Victor Béguin, Gilles Marmasse (dir.), /Raison et sentiments, de Hamann à Feuerbach, un débat allemand/, Hermann, 2021
Première partie : *Inquiéter la raison* Ch. 1 : *La raison mise à nu. Note sur les fondements de la pensée de Hamann à partir des /Méditations bibliques/**et des /Mémorables socratiques/* – Victor Béguin Ch. 2 : *Le rationalisme sceptique de Georg Christoph Lichtenberg* – Christian Bonnet Ch. 3 : *Jacobi : perception du réel et sentiment de la vérité *– Gilles Marmasse Ch. 4 : *Schopenhauer : le sentiment du monde face au fantôme de la raison *– Ugo Batini Deuxième partie : *Une raison élargie* Ch. 5 : *Du statut logique des nombres dans le schématisme transcendantal* – Bruno Haas Ch. 6 : *De la raison au sentiment : aperçus sur Schelling* – Alexandra Roux Ch. 7 : *La critique hégélienne des philosophies du sentiment fondateur* – Gauthier Tumpich Ch. 8 : *Démystifier raison et sentiment. Retour sur la critique feuerbachienne de Hegel* – Emmanuel Chaput Troisième partie : *La raison face aux sentiments moraux et religieux* Ch. 9 : *Raison pratique, sentiments et volonté : Fichte critique de Kant* – Roberta Picardi Ch. 10 : *Qu’est devenu l’enthousiasme ? La critique kantienne et la critique hégélienne de l’histoire* – Raphaël Authier Ch. 11 : *Sentiment et dépendance absolue chez Schleiermacher* – Christian Berner Ch. 12 : *Entre besoin et amour : l’homme de l’illusion religieuse selon Feuerbach* – Arnaud François La philosophie allemande de la fin du XVIII^e siècle et du début du XIX^e siècle valorise extraordinairement la raison. Une idée-clé est que rien – ni savoir, ni valeur, ni pouvoir – ne saurait échapper à la raison comme instance explicative et critique. Toutefois, la raison peut-elle à elle seule fournir une pensée adéquate ? Peut-elle se passer des sentiments, voire des croyances, si elle entend connaître autre chose que des ombres et formuler une morale qui ne soit pas desséchante ? Cet ouvrage étudie le rapport entre la pensée rationnelle et l’affectivité dans les débats qui se nouent autour de Kant, dans le post-kantisme et l’idéalisme allemand, ainsi que chez les successeurs de Hegel – depuis les Méditations bibliques de Hamann jusqu’à L’Esprit du christianisme de Feuerbach. Les contributions ici réunies s’efforcent non seulement de mettre en évidence les conceptualisations individuelles, mais aussi de repérer comment les problématiques circulent et se transforment d’un auteur à l’autre. L’hypothèse est que les œuvres de la période étudiée forment une transition entre les grands rationalismes post-cartésiens, fascinés par la déduction abstraite, et la mise en cause de la raison dans les vitalismes de la fin du XIX^e siècle. -- Bien cordialement, Gilles Marmasse -- https://www.vidal-rosset.net/mailing_list_educasupphilo.html
