Selon Artur Pydo le 31/01/08 11:08:

> Je cherche à comprendre comment se fait le déploiement du FTTH point à
> point comme le fait Free par exemple.

A peu de choses près, tout pareil que pour le cuivre en zone dense (c'est
juste que à capacité égale, un câble optique - y compris en archi point à
point - prend moins de place qu'un câble cuivre)

C'est à dire distribution directe : quelques gros câbles sortent du noeud de
raccordement, puis très vite (ie dans un périmètre de quelques centaines de
m) sont éclatés au fur et à mesure du cheminement et des besoins à
raccorder.

En zone moins dense, l'architecture des réseaux cuivre diffère légèrement,
avec deux segments : transport (ie NRA => sous-repartition) puis
distribution (SR => point de concentration), et enfin branchement (PC =>
abonné).

> Au vu des reportages dans les NRO de Free on voit des câbles de 720
> brins de fibres partir du NRO vers les immeubles. Le nombre de ces
> câbles est assez limité

En même temps, 48 câbles, c'est près de 35 000 liaisons, soit la taille d'un
NRA cuivre de province représentatif. Au regard du contexte foncier sur
Paris, il n'est plus possible de bâtir des noeuds de raccordement tapant
dans les 100 000 accès (les plus gros monstres parisiens dépassent les 350
000 liaisons), sauf à réinstaurer au profit des opérateurs les prérogatives
de puissance publique dont bénéficiait feue l'Administration des postes et
télécommunications qui pouvait ainsi réquisitionner des parcelles entières
pour en faire de véritables cathédrales urbaines.

> et on peut difficilement imaginer qu'un câble de 720 brins ne dessert qu'un
> seul immeuble. Ce qui voudrait dire que le gros câble serait "éclaté" en
> plusieurs plus petits pour desservir tous les immeubles sur son passage.
> 
> Est-ce la bonne hypothèse ? Et si oui, comment procède-t-on pour
> "prélever" une partie des fibres dans un câble ?

Un câble (cuivre, optique...) est en fait composé de plusieurs modules (ou
torons...), pouvant eux-mêmes être décomposés en sous-modules.

Et les points d'extractions se situent à intervalles réguliers sur les
câbles, pour pouvoir couper bien en aval et ainsi extraire en amont la
capacité dérivée sans avoir à effectuer de soudure ou en tout cas en
minimisant le recours autant que possible.

Cela se fait au moyen de boitiers / manchons de dérivation, et c'est
pourquoi c'est bien gentil l'accès au fourreaux existants, mais sans
possibilité de pouvoir loger dans les chambres les manchons nécessaires
(alors que l'opérateur historique y a recours pour ses propres besoins), ça
sert pas à grand chose au regard des échéances électorales à venir qui
gèlent de facto toute implantation de nouvelles chambres.



Alec, 
-- 



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