Madame, Monsieur, 

Je me permets de vous annoncer la soutenance prochaine de ma thèse d'histoire 
de la philosophie, rédigée sous la direction de M. Emmanuel Cattin. Mon travail 
a pour titre : La révélation de l’être (Hegel & Thomas d’Aquin). 

La soutenance aura lieu le vendredi 11 décembre 2020, à 14h30 en 
visioconférence. Si vous souhaitez y assister, il vous suffira de m’écrire à 
cette adresse ([email protected] <mailto:[email protected]>) afin 
que, en temps et en heure, je puisse vous transmettre le lien de connexion 
nécessaire. 

Enfin, vous trouverez ci-dessous la composition du jury, ainsi que le résumé de 
ma thèse. 

Avec mes très cordiales salutations,

Romain Debluë

***

Composition du jury : 

M. Emmanuel Cattin (directeur)
Professeur, Sorbonne-Université

Mme Catherine König-Pralong (rapporteur)
Professeur, EHESS

M. Pasquale Porro (rapporteur)
Professeur, Université de Turin

M. Henri Mongis 
Maître de Conférence, Université de Tours

M. Serge-Thomas Bonino, op. 
Professeur, Université Pontificale Saint-Thomas-d'Aquin

Résumé de la thèse :
Pour nous, hommes du XXIe siècle, la question de l’être, et l’ouverture même de 
l’accès à elle, paraissent bien souvent intégralement en dépendance de la 
pensée heideggerienne, dont le geste le plus fondamental fut de reconduire 
l’être à l’horizon de la temporalité, en barrant dès lors l’accès à la double 
possibilité de fonder la finitude sur l’infini, et le temps sur l’éternité. 
Peut-on dès lors, aujourd’hui, ouvrir à nouveau un questionnement qui fasse 
signe vers une dimension infinie et éternelle de l’être en tant que tel ? 
Peut-on poser sur l’être un regard qui n’évacue pas, d’abord et par principe, 
la seule possibilité de voir l’étant fini désigner, de lui-même, son origine 
infinie – qu’elle soit immanente ou transcendante ? Cette retrempe du regard, 
nous croyons pouvoir l’éprouver au contact de deux pensées, qui tiennent 
chacune une place éminente dans l’histoire de la philosophie occidentale, à 
savoir c
 elle de Thomas d’Aquin et celle de Hegel. En effet, le thomisme et 
l’hégélianisme constituent les deux tentatives les plus complètes, avant le 
double interdit posé par Heidegger, de fonder sur l’être infini la finitude 
même de l’étant passager ; et au premier chef, bien entendu, la finitude de 
l’homme qui, chez l’un comme chez l’autre, est destinée par soi à son propre 
dépassement. En posant en effet la question de la manifestation de l’être, 
c’est-à-dire des modes de donation possible de l’être à la conscience, tant du 
côté de l’objet que du sujet, cette étude n’a pas pu faire l’économie 
d’interroger la possibilité, paradoxale à première vue, pour une pensée finie 
de s’élever jusqu’à une connaissance de l’Être premier en son infinité. Ainsi 
a-t-on dû s’attarder au thème hégélien du Savoir absolu, et, en regard, celui, 
thomiste, de la vision béatifique, qui n’est autre que la vue de l’Ipsum esse 
tel qu’
 en lui-même et dans sa propre essence. C’est seulement à ce point 
d’incandescence le plus haut qu’une conclusion devenait possible, où l’on a 
tenté de mettre en lumière le sens ultime de l’être selon Thomas d’Aquin et 
Hegel, tel qu’il s’est donné dans l’accomplissement de sa plus propre 
manifestation.

 
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