Salut,

J'ai l'impression que c'est un peu tout et n'importe quoi. Par exemple, je n'ai pas connaissance que le magnésium "qui a brûlé" soit un métal particulièrement dangereux.Quant au carbone, l'avion en composite contient des stratifiés en fibre de carbone (des tissus prepreg) et je ne comprend pas trop d'où proviendraient des "microparticules de carbone" dont je ne comprend pas non plus la différence avec le noir de fumée qui accompagne presque toute combustion. Eventuellement ce sont les résines époxy, polyimide etc.des stratifiés qui sont toxiques.

Et puis, les avions de ligne contiennent de plus en plus de composites similaires (comme les derniers Boeing qui s'enorgueillissent de ça). Va-t-on les interdire ?

Et puis, interdisons les feux dans les cheminées, la combustion incomplète des bûches vous fait inhaler des microparticules de carbone, c'est dangereux !

Décidément les microparticules sont à la mode en ce moment, c'est si petit et invisible qu'on en voit partout ! ;-)

Guy R.
PS: des "micromolécules de carbone" c'est nouveau, ça vient de sortir. Le carbone n'est pas une molécule. Et dans les composés du carbone (ou d'autre chose), toute molécule a une taille définie, ni micro ni rien d'autre. Je vous rappelle ma définition du journalisme "généraliste" : c'est l'art de transmettre à des gens qui n'y connaissent rien des notions qu'on ne comprend pas. Ca semble très bien s'appliquer ici. PPS: Les gendarmes dénoncent "un manque de transparence". Ils devraient savoir que le carbone, c'est noir et opaque :-D


At 21:01 12/12/2007, you wrote:
Suite au crash du rafale :

Des micromolécules de carbone en suspension

Question sécurité, le sous-préfet se veut rassurant : le Rafale ne contenait ni armes, ni plomb, ni mercure ; le magnésium aurait été brûlé lors de l'impact avec le sol. «Reste un petit souci, reconnaît Benoît Delage. Des micromolécules de carbone été projetées en l'air après l'accident et sont restées en suspension quelques heures. Elles ont été inhalées par les secouristes sur place». Ces particules seraient sans effet clinique, assure le sous-préfet. Le procureur de Tulle a toutefois été saisi et la centaine de personnes présentes sur le lieu du crash jusqu'au lendemain midi, sous-préfet compris, seront suivies médicalement. Quant au ministre de la Défense, Hervé Morin, présent à Neuvic vendredi, le sous-préfet avoue qu'une «préoccupation» existe.

Préoccupation aussi pour des gendarmes

Cités dans le quotidien «La Montagne», les gendarmes dénoncent un «manque de transparence». Selon l'un d'entre eux, des symptômes comme «la gorge qui gratte, les yeux qui piquent, des conjonctivites» se seraient déjà fait sentir parmi ceux qui se sont approchés de la zone d'impact. «Les particules fines composées de carbone développent un large spectre de risques sanitaires : augmentation de l'asthme, problèmes oculaires, maux de têtes, baisse de la fertilité, problèmes de peau, bronchiolites, fatigues.», explique à 20minutes.fr le docteur Jean-Michel Calut, porte-parole de la coordination nationale médicale santé-environnement. «Mais ceci en cas d'exposition régulière et prolongée», tempère-t-il.

Un matériau «pas cancérigène»

Chez Dassault, on précise que la fibre de carbone «n'est pas reconnue comme cancérigène». Ce qui n'empêche pas que la procédure à suivre pour intervenir sur des «éléments composites endommagés du Rafale» est très stricte pour «se protéger de la poussière» et des «vapeurs toxiques émanant des résines». Une procédure que n'ont pas suivie les autorités.

«Les gendarmes ont respecté les procédures à suivre en cas de chute d'un aéronef», raconte Benoît Delage. «Mais celles-ci s'appliquent mal au cas du Rafale qui n'est pas métallique», regrette-t-il. Mais se défend : «que voulez-vous? J'aurais dû demander aux secours de ne pas intervenir sous prétexte que je n'ai pas ma fiche de procédure adéquate?».

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