Enrique Iglesias Osuna a écrit :
Salut a tous, bon, on va suivre la ligne tracee...
Enrique, 41ans, informaticien/programeur/instalateur/formateur/homme a tout
faire/touche a tout, dans une franchiseuse de salons de haute-coifure. Ex de Lyon (corbas et decine) je suis instale a barcelone en espagne depuis 17
ans...
Je suis modeliste depuis que papa, modeliste, lui a mi un bout de bois dans les
mains, il y a au moin 35 ans,j'ai eu la chance de connaitre des monstres du
bateau/avions et voiture RC, de pratiquer ces diciplines quand j'etudiais (peu
dailleur), actuelement je bricole peu, suite a l'investissement de mon temps
dans la reforme de mon appartement, ou je fait ou refait tout, de tout. Je suis celibataire, vivant dans le pecher avec Cristina , mais en chemin de
nous marier l'annee prochaine. (Pour les invitations, j'en reparlerais....!!!)
Et ben voila, c'est comme les CV, en plus simple!
A+

Bon, à mon tour, si ça peut être utile...,

Vieux, retraité, papy et presque HS, je ne peux parler que du passé, de toutes façon l'avenir n'à jamais été sûr pour moi, moins que la météo... Je ne m'en vante pas, ce n'est qu'un vécu que je ne regrette pas non plus et dont je voudrais , si vous le voulez, vous faire profiter...

Enfant, plutôt turbulent, fauché, voyou presque (enfin c'est ce qu'on disait), à Nice d'abord, école buissonière etc., puis à Lyon (en pension chez les dominicains à Oullins pour me calmer) je passais mon temps à dessiner des avions (comme certains des couverts...), à en construire tant bien que mal, bref je vivais déjà dans le rêve (on n'en fera jamais rien).

C'est là que mon histoire peut vous apporter quelque chose car ma vie entière est bâtie sur ça !

Etudes, examens, ratés, la route était loin d'être tracée, parisien alors j'échouais au BAC pour la troisième fois, me fachais avec mon père, petits boulots pour Biot, je partais au service militaire, muté loin de chez moi..., à Menton, l'aviation sans avions, les radars !

C'est là que tout commence, 16 mois peinard, dessinateur de la base, personna très gratta, je crée un club de modèles réduits pour les soldats (certains m'écrivent encore), l'armée finance grassement, démonstrations le jeudi aux enfants des écoles, des perms plus que je ne peux en utiliser, des vacances quoi ! j'ai failli rempiller !

Après, libéré en mai 68, Bardou, galères et petit boulots (plagiste à Nice, dessinateur tout venant), Briot qui se souvient de moi à besoin d'un homme à tout faire, vendeur- préparateur de jour, rédacteur de Modèle Mag (bénévolement) la nuit et le weekend, pour 900 F/mois. Le modèlisme me donne un coup de pouce de plus, je créé quelques avions dont le Baron qui me rapporte alors 5000 F, le Pérou quoi, évidemment plus de 20 000 ont été vendus mais à l'époque, personne ne l'aurait imaginé et surtout pas moi !

Ras le bol, j'etais jeune, Euro Modélisme, Radio Pilote (comme cableur et ma 2 eme radio commande), des petits boulot encore, Bergèse prend ma suite, puis Leuillot, je trouve enfin un boulot stable, magasinier chez Pygmy Radio, puis chef du magasin, acheteur, chef du service achats, enfin, directeur technique avec jusqu'à 1000 employés (nous avions alors racheté la Sonormel à Caen, devenue Blaupunkt, Leduc se souvient du jeune homme qui venait achetait à sa boutique son premier hélico Bell Jet Ranger sans gyro...)

Comment, me direz vous ?
Grâce essentiellement au modèle réduit, qui en me privant d'une culture livresque et scolaire, l'a remplacé par un savoir faire débrouillard, éclectique, pragmatique et efficace, je le constate, c'est tout. Beaucoup d'efforts vain, mais la récompense venait d'ailleurs, inattendue.

Faillitte, chommage en 76, je créé mon entreprise, sans le sous, aux frais de l'ANPE (c'est pas beau), une SA, gonflé, j'emprunte les 100 KF du départ (un banquier me laisse 2 mois), avec trois employés de Pygmy, mais eux ne se mouillent pas.

EDI France, Pendules électroniques (la première en France), montres électroniques de voitures, compte tours, allumages électroniques (j'équipe la flotte des PTT, Renault, Peugeot, sous traitant pour Geiger, Véglia, Magnetti Marelli...), alarmes, bref, quinze ans plus tard le canard était toujours vivant et j'avais deux sites de fabrications, Paris 32 personnes et Faulquemont en Lorraine 49, grâce encore au modèle réduit car mes idées, mes maquettes (je n'ai jamais pu en payer une), venaient de là et d'un certain savoir faire acquis sur le tas.

91, Magnetti Marelli me plante, dépot de bilan, 23 000 000 de passif, des cautions, je perds tout (comme dit Pierre Dac, " celui qui est parti de rien pour arriver à pas grand chose, n'a de merci à dire à personne"), travail pour GTM, employé cette fois, j'organise de ateliers dans les prisons privées du midi (électronique, montage, mêmes des maquettes de voitures etc.) jusqu'à mon accident en 99.

Il me reste, la famille, les amis et encore le modèle réduit qui m'aide plus que jamais... Voila un vécu qui ne vaut plus que par ce qu'il en reste et c'est, après la famille, le modèle réduit qui domine.

Je n'en suis pas fier, c'était ma route, je vous laisse la place, mais je suis sûr que cette passion peut vous apporter beaucoup plus qu'un RTF quelconque !

@+ CC 78
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