Journées d'étude CLARTÉ, LUMINOSITÉ, TRANSPARENCE
vendredi 8 avril et samedi 9 avril 2022 Université Paris-Est Créteil (UPEC) - Projet SK(HO)LÉCampus centre - Bâtiment i - Salle i1-223 61, avenue du Générale De Gaulle 94000 Créteil Métro ligne 8, Créteil Université Organisateurs : Jean-Marie Chevalier et Jacques Vollet https://lis.u-pec.fr/actualites/journees-detudes-clarte-luminosite-transparence PROGRAMME VENDREDI 8 AVRIL 9h30 Mot d'accueil 9h45 Elodie Cassan, "Pourquoi débattre de la conception cartésienne de la clarté ?" 10h30 Pause 11h00 Jean-Marie Chevalier "Clarification et degrés d'analyse" 11h45 Paul Égré, "Sur l'optimalité du vague" 14h Michael Murez, "La transparence des concepts" 14h45 Jacques Vollet, "L'obscurité est-elle une justification ?" 15h30 Pause 16h Benoit Gaultier, "Clarté et vérité en philosophie" SAMEDI 9 AVRIL 9h45 Charlotte Murgier, "Clarté et méthode chez Aristote" 10h30 Pause 11h Paolo Natali, "Sapheneia. Clarté objective et clarté subjective chez Platon" 11h45 Bernard Gendrel, "Transparence et opacité : deux concepts à l'épreuve de la littérature" La clarté peut paraître une exigence minimale d’énonciation favorisant la compréhension et la communication. Elle est davantage : érigée par Descartes en critère du vrai, c’est un objectif essentiel à la tâche du philosophe, qui vise la résolution des problèmes conceptuels par leur parfaite intellection. Le processus de clarification dont elle résulte parfois a pu être identifié à la philosophie elle-même, aussi bien sous la forme du dialogue socratique que de l’enquête pragmatiste ou de l’analyse conceptuelle, pour ne citer que quelques exemples. La clarté des idées et des représentations suppose-t-elle une totale transparence à soi ? La transparence implique qu’un agent est capable de s’attribuer correctement les croyances (voire d’autres attitudes propositionnelles) appropriées. La thèse internaliste de la luminosité de la connaissance soutient en particulier que savoir implique de savoir que l’on sait. Des arguments d’anti-luminosité ont été formulés contre l’idée que les état mentaux sont tels que les avoir implique de savoir qu’on les a. Si ces arguments sont corrects, la perspective d’une clarté totale se voit menacée. Aussi centrale à l’entreprise philosophique qu’elle soit, la clarté ne fait pourtant que rarement l’objet d’une tentative d’élucidation pour elle-même. Qu’est-ce qu’être clair pour une idée, un argument, un concept ? Qu’est-ce qui est clair ? S’agit-il seulement d’une question de formulation, de style, ou d’implication, d’explication, voire d’exhibition dans quelque espace abstrait ? L’absence de clarté du concept tient en partie à sa nature métaphorique : il est difficile de ne pas recourir à des images en lien avec la lumière, la transparence, l’évidence visible, pour définir ce qu’on entend par là. Est-il possible de parvenir à la clarté de la clarté ? Contact : [email protected][email protected] -- https://www.vidal-rosset.net/mailing_list_educasupphilo.html
