L'accord entre Renault-Nissan, le gouvernement de Jérusalem et la petite
start-up Project Better Place, visant à

fournir des voitures 100 % électriques Renault à Israël à partir de 2011,
n'est qu'un simple point de départ aux

yeux du groupe franco-japonais. *« Avec le véhicule électrique, nous avons
fait un choix industriel, un choix

relevant de la stratégie d'entreprise », *soulignait hier Carlos Ghosn, PDG
de Renault et de Nissan, devant

quelques journalistes. Les deux constructeurs alliés dépensent actuellement
plus d'un milliard d'euros en

recherche sur les technologies avancées : *« Sur ce total, l'électrique est
actuellement prioritaire », *ajoute le

PDG. Les hybrides ou piles à combustibles ne sont pas oubliés, mais jugés
moins importants dans l'immédiat.

Au-delà de la voiture dérivée d'un modèle à essence qui sera fournie pendant
neuf ans à Israël, Renault et

Nissan visent une *« commercialisation de masse en 2012 » *dans d'autres
régions du monde, avec deux

véhicules spécialement conçus pour fonctionner en mode électrique. Le modèle
Renault sera assemblé en

Europe, et la version Nissan en Asie, selon Carlos Ghosn. Le coeur de cible
est le marché des modèles

urbains, soit 15 % des ventes de voitures mondiales, ou 10 millions d'unités
par an.

Décision notable, le tandem franco-japonais a décidé d'attaquer le marché en
autarcie, sans l'aide de tiers

comme SVE (Dassault) ou Bolloré. *« Nous allons devenir des producteurs de
batteries », *annonce Carlos

Ghosn, qui donne sa pr éférence à la technologie lithium-ion. Nissan
amorcera la pompe avec quelques

centaines de voitures électriques proposées à la Californie, mais sans
Project Better Place, son partenaire en

Israël.


-- 
François ROBERT

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