LA CONFÉRENCE D'EMMANUEL CATTIN EST MAINTENUE, AUJOURD'HUI, VENDREDI 13
DÉCEMBRE, À 16H.
ACTUALITÉS DE LA RECHERCHE PHÉNOMENOLOGIQUE
coordonné par
Julien Farges (Archives Husserl de Paris),
Laurent Perreau (Université de Bourgogne Franche-Comté)
et Dominique Pradelle (Université Paris-Sorbonne /Archives Husserl de Paris)
Sous cette nouvelle forme, le séminaire de recherche des Archives
Husserl de Paris “Actualité de la recherche phénoménologique” visera à
attirer l’attention du public intéressé par la phénoménologie sur un
ouvrage récent important ou une recherche significative en cours dans le
domaine de la phénoménologie, non seulement husserlienne, mais également
heideggérienne, schélérienne, etc.
Troisième séance : VENDREDI 13 DÉCEMBRE 2019, de 16h à 18h, au 46 rue
d'Ulm, salle de Conférence :
Emmanuel CATTIN (Université Paris-Sorbonne) – Autour de son ouvrage : «
Majestas dei. Seigneurie et liberté » (Paris, Vrin, 2018)
La pensée de la manifestation, dans une philosophie de la révélation,
trouve devant elle, transmise par la tradition, la difficulté d’un
apparaître unique, l’apparaître de celui que « personne n’a jamais vu »
(Jean, 1, 18). Apparition, « gloire », ou « majesté », Herrlichkeit,
elle est l’apparition de celui qui reçoit, dans les traductions de la
Bible, le nom de « Seigneur », Herr. Cette question, l’examen
philosophique, avec la liberté qui lui est propre, la recueillera comme
l’une de ses difficultés phénoménologiques majeures, qui concernera,
avec une telle majesté, tout apparaître. L’idéalisme allemand, à travers
Luther, n’a pas cessé d’en étudier l’héritage, dans la question qu’il
fit sienne concernant le sens du mot « esprit », et à nouveau, après
lui, Kierkegaard et Franz Rosenzweig. Tout le chemin de ce livre se
rassemble une première fois dans la grande confrontation entre Karl
Barth et Martin Heidegger, dont l’opposition irrévocable au Dieu
d’Israël va précisément au « seul Seigneur » de Barth, avant qu’à la fin
le Dieu, selon Erich Przywara, n’apparaisse sous les traits du Non-Dieu,
et que la majesté du « Seigneur » ne se donne, en personne, dans la
simplicité du serviteur. Il se découvre alors que la seigneurie n’avait
pas d’autre sens que la liberté, en sa souveraineté, en sa décision. La
liberté en tant que seigneurie est la liberté d’apparaître, la liberté
qui est source de l’apparaître et qui s’avance, sous le nom de «
Seigneur », dans l’apparaître lui-même.
Le séminaire est ouvert à tous.
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https://www.vidal-rosset.net/Mailing_list_educasupphilo.html