Je vais enlever la catégorie.

Je pense tenter une synthèse de vos propos pour éviter la même erreur à 
l'avenir.

Cordialement,
Pierre Treille

Le 06/02/2013 13:34:10, [email protected] a écrit :
> Bonjour. Très franchement je ne vois pas ce que viendrait faire
> l'internet dans
> une constitution, qui est la loi fondamentale d'un pays. Pourquoi pas
> alors le
> téléphone, qui existe  depuis bien longtemps?. Il n'existe pas plus 
> de
> "droit" à
> l'internet que de droit au téléphone (y compris mobile): ce qui est
> souhaitable
> n'est pas nécessairement un droit constitutionnel. Bien sûr 
> l'internet
> bénéficie
> des dispositions générales sur la liberté d'expression, dans le cadre
> de la loi
> (on ne peut davantage violer les lois non spécifiques à l'internet
> -diffamation,
> injures, menaces, respect de la propriété intellectuelle, secret
> commercial,
> escroquerie, etc.) et sur le secret de la correspondance (bien moins
> protégé que
> celui de la correspondance épistolaire par voie de poste, ce qui est 
> à
> mon sens
> une anomalie).
> 
> Je ne vois aucune nécessité de remanier profondément la législation 
> de
> la
> protection intellectuelle: le droit de propriété intellectuelle est
> absolument
> indépendant du medium et ne saurait être davantage limité -ou étendu-
> lorsque
> l'internet est le medium. Seules doivent être envisagées des
> dispositions
> techniques propres à faire respecter ces droits et à contrôler qu'ils
> soient
> respectés, sans que cela porte atteinte aux droits des
> consommateurs-citoyens,
> notamment en matière de respect de la vie privée. Bien évidemment les
> montants
> de licence de ces droits doivent être adaptés au medium et à son
> usage, mais
> cela ne relève pas du droit général mais de celui des contrats: la 
> loi
> ne
> saurait fixer ces montants qui sont contractuels. Bien évidemment le
> droit de la
> concurrence, notamment tel qu'il découle du droit et de la
> jurisprudence  de
> l'UE, est applicable: les droits d'auteur représentent un monopole
> temporaire
> dont one doit pas faire abus (par exemple par des droits exorbitants,
> et les
> ½uvres ne sont protégées que pour une durée limitée dans le temps qui
> devrait
> être davantage harmonisée au niveau européen.
> 
> Bien évidemment comme l'ont souligné plusieurs intervenants 
> l'internet
> est
> transnational -ce qui pose des problèmes lorsque une juridiction
> nationale veut
> contraindre une société étrangère à faire respecter mondialement sa
> propre
> conception de la liberté d'expression -par exemple la répression des
> propos
> antisémites ou autres propos racistes sur Twitter, ce qui s'oppose à
> la
> conception américaine de la liberté d'expression résultant du 1er
> amendement à
> la constitution des Etats-Unis d'Amérique, bien résumée par  l'un des
> plus
> fameux "Associate Justices" de la Cour suprême américaine, Oliver
> Wendell Holmes
> Jr: "Freedom of the speech is freedom of the speech you loathe". 
> Cette
> question
> est particulièrement épineuse. Ceci ne doit toutefois pas conduire à
> une
> régulation internationale, inter-gouvernementale de l'internet, comme
> cela a été
> tenté il y a quelques années à Tunis et plus récemment à la 
> conférence
> WCIT de
> l'UIT à Dubai: sa régulation par une agence de l'ONU ne saurait avoir
> pour
> résultat qu'une restriction à la liberté d'expression sur l'internet,
> car telle
> est la volonté d'une majorité des gouvernements des Etats membres de
> l'ONU.
> 
> GRM
> 
> ____
> La constitution est un document qui specifie le contexte legal d'un
> etat.
> Internet est par definition 1) privé 2) transnational.
> 
> Donc avant d'integrer effectivement des discussions sur Internet dans
> une
> constitution, il serait utile de cadrer la portee de ce document et
> son champ
> d'application.
> 
> Nouvelle constitution francaise ? Europeenne ? Un nouvel etat de geek
> ?
> Champ d'application : toutes les entreprises privees et publiques
> operant sur le
> territoire correspondant ? A capitaux majoritaires sur ce 
> territoire ?
> Etc.
> 
> Apres, je rejoins Radu : Internet est un cas particulier de
> discussions plus
> globales (media, culture, industrie, amenagement du territoire, acces
> a
> l'information, propriete intellectuelle etc.) et les regles proposees
> doivent
> decouler des principes plus generaux.
> 
> A la limite Internet est trop particulier pour apparaitre dans une
> constitution.
> C'est le boulot des textes de lois que de cadrer des cas particuliers
> en
> conformite avec les principes de la constitution.
> 
> G.
> Le 6 févr. 2013 10:02, "La Constitution" <[email protected]> a
> écrit :
> 
> > Je pense aussi que face à un tel outil les sociétés vont s'adaptées
> > et/ ou légiférer. Ça a d'ailleurs déjà commencé (et je me demande
> > aussi qui sera consulté).
> >
> > L'idée est justement de réfléchir au niveau "principes". Beaucoup 
> de
> > gens y pensent depuis longtemps et au premier plan les pros.
> > Personnellement je n'ai ni les connaissances, ni la culture pour
> > soulever les bonnes questions. Or le sujet en englobe d'autres qui
> eux
> > me concernent: liberté d'expression, données sur les personnes....
> >
> > C'est pour cela que je propose une plate-forme nommée Constitution.
> > Plus sûrement parce-que le mot incite à discuter à ce niveau là et 
> à
> > chercher à (se) comprendre.
> >
> > Voila l'idée.
> >
> > En tout cas vos remarques sont vraiment intéressantes. N'hésitez 
> pas
> à
> > prendre possession d'un bout de forum pour en discuter. Le site
> > restera là au moins un an.
> >
> > Cordialement,
> > Pierre Treille
> >
> >
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> > Liste de diffusion du FRnOG
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