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Inquiétant...

Hervé Tanguy


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Le ministère de la Défense met OpenOffice à l'index
Par Thomas Rousseau
ZDNet France
11 juillet 2006

Sécurité - Après un an de travaux, des experts du ministère de
la Défense affirment dans un rapport classifié que la suite
bureautique libre n'est absolument pas sécurisée. Ils pointent
un grave défaut inscrit dans la conception même du produit.

Les chercheurs du laboratoire de virologie et de cryptologie
de l'ESAT (*) à Rennes sont formels: «Nous pouvons affirmer
qu'OpenOffice nous apparaît comme plus dangereux que son
équivalent commercial édité par Microsoft». Le 5 juillet, le
lieutenant-colonel Eric Filiol, chef de ce labo, présentait
les résultats d'une année d'étude consacrée à tous les
scénarios possibles d'attaques contre cette suite logicielle.

Devant un petit comité, réunissant des membres de différents
ministères, il a montré les failles décelées dans OpenOffice.
«Nous avons développé un certain nombre de codes malveillants
(chevaux de Troie et bombes logiques) - dont certains
"autoreproducteurs" - afin de répertorier tous les points
faibles du logiciel.» Pour éviter toute fuite et exploitation
par des pirates, les codes sources des virus ont fait l'objet
d'un rapport classifié qui sera communiqué à tous les
organismes d'Etat.

Pour les pouvoirs publics, cette découverte constitue une
réelle menace. De plus en plus d'administrations, notamment
les ministères de l'Économie et des Finances ou de la Défense,
utilisent cette suite bureautique. Entreprises et particuliers
ne sont pas plus à l'abri.

Malgré les affirmations de certains éditeurs, aucun antivirus
commercialisé actuellement n'est capable de protéger la suite
bureautique open source.

Une coopération avec les développeurs est prévue

L'antivirus présent sur l'ordinateur de démonstration n'a pas
détecté et bloqué les attaques simulées par les chercheurs de
l'ESAT. Pour illustrer le risque potentiel, ils ont chiffré un
document avec OpenOffice. En théorie, impossible d'infecter ce
dossier sans en posséder la clé. Problème, la suite
bureautique chiffre tout sauf... les macros. «Considérant dans
certains cas les macros comme un élément de confiance, elle ne
vous avertit pas systématiquement lorsqu'elles sont exécutées.
C'est la preuve que le problème de sécurité se situe au niveau
conceptuel. Nous n'exploitons pas de failles de sécurité»,
précise Eric Filiol.

Le chercheur ne condamne pas pour autant OpenOffice: « Il ne
faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain: c'est un produit
qui est jeune et il n'a jamais été pensé en terme de sécurité.
Jusqu'à présent, la priorité a été de proposer autant de
fonctionnalités que Microsoft Office.»

Contactés par les représentants européens d'OpenOffice.org,
les chercheurs du laboratoire de virologie et de cryptologie
vont rencontrer prochainement à Hambourg les développeurs
allemands. Les experts français indiqueront les points de
sécurité à mettre en place. Ce travail devrait être assez long
car les développeurs vont devoir d'abord réfléchir à la
sécurité qu'ils souhaitent instaurer et ensuite régler,
notamment, des problèmes de compatibilité.

(*) Ecole supérieure et d'application des transmissions
<end:citation>

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