Chères et chers collègues


Je me permets de vous indiquer que le séminaire CIPh *Formes de « Nous ». Y
a-t-il des individus isolés ?*, débutera mercredi 27 mars de 18h30 à 20h30,
avec une intervention de Judith Revel (université Paris Nanterre /
Sophiapol).





*Formes de « Nous ». Y a-t-il des individus isolés ?*



27 mars 18h30-20h30. Judith Revel, Université Paris Nanterre / Sophiapol :

« *Nous*, condition de possibilité ou effet des pratiques? »



3 avril 18h30-20h30. Etienne Balibar, Professeur émérite Université Paris
Nanterre / Anniversary Chair in Modern European Philosophy, Kingston
University (Londres) :

« Le transindividuel : conceptions classiques et contemporaines »



10 avril 18h30-20h30. Alexis Cukier, Université de Poitiers / Sophiapol,
CIPh :

« Les *Nous* des collectifs de travail »



17 avril 18h30-20h30. Elise Marrou, Sorbonne Université :

« L’esprit de corps »



15 mai 18h30-20h30. Antonia Soulez, Professeure émérite Université
Paris-Lumières (Paris 8) :

« Spécificité de la dimension esthétique de la constitution d’un « *Nous* »
dans la musique. »



22 mai 18h30-20h30. Luca Paltrinieri, Université de Rennes /
Laboratoire Théorie
du Politique, CIPh ; et Massimiliano Nicoli, Laboratoire Sophiapol
(Université Paris Nanterre) :

*« Nous* coordonné, *nous* coopératif »



12 juin 18h30-20h30. Conclusion du séminaire et de la direction de
programme.





*Argumentaire*

Un des traits saillants de notre début de 21è siècle serait l’effacement
des collectifs. L’idéologie néolibérale célèbre l’individu roi, unique et
souverain artisan de son destin, tandis qu’une certaine critique sociale
brosse le portrait d’un individu tragiquement isolé face à des dispositifs
sociaux, économiques et politiques de domination qui le broient.

Si elles divergent dans leur conclusion, ces deux analyses partent d’une
même prémisse : le sujet contemporain serait seul face à lui-même et face
au pouvoir (l’Etat, la Nation, « l’Empire »). L’effacement des « corps
intermédiaires » (syndicats, associations, partis politiques, églises,
etc.) expliquerait la résurgence très actuelle de régimes autoritaires
voire fascisants. Une pensée « de gauche » bon teint sonne alors le tocsin,
en appelant sur un ton de Cassandre à construire du collectif, du « lien
social », là où il n’y en aurait plus.

Mais cet appel est abstrait, incantatoire et vain. On ne peut construire
qu’à partir des pratiques effectives, qu’il convient avant toute chose
d’examiner de manière critique. Cet examen conduit à mettre en question le
postulat de départ : le collectif n’a peut-être pas autant disparu qu’on
voudrait le croire.

Dans ce semestre conclusif, des chercheuses et chercheurs venant de
multiples horizons analyseront des façons de dire et de faire « nous »,
dans différents champs de l’activité humaine et sociale (au travail, en
politique, en art notamment). Faut-il choisir entre faire *nous* et dire
« je » ? Suffit-il de partager une activité pour faire partie d’un
« nous » ? Le collectif s’oppose-t-il au sujet individuel ou au contraire
le soutient-il, voire le précède-t-il, y compris quand plus personne ne
*dit* « nous » ? Peut-on ne pas penser de manière collective, ne pas penser
à la première personne dite du pluriel ? Etc.

La solitude du sujet néolibéral pourrait n’être que l’effet certes très
réel, mais surdéterminé et somme toute bien fragile, d’un complexe d’idées
fausses. Partant d’une analyse à plusieurs voix de diverses formes de
« nous », nous tenterons de dégager des lignes théoriques permettant de
fracturer ce complexe.





Les séances ont lieu au Ministère de l’enseignement supérieur et de la
recherche, salle Germaine Tillon, 25 rue de la Montagne de la Montagne
Sainte Geneviève 75005 Paris (métro Maubert-Mutalité ou RER Luxembourg).

Une inscription est nécessaire par le lien :

https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_pavlopoulos_s2_2018-19

ou au 01 44 41 46 82 (laisser un message sur le répondeur en épelant vos
nom, prénom et en précisant vos coordonnées téléphoniques, ainsi que le nom
du responsable et la date de l'activité).

Les inscriptions ouvrent une semaine avant la séance. Une pièce d’identité
vous sera demandée à l’entrée.



En vous priant de m’excuser pour les envois multiples,

Marc Pavlopoulos

Directeur de programme, Collège international de Philosophie

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Pour toute question, la FAQ de la liste se trouve ici:  
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