Le 13/09/2022 à 15:26, Toussaint OTTAVI a écrit :

Le 13/09/2022 à 15:11, David Ponzone a écrit :
C’est d’autant plus scandaleux que par rapport au budget de fonctionnement d’un réseau départemental de ce type, c’est pas un lambda 10G de plus vers Paris, ou mieux vers un autre département géré par le même exploitant, qui va changer grand chose.

C'est un problème que je connais bien, puisque je vis dans un endroit doublement isolé : un village paumé dans la montagne, sur une île. Et, en fait, je me rends compte que le problème est le même dans toutes les régions de France un tant soit peu éloignées de la Capitale.

Je vois au moins deux problèmes, qui sont des problèmes structurels de fond : - Les politiques qui ne comprennent rien à la technique (et/ou qui ne savent pas s'encadrer) : eux ne voient pas forcément la nécessité de mettre de la résilience dans le cahier ds charges. Peut-être qu'ils pensent que les opérateurs vont le faire automatiquement, ou gratuitement ? Ou peut-être qu'ils n'ont pas conscience que, comme tout élément technique, çà peut tomber en panne ? Il n'y a qu'un moyen pour qu'ils en prennent conscience : attendre que çà tombe en panne ! - Les opérateurs, qui ne pratiquent pas du tout le maillage régional, et, sans doute par commodité ou réduction des coûts, remontent tout le trafic sur Paris pour peerer là haut. Je l'ai déjà dit 100 fois, mais je peux le redire : quand je fais un VPN enter Ajaccio-Nord et Ajaccio-Sud, le trafic passe toujours par Paris, quels que soient les opérateurs (sauf un seul à ma connaissance) !

Mais ton VPN fonctionne. Probablement que la capacité de transport est moins chère que d'avoir une infra (et de quoi la maintenir) régionale.


Donc, à la base, Internetrnet a été conçu par des militaires pour être maillé et résilient, et l'Internet public qui est délivré aujourd'hui

Ce sont des gens techniques qui ont dessiné les protocoles.

partout en France, y compris sur des offres Entreprise, ne respecte absolument pas ce paradigme !

Malheureusement ce ne sont plus des gens techniques qui sont aux manettes de ces opérateurs mais des financiers. Est-ce que les financiers sont tenus de respecter ces règles ? Non. De plus les gens qui s'occupent de la boucle locale sont souvent des boîtes de BTP, est-ce qu'il y a un rapport de cause à effet ?

Dans les faits il n'y a pas beaucoup de gens qui possèdent des fourreaux traversant la France, il y a un peu plus d'opérateur qui opèrent des fibres dans ces fourreaux: - les opérateurs internationaux qui tirent les prix vers le bas, impossible pour un acteur sérieux de construire un maillage correct; - l'attribution des DSP n'est pas coordonnées (ça serait un sérieux biais dans les marchés publics !) et donc je pense qu'il n'y a pas d'interconnexion transverse entre les DSP;

Les objectifs de performance de ces DSP sont sans commune mesure celles du réseau RTC. L'époque où ces règles ont étés définies pour le RTC est différente de notre époque actuelle, les acteurs ne sont pas les mêmes (Etat versus privé, concurrence entre plusieurs acteurs, délais de retour sur investissement, valorisation des opérateurs, fusions/acquisitions ...).


Aujourd'hui que la guerre est aux portes de l'Europe, et que bientôt les McDo vont fermer par manque d'huile de friture, il serait peut-être temps de remettre sérieusement cette question sur la table des décideurs ! Ce n'est pas la première alerte...


Est-ce qu'il n'y aurait pas un parallèle entre les télécoms où la France était plutôt bonne (qualité, résilience, prix) et le nucléaire français: EDF a peut-être trop rogné sur la maintenance pour dépenser le moins de cash possible et donc la moitié des réacteurs aujourd'hui est à l'arrêt. EDF avait encore un "monopole" d'Etat, l'Europe impose la déréglementation d'EDF comme pour France Telecom en 1996, qu'est-ce que ça va devenir ?


Jérôme

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Jérôme Marteaux


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