles que la France, la Belgique, le Portugal et
l'Afrique du Sud, ont des liens �troits avec certaines des
plus grandes soci�t�s mini�res et p�troli�res op�rant
aujourd'hui en Afrique.
Les CMP, gr�ce � leur statut de propri�t� priv�e, ont une
grande marge de man?uvre les mettant hors d'atteinte des
enqu�teurs du Congr�s. Ils peuvent tout simplement affirmer
que leurs affaires dans diff�rentes nations sont sous couvert
du secret commercial, et la loi semble aujourd'hui pencher de
leur c�t�.
La politique am�ricaine vis-�-vis de l'Afrique durant la
derni�re d�cennie, plut�t que de s'employer � stabiliser la
situation dans des pays o� la guerre civile et les conflits
ethniques r�gnent en ma�tres, n'a apparemment fait que
renforcer la d�stabilisation.
L'ancienne Secr�taire d'Etat Madeleine ALLBRIGHT, parlant des
dirigeants militaires pro- Etats-Unis en Afrique, qui avaient
pris le pouvoir par la force pour rev�tir ensuite le manteau
de Chefs civils, aimait les qualifier de "balises de l'espoir".
En r�alit�, ces Chefs d'Etats, parmi lesquels ceux d'Angola,
d'Ethiopie, d'Erythr�e, du Rwanda, du Burundi et du Congo
(RDC) sous L.D. Kabila, dirigent des pays dans lesquels les
guerres ethniques et civiles sont une occasion pour les
compagnies mini�res internationales d�nu�es de tout scrupule,
de profiter de ces crises pour remplir leur coffres de
diamants, d'or, de cuivre, de platine et d'autres min�raux
sp�ciaux dont un, la colombotantalite, connue sous le nom de
coltan, est le composant de base des micro-processeurs,
circuits int�gr�s d'ordinateurs et des t�l�phones portables
D'apr�s mon observation, le soutien de la premi�re heure que
les Etats-Unis ont apport� � L.D. Kabila, aid�s en cela par
leurs alli�s du Rwanda et de l'Ouganda, avait moins pour
objectif de se d�barrasser du r�gime Mobutu, que d'ouvrir
toutes grandes les immenses richesses min�rales du Congo aux
compagnies mini�res bas�es en Am�rique du Nord.
La CIA, la NSA et la DIA devraient remettre aux enqu�teurs
internationaux du Congr�s, les renseignements secrets
actuellement en leur possession, de m�me que les photos
thermiques prises de l'espace indiquant la pr�sence des fosses
communes et le moment o� elles ont �t� creus�es.
En particulier, la NSA a maintenu en service la Station
d'interception de communications � Fort Portal en Ouganda, qui
interceptait les communications de l'arm�e et du gouvernement
du Za�re durant la premi�re invasion de ce pays par le Rwanda.
Ces communications d�taill�es concernent les massacres
perp�tr�s par le Rwanda et l'AFDL contre les r�fugi�s hutu et
d'autres populations civiles congolaises au cours de
l'invasion de 1996. Un compte-rendu complet doit �tre soumis
devant le Congr�s par le personnel du Bureau de l'Attach� du
Minist�re am�ricain de la D�fense � Kigali, ainsi que par
certains membres du personnel de l'Ambassade des Etats-Unis �
Kinshasa qui �taient en poste depuis le d�but de 1994 jusqu'�
ce jour.
Il est plus que temps que le Congr�s et l'Ex�cutif am�ricain
examinent s�rieusement le r�le des Etats-Unis dans le g�nocide
et les guerres civiles en Afrique Centrale, ainsi que le r�le
que jouent actuellement les CMP dans d'autres r�gions
africaines en crise.
D'autres nations dont les actions en Afrique n'ont rien de
plus enviable - la France et la Belgique par exemple - n'ont
eu aucune difficult� � examiner leur propre r�le dans les
crises africaines de cette derni�re d�cennie.
Le Minist�re britannique des Affaires Etrang�res a entam� le
processus de publication d'un livre vert de r�glementation du
m�tier de mercenaire. Au bat mot, les Etats-Unis, en tant que
premi�re d�mocratie du monde, doit au moins � l'Afrique, un
exemple d'auto-inspection sans complaisance.
Je vous remercie de l'int�r�t que le Pr�sident et les membres
de la commission ont montr� en organisant ces auditions.
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informations transmises par :
Roger ROMAIN
a/conseiller communal PCB
B6180 COURCELLES
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