Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1) Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne
Rencontres autour de l’investissement à impact FMSH - Collège d'Études Mondiales, chaire « Ethique et Finance » Organisées par Christian Walter, Emmanuel Picavet, Sandra Bernard Colinet (ISJPS, CPCS, NoSoPhi) Séance du jeudi 8 avril 2021 de 17h à 19h par visioconférence. Pour s'inscrire : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeb4EkYnh5bYn4XbLqU5MlFSnKypVoEPzMGNzwR2Ma41gQG0Q/viewform Julie de BRUX CITIZING interviendra sur le thème La monétarisation et la valorisation des impacts Résumé Comme dans la sphère privée, la décision publique d’investir est soumise à des arbitrages entre coûts et gains espérés. Il s’agit d’ailleurs d’une obligation réglementaire en France pour les projets d’investissement de l’État de plus de 20 millions d’euros. La méthode mobilisée, appelée évaluation socio-économique, consiste à mettre en balance les impacts positifs comme négatifs des investissements. Pour être comparés les uns aux autres, ces impacts de toutes natures (économique, sociale, environnementale) sont exprimés dans une unité commune : l’unité monétaire. Cette monétarisation (bien différente de la monétisation) permet d’estimer un ROI socio-économique. Si cette méthode est pratiquée de longue date dans les secteurs des transports et de l’énergie, sa diffusion est désormais élargie à de très nombreux autres secteurs. Des acteurs privés s’en saisissent également. L’intervention vise à présenter plus en détails ce qu’est l’évaluation socio-économique et à fournir des cas d’illustration Programme Les séances ont lieu sauf exception les jeudis de 17h à 19h à la FMSH, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris ou en visio-conférence sur Zoom. Jeudi 4 mars 2021 Henri Fraisse (association Fidarec) : Appropriation des ODD par les acteurs économiques Jeudi 8 avril 2021 Julie de Brux (Citizing) : La monétarisation et la valorisation des impacts Jeudi 27 mai 2021 Mathilde Lemoine (Groupe Edmond de Rothschild) : L’approche impact chez les économistes Jeudi 24 juin 2021 Anne-Laure Hernandez (association Improve) : Evaluation et mesure de l’impact social Argumentaire Née il y a plus de 10 ans aux États-Unis, la notion d’investissement à impact recouvre tout investissement qui recherche explicitement à la fois une rentabilité économique et la création d’un impact social et environnemental positif et mesurable. Dans la mise à jour établie en 2019 de la définition adoptée en 2014 par le comité consultatif français sur l’investissement à impact, l’investissement à impact est défini comme un investissement qui vise explicitement et de manière intentionnelle un retour social et/ou environnemental positif ainsi qu’une performance financière supérieure ou égale à zéro, et dont l’impact est mesurable par un processus continu d’évaluation. L’intentionnalité des investisseurs / financeurs se manifeste au niveau des choix d’investissements / financements mais également dans l’accompagnement des organisations à impact. La mesure de l’impact social et/ou environnemental repose sur la mise en place d’objectifs prioritaires dont le suivi permet d’accompagner les organisations à faire progresser leur impact. En février 2020, le Haut-commissariat à l’économie sociale et solidaire, faisant le constat d’un essor global de l’investissement à impact et des besoins en financement avait confié à l’association iiLab (Impact Invest Lab), plateforme d’expérimentation et de développement de l’investissement à impact et spécialiste dans les contrats à impact social, une mission de préfiguration d’un centre français de l’investissement à impact, pour permettre une reconnaissance officielle de l’investissement à impact, clarifier ses critères d’éligibilité, et explorer les pistes concrètes qui permettraient de développer l’écosystème et de mobiliser la place financière de Paris autour de cette nouvelle approche de l’investissement. La mission a été confiée à Sandra Bernard Colinet, qui a constitué un groupe de travail de 75 membres, qui ont rendu leurs premières conclusions en juillet 2020. Ce rapport a été remis officiellement le 9 septembre 2020 à la secrétaire d’Etat à l’économie sociale, solidaire et responsable Olivia Grégoire. Certains points ont été approfondis dans un deuxième rapport. Ces rencontres mensuelles seront conçues dans le prolongement de ces rapports et auront pour objectif de poursuivre certaines pistes indiquées dans le rapport et de creuser des problématiques favorisant une transformation de la théorie financière dans un sens écologique et durable. -- https://www.vidal-rosset.net/mailing_list_educasupphilo.html
