Bonjour,
Dans cet esprit de séparation du fond et de sa mise en forme, je vous
conseille de jeter un œil sur l'outil SCENARI qui instrumente le principe de
"chaine éditoriale" : http://scenari-platform.org.
Une chaine éditoriale propose à l'auteur de ne se concentrer que sur son
cœur de métier : le contenu; en laissant un système informatique s'occuper
de façon automatique de la partie publication (papier, web, slides, ...). A
une "chaine éditoriale" est lié un modèle documentaire, aidant l'auteur à
structurer, organiser et rédiger son contenu. Contrairement à l'approche
traitement de texte, l'édition est alors de type "WYSIWYM"
(WhatYouSeeIsWhatYouMEAN) , et non plus WYSIWYG (WhatYouSeeIsWhatYouGET).
Pour information, scenari-platform.org est un projet open source basé sur
les technologies Mozilla, Java et OpenOffice (pour les publications papier).
Cordialement,

Antoine POURCHEZ
http://www.kelis.fr
17 r Bois du Vallon 
76960 NOTRE DAME DE BONDEVILLE


-----Message d'origine-----
De : ROYER Jean-Yves [mailto:[EMAIL PROTECTED] 
Envoyé : mardi 18 septembre 2007 12:34
À : [email protected]
Cc : [EMAIL PROTECTED]
Objet : [discuss] La formation des étudiants concerne-t-elle la communauté
OOo ?

Bonjour,

En parallèle à des échanges sur la liste Documentation, je me demande si la
communauté OpenOffice.org ne devrait pas intervenir sur la manière de
présenter OpenOffice.org aux étudiants et, plus généralement, la manière
dont la bureautique est décrite. En effet, n'est-il pas préférable de
prévenir que de guérir ? Pourquoi refaire ce qui existe au lieu de
l'améliorer ?

Le site d'auto formation au C2i pour les étudiants (http://w2.c2imes.org)
est un travail remarquable de mutualisation de moyens entre diverses
universités. Globalement le contenu me paraît bon, mais il semblerait
indispensable d'adapter la formation à des étudiants qui devront beaucoup
rédiger pendant leurs études et, pour un grand nombre d'entre eux, pendant
leur vie professionnelle. La Communauté OpenOffice.org n'a-t-elle pas une
responsabilité pour que les utilisateurs du logiciel ne tombent pas dans les
travers que l'on reproche à ceux de logiciels concurrents ? Où mieux
intervenir que lors de la formation initiale ?

Ci-dessous, quelques exemples de points qui me semblent devoir être
améliorés dans le support de formation au traitement de texte
(OpenOffice.org Writer étant le logiciel de base) accessible par :

http://w2.c2imes.org/MODULES/B4txt/_lfrFR/index.html

Saisie de texte :
- Saisie du texte : précise "se fait au kilomètre", sans préciser ce que
cela signifie. On y parle des règles typographiques mais pas des règles du
traitement de texte, notamment de celles qui permettent à la machine de
couper les lignes automatiquement. Comme m'avait dit un stagiaire en
conclusion d'un exercice : "La frappe au kilomètre est le contraire de la
frappe en vrac !". Qu'est-ce qu'est la frappe au km qui n'est pas de la
frappe en vrac ?
- Il est bien précisé qu'il ne faut pas couper les paragraphes en fin de
ligne, mais la règle jumelle obligeant à distinguer les blancs de coupure
entre mots et les blancs dans un mot logique n'est pas donnée. Dès ce
moment, il faudrait introduire la notion d'espace insécable.
- Frappe au clavier : l'image n'est pas le bon reflet de la position : le
rôle des touches guides, notamment, celui des touches avec ergot "F" et "J"
n'est pas signalé.

Les caractères spéciaux :
Ils sont décrits, mais il n'y a pas de recommandation forte pour qu'ils
soient constamment affichés, contrairement à la configuration par défaut des
logiciels.

Les principales règles typographiques : 
- mettent en évidence la grammaire typographique, mais l'aspect automatisme
de la coupure des lignes est mal mis en évidence. Par exemple, il n'est pas
précisé que le séparateur de milliers et l'espace entre nombre et unité sont
OBLIGATOIREMENT "insécables".

La mise en forme :
- Pour des étudiants, il est dommage que dès ce moment, l'on ne mette pas
l'accent sur le fait que la mise en forme est réalisée par des propriétés
attachées à des objets et que l'objectif des traitements de texte modernes
est de séparer radicalement le fond de la forme, notamment, en cataloguant
les objets avec les styles.

Les styles :
- Ils sont décrits comme des moyens d'harmoniser la typographie de documents
longs. Il serait important que dès ce moment, l'on présente les styles comme
le moyen général de rédiger des documents et comme moyen d'expression de
l'auteur à la machine. Avec les styles, l'auteur dit à la machine ce qu'il
veut avec une terminologie fonctionnelle et la machine transforme le
fonctionnel en typographie et mise en page (Elle remplit un des rôles des
dactylographes). L'auteur se concentre sur la structure (le plan) et son
contenu, tout en obtenant un aspect cohérent du texte.
- L'aspect structuration et normalisation des styles n'est pas bien mis en
évidence. Or, il me semble que la normalisation de l'interface entre auteurs
et machines (la terminologie des styles) est au moins aussi importante que
celle entre support du document et machine (normalisation des formats de
documents).

Y aurait-t-il dans la communauté des enseignants qui pourraient intervenir
pour que ces améliorations soient apportées ? La communauté pourrait-elle
intervenir officiellement ?

La durée de la formation des étudiants devrait en être réduite, sans compter
le nombre de nuits épargnées à retoucher la mise en page de documents. A
Lyon, certains établissements créent des postes de "Stylistes" pour
restructurer des thèses. N'y a-t-il pas mieux à faire ?

Bien cordialement.

Jean-Yves ROYER
http://royerjy.perso.cegetel.net/
Grand-père qui pense à ses petits enfants.

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