----- Bernard Schoenacker <[email protected]> a écrit : > Bonjour, > > > Les documents produits et maintenus sous LibreOffice Writer / ODT pour > des longs ouvrages, multilingues et évolutifs présentent des limites > structurelles intrinsèques : > > ODT est un conteneur ZIP contenant du XML verbeux, non maintenable > humainement. > > Le contenu est indissociablement mêlé à la mise en forme. > > La structure réelle (styles, héritages, ancres, TOC) est opaque hors > de Writer. > > Les documents analysés montrent une prolifération de styles > automatiques, des héritages rompus et des artefacts liés à des > conversions successives (allemand → anglais → français). > > Il ne s’agit pas d’un problème d’usage ou de rigueur utilisateur, > mais d’un problème de format et de chaîne de production. > > Impact sur le cycle de vie > > Dans une chaîne bureautique classique : > > chaque correction est manuelle et non exploitables par "diff" ; > > chaque nouvelle version implique une relecture globale ; > > chaque traduction nécessite une duplication complète du document ; > > chaque export PDF fige des erreurs structurelles invisibles en amont. > > Autrement dit, chaque version devient un fork mort. > > Le PDF n’est pas une source > > Le PDF issu de Writer est un artefact final : > > non versionnable, > > non maintenable, > > non traduisible, > > révélateur des faiblesses de structure et de hiérarchie typographique. > > Traiter le PDF comme un produit de référence est une erreur > méthodologique. > > Point critique : la traduction > > Une documentation multilingue durable impose : > > une source textuelle unique, > > une granularité fine (phrases / paragraphes), > > la possibilité de traductions incrémentales. > > Cela n’est pas possible avec un document ODT riche. Cela est nativement > possible avec des formats texte structurés et des outils de type gettext > / po4a. > > Sans cela, la traduction ne passe pas à l’échelle et devient > chronophage, coûteuse et décourageante. > > Argument temps long > > Un document qui ne peut pas être : > > versionné par diff, > > audité sans interface graphique, > > traduit sans duplication, > > maintenu indépendamment d’un logiciel donné, > > n’est pas un document pérenne. > > Conclusion opérationnelle (TINA) > > Pour une documentation longue durée, collective, traduite et maintenue : > > la source doit être un format texte structuré (Markdown, AsciiDoc, > HTML), > > la traduction doit s’appuyer sur un workflow type po4a, > > les rendus (PDF, HTML, EPUB) doivent être générés, non édités. > > La bureautique lourde peut convenir à un usage individuel ponctuel. > Il n’est pas une alternative viable dans le temps pour une documentation > de référence. > > TINA — There Is No Alternative. > > Pas par idéologie. Par mécanique. > > > Cordialement > > Bernard Schœnacker > 57930 Fénétrange > > Rédacteur technique industriel > Technicien méthodes
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