Cher(e)s collègues,

J'ai le plaisir de vous informer de la parution, aux Éditions
Matériologiques, de l'ouvrage *Écologie et technologie. Redéfinir le
progrès après Simondon*, coordonné par Ludovic Duhem et moi-même, et
préfacé par Catherine Larrère.
Vous en trouverez ci-dessous la 4e de couverture, et au lien suivant une
vidéo de présentation et la Table des matières :
https://materiologiques.com/fr/essais-2427-4933/340-ecologie-et-technologie-redefinir-le-progres-apres-simondon-9782373613193.html

Cordialement,
JHB

Un constat s’impose : la civilisation hyper-technicienne qu’est l’Occident
capitaliste mondialisé en vient aujourd’hui à se demander si l’écologie,
nouvel impératif, et la technologie, nouvelle démesure, sont strictement
compatibles dans l’optique d’une sauvegarde de la vie sur Terre. Une
idéologie comme le transhumanisme, qui veut « augmenter » technologiquement
l’humain pour le rendre capable d’affronter le pire plutôt que de protéger
la biosphère terrestre des conséquences néfastes de nos désirs de puissance
et de consommation, achève d’angoisser tous ceux qui s’inquiétaient déjà de
la destruction accélérée des écosystèmes terrestres. L’idée de progrès
humain, elle, s’est vue abandonnée en raison même des conséquences
radicalement inhumaines du progrès technique tel qu’il fut mis en œuvre
durant la Seconde Guerre mondiale. La « rationalisation technique » est
devenue l’épouvantail au nom duquel rejeter l’idée de « Raison » et l’idéal
du « Progrès » qui nous venaient des Lumières. Pourtant notre monde, tel
qu’il est dominé par des motivations économiques et des désirs de confort
et de consommation, reste soumis à une forme de rationalisation technique
surproductive, sans doute moins radicalement inhumaine malgré les
souffrances qu’elle génère, mais plus écologiquement ravageuse. La question
est donc d’abord de savoir si, au lieu d’évacuer l’idée de progrès humain
au profit de celles de « développement » et de « croissance », on ne
devrait pas travailler à redéfinir le progrès humain pour donner réellement
sa chance à l’impératif écologique dans son incontestable urgence. Or,
cette question en entraîne une autre : avons-nous vraiment compris la
réalité technologique, lorsque nous l’avons opposée à la fois à la culture
et à la nature ? Ce livre, qui puise aux sources de la pensée de Gilbert
Simondon (1924-1989), entend expliciter le lien entre ces deux questions,
et nous réarmer ainsi conceptuellement pour nous rendre capables de
dépasser certains faux débats contemporains, tel celui opposant le
solutionnisme technologique et l’écologisme radical.

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https://www.vidal-rosset.net/mailing_list_educasupphilo.html
        
        
        
        
        
        
        
        
        
        
        
        
        

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