Salut,
Tu as trois solutions qui vont dépendre de ton budget et de tes
compétences en interne :
1) Soit tu vas voir des mecs comme Arbor, Fortiner, ou autre fournisseur
de firewall qui ont des gammes spécifiques pour gérer les attaques a
forte amplitude comme les amplifications. Le point négatif, c'est que
c'est très élevé en terme de prix, à l'achat, et en support. C'est une
approche qui plait souvent aux DSI même si elle coute cher, tu renvoit
la responsabilité à l'éditeur de la solution qui doit se démerder (si tu
prend le support qui va bien).
2) Soit tu développe une solution interne basée sur des cluster réseaux
avec beaucoup de CPU, de RAM et de ports SFP+ 10G. Tu met des solutions
logicielles dessus (par exemple, Wanguard, entre plein d'autres), et tu
configure le bouzin (c'est le plus lourd à faire). Ensuite, une session
BGP avec tous tes routeurs de bordure pour amener les attaques à lui
quand elles sont détectés (via un serveur qui analyse le sflow de tes
routeurs, qui doit avoir sa propre licence Wanguard sensor).
L'application a un mode apprentissage, et une complexité de règles assez
étendu puisque la solution est basée sur iptables en partie. Ca fait
aussi le taf de supervision. L'aspect négatif, c'est que c'est lourd a
déployer en ressources internes. Le positif c'est qu'à long terme, les
licences sont beaucoup moins cher que les solutions full hardware, et ça
fait aussi bien le taf quand c'est bien configuré.
3) Tu demande à tes transitaire de te protéger en amont, ce sont des
solutions souvent pertinentes en terme de cout, mais tu as moins la
maitrise du trafic et des réglages fin qui sont parfois necessaire pour
stopper efficacement une attaque.
Sans oublier bien sur qu'il faut avoir un plan global d'augmentation de
la capacité d'entrée dans l'AS, donc multiplier les ports 10G (ou plus)
vers tes transitaires et points de peering. Si l'attaque n'est pas
capable de passer, ça sert à rien d'aller la filtrer plus loin dans le
réseau. Le mieux étant d'avoir une infra à chaque routeur de bordure
(protégeant ainsi le LAN quelqu'il soit derrière).
Cumulé a quelques règles ACL de type rate-limit en bordure du réseau, ça
permet de faire un truc qui tient la route et qui répond a 95 % des besoins.
Pour exemple, OVH. Leur stratégie est simple :
1) Un max d'interconnexion (ils sont à 1.5 Tb/s je crois vers internet ?)
2) Une infra interne soit soft, soit hard qui peut traiter tout le
volume (prévoir de manière intelligente le nombre de ports 10G/b et
avoir la capacité de transporter ce flux de la bordure de l'AS à cette
infra).
3) Renvoyer le trafic nettoyé au routeur de salle (OSPF de mémoire) pour
réinjecter le trafic vers le serveur proprement.
Leur solution est basée sur 3 systèmes différents : Arbor, Tilera et
scripts internes. Les 3 cumulés ont une bonne efficacité avec un mixte
de solutions cher et de solutions plus accessibles.
Jérémy
Le 24/11/2016 à 00:38, Gabriel dacko a écrit :
Bonsoir Chers tous ,
Du fait des récentes attaques sur Dyn , OVH , Krebs , Liberia etc. Dans
certaines entreprises , l'heure est a la ré-evaluation des solutions
et plans mis en place pour mitiger les attaques DDoS. C'est notre cas en
tout cas .
J'aimerai avoir votre retour d’expérience sur les solutions existantes ou
plan réponse qui font leurs preuves.
Merci d'avance de vos retours/
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