Bonjour,

Apparemment, et comme on dit, de "sources autoris�es", le projet de loi de 
transposition de la directive EUCD ne sera pas examin� le 22/23 mars. Ceci 
dit restons vigilant car cette date �tait effectivement envisag�. 

Un passage du projet de loi en juin est envisag� mais la date du 15 juillet 
est �galement avanc� ce qui ne serait pas �tonnant dans la mesure o� il est 
tellement plus simple de passer en force quand tout le monde est � la plage 
ou soigne sa gueule de bois du 14. C'est d'ailleurs ce qui avait �t� fait 
l'ann�e derni�re pour la r�forme de la loi Informatiques et Libert�s.

Concernant une d�claration d'urgence sur le texte (*), comme le souhaitait le 
ministre de la culture, c'est loin d'�tre impossible.

Autrement pour info, je suis auditionn� sur ce projet le 22 f�vrier par le 
rapporteur du S�nat.

A +

Christophe

Quelques infos sur la d�claration d'urgence trouv�e sur le site de l'assembl�e 
nationale (chercher "urgence d�clar�e") :

(*) 3. Le recours � une proc�dure de conciliation : la commission mixte 
paritaire

Apr�s les deux premi�res lectures, voire la premi�re _en cas d'urgence 
d�clar�e_, � d�faut d'un accord entre l'Assembl�e nationale et le S�nat, le 
Gouvernement peut convoquer une commission mixte paritaire, compos�e � 
�galit� de d�put�s et de s�nateurs, pour �tablir un texte de compromis.

Si ce texte est rejet� par l'une ou l'autre assembl�e ou bien si le d�saccord 
a persist� en commission mixte paritaire, le Gouvernement peut alors 
pr�cipiter l'issue de la navette en demandant � chaque assembl�e de proc�der 
� une nouvelle lecture du projet ou de la proposition de loi, avant de donner 
le dernier mot � l'Assembl�e nationale pour une lecture dite d�finitive du 
texte.

Lors de chaque lecture � l'Assembl�e nationale, le Gouvernement peut �galement 
engager sa responsabilit� sur tout ou partie du texte en discussion, qui est 
alors consid�r� comme adopt� � moins que l'Assembl�e ne censure le 
Gouvernement. Que la navette suive son cours normal ou soit acc�l�r�e par le 
Gouvernement, ce dernier tient de la Constitution le pouvoir de l'interrompre 
� tout moment en retirant le texte de l'ordre du jour des assembl�es. Une 
r�vision constitutionnelle de 1995 a cependant offert aux assembl�es la libre 
disposition d'une s�ance publique par mois, leur permettant de commencer 
l'examen d'une r�forme l�gislative sans l'accord n�cessaire du Gouvernement.

Et �galement :

La saisine du Conseil constitutionnel suspend de droit le d�lai de 
promulgation de la loi, en application de l'article 61, alin�a 4, de la 
Constitution. Le d�lai pour statuer est fix� par l'alin�a 3 du m�me article � 
un mois, ce d�lai pouvant �tre ramen� � huit jours _en cas d'urgence 
d�clar�e_ par le Gouvernement : il faut noter que _la d�claration d'urgence_ 
ici vis�e est distincte et ind�pendante de celle que pr�voit par ailleurs 
l'article 45 de la Constitution pour la phase parlementaire de la discussion 
l�gislative (_l'urgence d�clar�e_ devant le Parlement n'entra�ne pas 
automatiquement qu'il soit demand� au Conseil de statuer dans les huit 
jours).



_______________________________________________
Liste de discussion FSF France.
http://lists.gnu.org/mailman/listinfo/fsfe-france

Répondre à