Chères et chers collègues,

Je vous informe de la soutenance de mon habilitation à diriger des
recherches en philosophie, qui aura lieu par visioconférence à l’Ecole
Normale Supérieure de Lyon le lundi 22 juin à partir de 14h.

Le dossier d'habilitation comprend :

1. Un mémoire de synthèse, «  Éléments de conduite en milieu pragmatiste.
Contributions à une philosophie de l’esprit, des sciences cognitives et des
techniques », 198 pages.

2. Un manuscrit inédit, « Décliner l’intentionnalité. Pragmatisme,
phénoménologie, philosophie analytique et sciences cognitives », 688 pages.

3. Un ensemble de textes publiés, constitué d’un recueil d’articles et de
chapitres de 534 pages, et de trois livres : « Le dopage sans duperie »
(Paris, Encre Marine/Les Belles Lettres, 2016), « Qu’est-ce que la
pensée ? » (Paris, Vrin, 2017), « Désaturer l’esprit. Usages du
pragmatisme » (Paris, Questions théoriques, 2019).

Le jury est composé de

Jocelyn Benoist, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (rapporteur)

Vincent Descombes, EHESS

Roberta Dreon, Université Ca’Foscari, Venise

Charles Lenay, Université de Technologie de Compiègne

Erik Myin, Université d’Anvers (rapporteur)

Denis Perrin, Université de Grenoble Alpes (rapporteur)

Jean-Michel Roy, ENS de Lyon (garant)



Le mémoire de synthèse présente mon parcours de recherche à partir de trois
axes : (1) les formes et les enjeux du déploiement du pragmatisme, de
Wittgenstein et de Ryle que j’ai pu proposer en philosophie de l’esprit, en
philosophie de la psychologie, et en philosophie des sciences cognitives,
en particulier dans le contexte des transformations théoriques des sciences
cognitives contemporaines (cognition « incarnée », « étendue »,
« énactive ») ; (2) le positionnement évolutif que j’ai pu adopter dans les
débats portant sur l’acceptabilité ontologique et épistémologique de la
notion de « représentation mentale » en sciences cognitives ; (3) mes
travaux en philosophie de la technique, à la croisée des sciences
cognitives, de l’épistémologie de la recherche SHS en univers
technologique, et de la philosophie du sport (question du dopage).

Le manuscrit inédit propose une problématisation nouvelle et pragmatiste de
l’intentionnalisme, thèse qui constitue un fondement des deux principales
traditions philosophiques du XXème siècle, la philosophie analytique et la
phénoménologie. Dans la première partie, au moyen d’une lecture
épistémologique nouvelle des transformations théoriques récentes des
sciences cognitives, je mets en avant le maintien d’une forme élémentaire
d’intentionnalisme au sein des approches anti-représentationnalistes de la
cognition les plus affirmées.  Il s’agit alors, dans la deuxième partie, de
décliner les multiples manières dont l’intentionnalité, en tant que visée
ou directionnalité cognitive, a pu se dire depuis sa naissance médiévale et
sa reprise brentanienne jusqu’à la phénoménologie (husserlienne et
post-husserlienne) et à la philosophie analytique contemporaines. *Décliner*
l’intentionnalité, c’est ensuite *faire sans* cette intentionnalité, avec
les pragmatismes de Dewey, James et Wittgenstein, et à partir d’une
description nouvelle de la constitutivité technique de la pensée.  Au moyen
de l’adverbialisme (partie 3) et d’un inférentialisme sur les concepts en
tant que techniques d’usage de signes (partie 4),  il s’agit en effet de
rendre compte de la capacité de nos pensées à *faire* référence sans
recourir au philosophème de l’intentionnalité.

Il est possible d'assister  à cette visio-soutenance, mais le nombre de
connexions est très limité (un lien sera transmis à celles et ceux qui
m'auront préalablement fait part de leur souhait d'assister à la
soutenance).

Bien à vous,

Pierre Steiner - COSTECH, Université de Technologie de Compiègne

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https://www.vidal-rosset.net/mailing_list_educasupphilo.html
        
        
        
        
        
        
        
        
        
        
        
        
        

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