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C'est pas mal du tout, mis à part qques légères
fôtes d'aurtograffe (chuis méchant la :))
En tout cas, Bienvenue dans la ml des joyeux
loufoques afficionnados d'EFC que nous sommes !!!!
----- Original Message -----
Sent: Thursday, January 03, 2002 8:22
PM
Subject: [E:FC Liste] bonjour tt le
monde!!!
kikou tt le
monde!!!!!
tt d'abord je me présente: Alex'andra
je viens juste de m'inscrire a la ml (ho
la honte j'orais pu le faire + tot !!) et j'en
profite pour vous souhaiter une bonne année 2002 pleine de bonheur !!( et tant
ka faire de diffusion de efc en france.. enfin je v pas parler des choses ki
fachent...)
et puis j'en profite aussi pour
envoyer une petite fic (certain l'on peutetre deja lue..) ki est une sorte de
suite a "la légende de peshalva" (pour ceux ki connaissent..) bon voili
voilou
biz a tous et @ la revoyure!!!!
Titre: Des âmes en peines Résumé: Qui était-elle vraiment ?
(Les pensées mélancoliques desdifférents personnages après les évènements de
la fic la légende dePeshâlvâ.) Date: Septembre 2001 Catégorie: 3
Vignettes Avertissements: coeur d'artichauds'abtenir lol
Spoilers: Il faut d'abord lire la ficla légende de Peshâlvâ
Disclamers: Et non, malheureusementils ne sont pas à moi !!! Tous ces
personnages sont la propriété de TribuneEntertainment et Gene Roddeberry
Production. Enfin, s'ils veulent me les donnerj'accepte avec plaisir…
Des âmes en peine.
Liam
estallongé dans le noir sur son canapé, un verre d'alcool à la main.
** J'ai mal. Mal à
mon cœur meurtri. Mal à mon âme déchirée.
Deux
Irlandaises m'ont brisé le cœur. Je pensais les connaître toutes les deux,
mais ce n'est qu'à leur mort que je les aie vraiment découvertes.
D'abord
Siobbhan.Morte dans mes bras alors que je lui avouais que j'étais son enfant.
Maman, tu m'as dit que tu allumerais une étoile pour m'éclairer et me guider.
Pourtant je suis seul dans les ténèbres ce soir.
Puis
il y a eut Jil'han. Morte elle aussi dans mes bras il y a quelques heures à
peines. Qu'y avait-il derrière ces grands yeux vert d'eau ? Ces yeux qui
sont rester ouverts après qu'elle se soit donnée la mort. Je les vois encore
qui me fixent à travers mes paupières. J'ai beau secouer la tête ils sont
toujours là qui me hantent.
Je
te pensais pro-Taelons irrécupérable alors que tu commençais à posséder mon
esprit et mon cœur avec tes paroles émouvantes quand tu parlais de liberté. Je
me suis étonné du paradoxe lorsque tu as été implantée. Mais je n'ai rien fait
pour te sauver. Pardon.
Et
voilà que tu me prends la main et me donnes le pouvoir de vivre libre et la
mission de défendre cette liberté. Et le résultat des travaux de Ma'el.
Par ton
shakarava, j'ai compris qui tu étais. Je ne savais pas quoi dire et n'osais
pas te serrer contre moi, moi qui ne méritais pas de tenir dans mes bras un
être comme toi, qui donna sa vie pour comprendre. Alors j'ai fredonné l'air
que tu avais chanté dans ce café, tandis que tu cessais d'exister, sans
l'ombre d'une peur au fond des yeux. Sandoval entra et découvrit ton corps
inerte reposant contre ma poitrine, et moi,caressant les longs cheveux auburn
de ton visage aux yeux toujours ouverts.
Sandovala
baissa tes paupières à la peau presque transparente.
Mes
idées sont floues après ça. Je me souviens de la déception des Taelons, du mot
"résistante", qui revint plusieurs fois. Je me souviens qu'il y eut une vague
de tristesse à l'ambassade. Mais dès demain tout sera à nouveau comme avant.
Ils auront déjà oublié.
Je
ne veux pas oublier. Je ne PEUX pas. Une part de toi est gravée à tout jamais
sur mon âme desséchée des larmes que je n'ai pas encore eu le temps de verser.
Ton
esprit torturer ne bénéficia jamais d'un instant de répit. Tu étais prise dans
le tragique dilemme de devoir lutter contre une espèce qui faisait partie de
toi. Je connais ce problème. Nous aurions pu nous entraider… Tu avais promis
de me parler de la culture irlandaise. J'aurais pu agir si tu m'avais
seulement parlé un peu de toi… Si j'avais pu disperser la brume de mystère qui
t'entourait, si j'avais su que nous étions du même côté, je t'aurais suivie
aux confins de l'univers…
Quel gâchis !
Le savoir créé des
hommes libres, dit-on. J'espère que la mort, en m'ôtant le privilège de
partager tes rêves, t'a rendu ta liberté. Quoiqu'il arrive, tu seras toujours
en sécurité dans mon cœur…
Que
me reste-t'il, maintenant, sinon un immense désespoir que me rappelle
inéluctablement ce pincement de détresse et d'angoisse à l'estomac ?
L'alcool, peut-être ? Ou bien les larmes qui coulent maintenant à
flots sur mesjoues ?
Je
pleure comme un enfant, je sanglote, mais il n'y a personne qui me console. Je
suis seul, comme toujours, désespérément seul. Seul avec l'image de ton regard
derrière mes paupières closent…
**
- - - - -
Lily
sort de l'ambassade. Elle erre sans but précis sous les lumières blafardes des
lampadaires qui longent les trottoirs de la ville endormie.
**
Qui était donc cette femme implantée
par les Taelons au bout de trois jours seulement?
Elle m'a
sauvé la vie et je n'ai jamais prêté attention à la sienne. Je n'ai jamais eu
de vraie conversation avec elle.
Était-elle
résistance ou pro-Taelons ?
Elle
choisit le suicide plutôt que l'altération de ses pensées. Boone l'aurait
appréciée… Vivre libre ou mourir… Liam ne voulut rien me dire, il était
terriblement choqué par les évènements. J'avoue que je le suis un peu
également. Je ne la connaissais pas, mais dans mon âme, une force inconnue me
poussait à lui faire confiance, une voix me soufflait de l'écouter, alors je
ne pouvais que l'estimer…
Elle
devait avoir tellement souffert durant sa brève existence. Il lui manqua la
paix, et l'occasion de vivre pleinement… Enfin, c'est ce que j'ai réussi à
lire dans ses yeux pénétrants, dans ce regard qui mettait mal à l'aise. Quand
elle me fixa, dans l'entrepôt à Longford, j'eus l'impression qu'elle pris
possession de chacune des cellules de mon corps, et sondait mon esprit
désorienté.
À
cause de Peshâlvâ, trop de choses reposèrent sur les frêles épaules d'une
femme qui désirait seulement qu'on laisse les humains profiter librement de
leur vie.
La
résistance des USA n'eut même pas le temps de s'organiser pour la contacter.
Nous n'aurions pas pu empêcher ce qui est arrivé, mais nous aurions pu
repousser l'inévitable échéance…
Quel gâchis !
Après tout,
c'est peut-être mieux ainsi… Elle est libre maintenant…
**
- - - - -
Da'an
contemple la ville illuminée à travers la vitre virtuelle de l'ambassade.
** La vie humaine est
injuste. Il faut neuf mois aux terriens pour donner la vie et une seconde
uniquement suffit pour la reprendre.
Cette
femme, (au nom aux consonances plus Taelons qu'irlandaises), a emporté dans sa
tombe le secret des travaux de Ma'el. Elle n'eut pas l'occasion de communiquer
ces informations perdues à jamais à un être en qui elle avait confiance.
Sa
perte est un grand dommage pour l'espèce qu'elle aima à en mourir pour savoir
ce que lui faisait l'autre espèce, avec laquelle elle collabora et se
condamna.
J'admire
ce courage que seul un humain peut avoir. J'admire cette action que nous les
Taelons nous trouvons inutile et futile, car nous sommes une communauté, la
perte de l'un des nôtres ne représente rien. Et notre propre mort nous sépare
de cette facilité rassurante qu'est la communauté. J'ai fait un jour
l'expérience du néant, je peux donc me permettre d'en parler.
Mais
les humains sont mortifiés de chagrin quand un être cher s'en va. Ils pleurent
le vide laissé par cette disparition, alors qu'ils n'ont aucun attachement
psychique. Juste ce qu'ils appèlent "l'affection". Je crois que je ressens de
plus en plus cette notion vis à vis des humains.
Ils
pensent dans certains cas leur destruction utile et puissent t'ils trouver la
paix intérieur une fois cet acte solitaire exécuté. Puisse Jil'han être
libérée de toutes les entraves du CVI. Pour que son dernier agissement ne soit
pas vain. Pour qu'elle soit libre et sereine…
Son
arrivée il y a trois jours à l'ambassade provoqua une impressionnante
effervescence. Peshâlvâ a le pouvoir d'attirer la sympathie des autres.
Peshâlvâ hypnotise presque les gens qu'elle fixe un peu trop longtemps au fond
des yeux… Je crois que je me suis laissé envoûter comme un jeune Taelon trop
naïf…
Mais
moi,j'ai vu la souffrance derrière les grands yeux verts. Et j' l'ai faite
implanter. Je me suis horriblement trompé sur cette femme. Moi seul.
Pas la communauté. Quelle angoissante impression de délaissement !
Je
n'envie pas la solitude des humains.
Je
n'envie pas la cruauté permanente de leur existence éphémère.
J'envie
la liberté que nous sommes en train de leur volée…
**
- - - - -
A
l'ambassade Taelon d'Amérique du Nord:
-Vous
constatez, agent Sandoval, cette incompétence et cette stupidité typiquement
humaine. Il en résulte une perte de temps, de matériel et une potentielle mise
en péril de la communauté par une femme qui n'était autre qu'un des piliers du
groupe de résistants Solstice… Quel gâchis !
Sandoval s'en va fouiller
dans l'ordinateur de Jil'han et tombe sur le commencement du rapport sur les
travaux de Ma'el que la jeune femme oublia d'effacer. Il les consulte.
Il tape quelque chose sur le clavier.
La voix mécanique de
l'ordinateur lui confirme:
"Données
intégralement supprimées."...…
FIN
Prenez quelques instants pour lire le poème qui suit ! (il ne vient
pas de moi, mais mon emprunt n'a pas du tout un but lucratif…) Il illustre le
moment de la vignette où Liam dit qu'il est toujours seul…et à la fin, quand
Da'an commence à ressentir la solitude…
La nuit de décembre
Alfred de Musset (extrait)
Comme j'allais avoir quinze ans, Je marchais un jour à pas lents,
Dans un bois, sur une bruyère, Au pied d'un arbre vint s'asseoir
Un jeune homme vêtu de noir, Qui me ressemblait comme un frère.
Je lui demandai mon chemin; Il tenait un luth d'une main, De
l'autre un bouquet d'églantine. Il me fit un salut ami, Et, se
tournant à demi, Me montra du doigt la colline.
A l'âge où l'on
croit à l'amour, J'étais seul dans ma chambre un jour, Pleurant ma
première misère. Au coin de mon feu vint s'asseoir Un étranger vêtu de
noir, Qui me ressemblait comme un frère.
Il était morne et
soucieux; D'une main il montrait les cieux, Et de l'autre il tenait un
glaive. De ma peine il semblait souffrir, Mais il ne poussa qu'un
soupir Et s'évanouit comme un rêve.
A l'âge où l'on est libertin,
Pour boire un toast en un festin, Un jour je soulevai mon verre.
En face de moi vint s'asseoir Un convive vêtu de noir, Qui me
ressemblait comme un frère.
Il secouait sous son manteau Un
haillon de pourpre en lambeau. Sur sa tête un myrte stérile. Son bras
maigre cherchait le mien, Et mon verre, en touchant le sien, Se brisa
dans ma main débile.
Un an après, il était nuit, J'étais à genoux
près du lit Où venait de mourir mon père. Au chevet du lit vint
s'asseoir Un orphelin vêtu de noir, Qui me ressemblait comme un frère.
Ses yeux étaient noyés de pleurs; Comme les anges de douleurs,
Il était couronné d'épines; Son luth à terre était gisant, Sa
pourpre de couleur de sang, Et son glaive dans sa poitrine.
Je
m'en suis si bien souvenu, Que je l'ai toujours reconnu A tous les
instants de ma vie. C'est une étrange vision, Et cependant, ange ou
démon, J'ai vu partout cette ombre amie.
-Qui donc es-tu, visiteur
solitaire, Hôte assidu de mes douleurs ?
-Ami, notre père est le
tien. Je ne suis ni l'ange gardien, Ni le mauvais destin des hommes.
Ceux que j'aime, je ne sais pas De quel côté s'en vont leurs pas
Sur ce peu de fange où nous sommes.
Je ne suis ni Dieu ni Démon,
Et tu m'as nommé par mon nom Quand tu m'as appelé ton frère; Où tu
vas j'y serai toujours, Jusqu'au dernier de tes jours, Où j'irai
m'asseoir sur ta pierre.
Le ciel m'a confié ton cœur. Quand tu
seras dans la douleur, Viens à moi sans inquiétude. Je te suivrai sur
le chemin; Mais je ne puis toucher ta main, Ami, je suis la
Solitude....
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