Oui, cet article est intéressant dans sa mise en perspective, il est évident qu'il y a toujours eu des fuites. Sur la question des amendes, c'est assez drôle en fait car l'article ne montre qu'une seule chose : notre pays est un expert en recouvrement judiciaire. Par contre, si on met en perspective le nombre de fuites ou la responsabilité de l'entreprise les possédant pourrait clairement être engagée, la CNIL n'inflige finalement que très rarement une amende, ce qui laisse planer un lourd sentiment d'impunité.

Je pense notamment que le fait que le RGPD, transposé maintenant partout dans les législations nationales, obligeant les entreprises à signaler les fuites dès leur découverte, a poussé sur le devant de la scène la véracité de ces fuites. Le fait est que maintenant, on ne peut plus "légalement" cacher ça sous le tapis, et mécaniquement, ça amène beaucoup d'actualité puisqu'il y a des communiqués à chaque fois.

CEPENDANT,

Cela ne révèle finalement que la sécurité informatique et la gestion des données qu'elles soient sensible ou non est très complexe et qu'on se fera défoncer une base quoi qu'il arrive un jour ou l'autre.

Donc la vrai chose à faire, c'est de limiter la surface d'exposition. Pour le citoyen lambda, c'est désormais impossible en raison de la numérisation de l'économie et de l'administration. Mais pour les entreprises et ces administrations justement, la logique voudrait finalement de ne demander que le strict minimum, de tout chiffrer et surtout de tout détruire quand il n'y a plus besoin de la donnée.

Tout le contraire du projet de facturation électronique, bien qu'Européen et donc imposé à nous sans vrai débat national (qu'il soit technique ou éthique), vise une stratégie totalement contraire en augmentant la surface d'attaque par l'incroyable densité du jeu de donnée réclamée sur chaque mouvement financier (facture, relevé bancaire, moyen de paiement, ticket de caisse, TVA, etc...). C'est très exactement ce que je dénonce depuis des mois.

La question n'est donc pas "si" mais "quand" les données se retrouveront sur une place de marché. Et à ce moment là, qui empêchera une entité économique hostile à la France, ou à une entreprise spécifique, d'acheter ces données pour connaitre les clients, fournisseurs et flux financier de la cible ? En l'état actuel de la norme qui est mise en place, absolument AUCUN mécanisme n'existe pour se prémunir de cela. Et ça se passe évidemment dans un silence assourdissant alors qu'on est en pleine guerre stratégique, géo-politique, et surtout économique.

Jérémy




Le 05/03/2026 à 00:39, romain carme a écrit :
Bonjour à tous,

Un élément de réponse :

Je t'offre cet article Next qui devrait t'intéresser !
https://next.ink/221339/fuites-et-violations-de-donnees-les-chiffres-anxiogenes-et-les-autres/?gift=c4df911d-3b6b-45e2-a343-962c0d09c768

Romain Carme
+33 6 76 22 89 05

Le 5 mars 2026 00:22:27 GMT+01:00, Richard Klein via frnog <[email protected]> a 
écrit :
Bonsoir a tous,

La question que je me pose est de savoir si nous sommes une exception en
France de se prendre autant de leaks ou si au niveau de l’Europe c'est la
même chose ?

L'autre question est sommes nous vraiment plus mauvais que les autres sur
la cyber ou il y a du french bashing/hacking ?

Bonne nuit

Richard


Le mer. 4 mars 2026 à 22:46, David Ponzone via frnog <[email protected]> a
écrit :

https://christopheboutry.com/fuites-infos/#cegid-2026-02-24

David



Le 4 mars 2026 à 21:40, Jeremy via frnog <[email protected]> a écrit :

La source, c'est ce compte twitter : https://x.com/_SaxX_

Mais il y a tellement de données sur son fil que j'ai du mal à retrouver
le tweet dont il est question. En tout cas je l'ai vu passer, ça devait
être début février si j'ai bonne mémoire.
J'ai envoyé un message au mec pour savoir s'il se souvient de la date
exacte.
Jérémy

Le 04/03/2026 à 22:12, Jeremy via frnog a écrit :
C'est trop tard, CEGID, plateforme PA agréé par l'Etat s'est fait
poutrer il y a quelques jours, avec plus de 15k dossiers comptables
intégral qui ont étés dérobés (à minima).
En ce qui me concerne, les choses sont claires. En l'état du dispositif
tel qu'il est construit, nous assumons le fait que nous ne serons d'ores et
déjà pas en conformité avec le système de facturation électronique, et il
est hors de question d'avancer 1 € de développement interne sur ce projet
tant que l’État n'aura pas revu sa copie.
Je refuse catégoriquement de donner l'intégralité des données
financières, de paiement, de comtabilité et de facturation à des
intermédiaires qui ne peuvent apporter aucune garantie sur ces données de
par la non anonymisation de celles ci (dommage, le fait de tracer c'était
le concept de base du système).
On est déjà face à énormément de dumping technologique, fiscal et
social de part la concurrence étrangère (y compris au sein de l'Europe)
pour ne pas vouloir en plus leur donner l'intégralité de nos données
financières. Qui nous protègera contre une OPA à l'avenir si tout le monde
connait le modèle économique avant même de chercher la merde ?
On est nombreux à alerter les CCI et les instances patronales sur le
sujet, ils sont en train de monter au créneau.
Jérémy

Le 04/03/2026 à 17:21, F!nTcH via frnog a écrit :
Ils sont déjà PEPPOL depuis janvier, on "attend" juste que les
premières PA se fassent ouvrir chez eux et que l'on puisse avoir un aperçu
de l'ampleur des dégâts potentiels, même si évidemment je ne l'espère pas !


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