Salut Jérôme,

Globalement en phase, comme toi je trouve important de donner du sens à
tout ca
Quelques réactions ci-dessous

Le dim. 7 oct. 2018 à 13:29, Jérôme Nicolle <jer...@ceriz.fr> a écrit :

> Quinze ans plus tard, on a les Fake News, les atteintes aux
> "démocraties", l'attaque industrialisée de la vie privée des
> utilisateurs, la dominance de services centralisés, et une facture
> environnementale colossale.
>

Qui restent autant d'artefacts faisant du partie du paysage.
On a aussi de formidables outils pour mieux collaborer, rapprocher les
gens, accélérer la recherche scientifique et sa diffusion.
Ce qu'on est justement entrain de faire tient :)


> L'industrie des travaux publics est la source de donnée la plus
> inaccessible. Un de ces industriels a cependant publié une évaluation du
> coût de fabrication des matériaux utilisés dans le secteur routier, à
> entre 40 et 130 KeqCO2/tonne (COLAS, 2003). En y ajoutant l'excavation,
> le transport des matériaux et la main d’œuvre, un km de botte de
> fourreaux coûte environ 65k€ à construire (hors étude et entretient) et
> libère 200 TepCO2.
>

Qu’inclus-tu dans "botte de fourreaux"? Du PE, du PVC, enrobé ou non?
Sur chaussée recouverte, chemin en terre ?

Des devis que j'ai pu lire, on va être entre 30k€ et 150k€ du km, hors
études et entretient.
On ne challenge pas assez ces couts au quotidien et comme tu le pointes
tout ça se décide dans une opacité des plus complètes, et surtout sans
retour d'expérience des précédents.


> On a à peu près 350 000 km de fourreaux en France (Sénat, 2013) soit 120
> 000km de bottes, pour une valeur totale de 8Md€ et 24GTeqCO2 (8% des
> émissions annuelles). Ce chiffre est à prendre avec des pincettes :
> historiquement les techniques de construction étaient plus polluantes,
> et le coût total estimé du réseau (fourreaux + cuivre + bâtiments) est
> plutôt entre 50 et 60Md€.
>

Quels ont été les réseaux auscultés pour établir ce chiffre de 350 000 km?
L'alinéa 22 de l'article L32 du CPCE défini d'ailleurs un large cadre pour
les infrastructure d'accueil.
Il faut inclure les caniveaux du réseau ferré, y compris celui qui n'est
plus en exploitation, les conduites d'eau abandonnées (puisque non
acheminant de l'eau destinée à la consommation d'après l'article
ci-dessus), etc
Qualitativement je pense que c'est bien plus que 350 000km.


> Le dépassement des pics hydrocarbures et le réchauffement climatique ont
> énormément d'effets directs et indirects sur nos activités.
>

Ne serait-ce parce qu'ils menacent directement les infrastructures en place.
Bien penser qu'en ce moment on est en temps de paix et avec relativement
peu de crises majeures à gérer.
Les SI actuels ne sont pas pensés pour la gestion de crise.


> Sur l'infrastructure, l'augmentation des occurrences de phénomènes météo
> extrêmes va réduire significativement la durée de vie des
> infrastructures de boucle locale. Qu'on soit bien clairs : l'immersion
> d'un PMZ ou d'un BPE mal fermé, c'est 100% de pannes et un remplacement
> complet obligatoire.
>

Il n'y a pas que les boucles locales, le long haul est amplifié < 100km.
Peut-on vérifier que la redondance électrique est bonne sur ces sites
aujourd'hui? (Spoiler : non).

Et sur les dispositifs étanches, tout est plutôt bien prévu au départ.
C'est à l'exploitation que ça pêche, puisque si l'intervenant ne prend pas
le temps de restaurer l'étanchéité une fois son intervention terminée,
c'est comme si rien n'était fait.
Voir ici par ex:
https://twitter.com/DorianGaliana/status/1035192262760779776


> La somme des coûts énergétiques et environnementaux des infrastructures
> rendent évident que le modèle européen de concurrence par les
> infrastructures est d'une connerie sans nom. On gagnerait à être un des
> premiers pays à le remettre en cause pour les bonnes raisons.
>

+1 et travaux = fourreaux


François
@InfosReseaux

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