Cher·e·s tou·te·s, je suis heureux de vous annoncer la soutenance de ma thèse de doctorat en philosophie, intitulée :
*La zone obscure du design* Une pensée des pratiques de conception (d’)après Gilbert Simondon La soutenance aura lieu le mercredi 23 janvier 2019 à 14h à l'Université Paris Nanterre, en salle B016 Paul RICOEUR dans le Bâtiment B Pierre GRAPPIN. Vous trouverez ici <https://www.parisnanterre.fr/comment-venir-670438.kjsp?RH=FR> un plan de l'Université Paris Nanterre. *Composition du jury* : Xavier Guchet Professeur, Université de Technologie de Compiègne Thierry Hoquet Professeur, Université Paris Nanterre Olivier Peyricot Designer et directeur du pôle recherche et des éditions de la Cité du Design à Saint-Étienne. Patricia Ribault Junior Professor, Université Humboldt de Berlin Anne Sauvagnargues, *Directrice * Professeure, Université Paris Nanterre La soutenance sera suivi d'un pot auquel vous êtes chaleureusement invité·es. Afin de pouvoir l'organiser au mieux, je vous remercie de bien vouloir m'indiquer votre présence par mail. Au plaisir de vous voir à cette occasion ! Bien cordialement, Vincent Beaubois Université Paris Nanterre | HAR École Centrale de Lyon *Résumé de la thèse* *Cette thèse poursuit un double objectif. D’une part, montrer l’apport que constitue la philosophie de Gilbert Simondon à une compréhension renouvelée du design et des problématiques contemporaines qui l’habitent (rapport à l’usager, à l’environnement). D’autre part, renverser l’image communément attribuée au design : alors que celui-ci se présente majoritairement comme une force de résolution de problèmes, d’innovation et de progrès, l’anthropo-technologie déployée par Simondon interroge cette prétention démiurgique. La première partie de ce travail s’intéresse aux conditions historiques de ce dialogue entre la philosophie simondonienne et la pensée du design des années 1950 (passant notamment par l’esthétique industrielle française et la **Hochschule für Gestaltung** d’Ulm). La deuxième partie problématise la pensée contemporaine du design : en centrant son activité sur la figure de l’« usager », celle-ci évacue la question de la * *matérialité** de notre environnement et des relations écologiques que nous tissons avec elle. La pensée de Simondon ouvre, au contraire, la voie d’une « rematérialisation » de la pensée design. La troisième partie nous immerge dans le monde spécifique des pratiques de conception dans le but d’informer la logique propre au geste de design **en train de se faire**. Il s’agit alors de penser le design à partir de ce qu’il produit **littéralement** : non pas des biens de consommation, ni des services améliorant la qualité de vie des « usagers », mais une multitude de diagrammes, prototypes et maquettes présentant d’abord un mode d’existence « problématique » au sens où ils donnent forme à un problème de conception. Le design produit ainsi d’abord des objets « **designants » — interrogeant nos manières d’habiter le monde —, avant de peupler celui-ci d’**objets « **designés »**. En suivant les pratiques de conception de ce point de vue endogène, il s’agit de rendre compte des conséquences politiques d’une telle opération. Le design se définit alors comme un lieu fragile d’exploration, d’expérimentation et d’invention de probl**ématiques **présentes** ralentissant toute promesse de progrès **futurs**.* *Abstract* This thesis has a twofold objective. On the one hand, to examine the contribution of Gilbert Simondon’s philosophy to a renewed understanding of design and to the contemporary issues that inhabit it (relation to the user, to ecology). On the other hand, to invert the image commonly attributed to design: while this one presents itself mainly as a force for solving problems, innovation and progress, the anthropo-technology deployed by Gilbert Simondon questions this demiurgic claim. The first part of this work focuses on the historical conditions of this dialogue between the Simondonian philosophy and the thought of design in the 1950s (including French industrial aesthetics and the Ulm *Hochschule für Gestaltung*). The second part problematizes the contemporary thinking of design: by focusing its activity on the figure of the “user”, it evacuates the question of our environment *materiality* and the ecological relations that we forge with it. Then, the thought of Simondon opens the way to a “rematerialization” of design thinking. The third part immerses us in the specific world of design practices to trace the logic of design *in the making*. It is then a question of thinking design from what it produces *literally*: not consumer goods, nor services improving the quality of life of “users”, but a multitude of diagrams, prototypes and models presenting first a “problematic” mode of existence in the sense they give shape to a design problem. Thus, design first produces “designing” objects — questioning our ways of dwelling the world — before populating the world with “designed” objects. By following the design practices from this endogenous point of view, we account for the political consequences of such an operation. Design is then defined as a fragile place of exploration, experimentation and invention of *current *problems slowing down any promise of *future * progress. <https://www.avast.com/sig-email?utm_medium=email&utm_source=link&utm_campaign=sig-email&utm_content=webmail> Garanti sans virus. www.avast.com <https://www.avast.com/sig-email?utm_medium=email&utm_source=link&utm_campaign=sig-email&utm_content=webmail> <#DAB4FAD8-2DD7-40BB-A1B8-4E2AA1F9FDF2> Pour toute question, la FAQ de la liste se trouve ici: https://www.vidal-rosset.net/
