*Séminaire « Phénoménologie et art » (CIPh, UPL)*
Collège international de philosophie (CIPh) Université Paris Lumières (UPL) Chers collègues, J’ai le plaisir de vous présenter le programme du séminaire « Phénoménologie et art » qui se tiendra les jeudis 27 février, 19 mars, 23 avril et 7 mai, de 18h30 à 20h30, à l’USIC au 18 rue de Varenne Paris 7e (métro Rue du Bac, ligne 12, ou Sèvres-Babylone, lignes 10 et 12). Une inscription préalable est obligatoire à l’adresse : http://bit.ly/3bylMoH (lien actif une semaine à l’avance). Le séminaire « Phénoménologie et art » vise à rendre la place qui revient à la phénoménologie dans l'histoire de la philosophie de l'art. Loin d'être un courant de pensée dépassé ou parmi d'autres, la phénoménologie de l'art se présente comme la seule philosophie capable d'assumer réellement la question de l'art, c'est-à-dire de situer l'interrogation artistique sur le terrain de la métaphysique. Tout l'enjeu sera de parvenir à exhiber la trame secrète de la phénoménologie de l'art, celle qui permet de rapporter les unes aux autres les pensées esthétiques de Merleau-Ponty, Dufrenne ou Maldiney. De ce point de vue, le séminaire entend défendre une double thèse. D'une part, il y a phénoménologie de l'art dès lors que l'œuvre d'art est ressaisie comme dévoilement du monde. C'est parce que l'œuvre comporte une dimension révélatoire, « cosmophanique », que la phénoménologie de l'art est une métaphysique de l'art. D'autre part, il y a phénoménologie de l'art dès lors que le monde dévoilé par l'œuvre se voit compris comme le créateur véritable. Le monde est l'objet de l'œuvre d'art en même temps que le sujet de l'activité artistique, de sorte que si l'œuvre révèle le monde, c'est en tant que le monde s'y révèle. L'artiste est dépossédé de sa création et comme absenté de l'investigation phénoménologique. Cette seconde thèse renoue avec la plus ancienne tradition philosophique, celle inaugurée par Platon et l'assimilation de l'artiste à un « enthousiaste ». Plus problématiquement, en identifiant le *kosmos* révélé à un *théos* créateur, elle déporte la phénoménologie de l'art du côté de la théologie, et plus exactement du côté de ce qu'il faudrait nommer une « cosmo-théologie ». En ce sens, l'axe de lecture du séminaire est un axe critique. Il s'agit, non seulement de restituer l'histoire de la phénoménologie de l'art, mais encore de reprendre à notre tour le geste phénoménologique et de tenter d'en vaincre les impasses ou les problèmes, en somme de proposer une phénoménologie de l'art conséquente, non versée dans le motif ruineux du cosmo-théologique. La bibliographie et le plan du séminaire seront transmis sur la page Facebook dédiée (Séminaire « Phénoménologie et art »). Toute l’actualité du Collège international de philosophie est à retrouver sur le site http://ciph.org. Bien cordialement, Charles Bobant (directeur de programme) -- https://www.vidal-rosset.net/mailing_list_educasupphilo.html
